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SCÈNE X

Les mêmes, excepté M. DUBREUIL, puis VALENTINE.

Le manant !

M. DE CERNY, qui est resté immobile, la tète haute, jusqu'à la sortie de M. Dubreuil, dit à Hélène avec une raillerie froide.

On avait, je conçois, besoin de ma présence.

HÉLÈNE

Ali ! monsieur!

(En ce moment Valentine paraît à la porte de l'appartement de madame Lépinet, pâle, défaite et dans la plus vive agitation.)

MADAME LEPINET, l'apercevant.

Valenline!

(Elle court à elle et la reçoit dans ses bras.)

Elle perd connaissance !

HÉLÈNE, courant à elle.

Ma fille !

(Elles la font asseoir à droite) MADAME LÉPINET.

Qu'as-tu donc, mon cœur?

VALENT1NE, d'une voix faible.

Tout est perdu !

J'étais la, j'entendais.

M. DE GERNY, avec colère.

Vous avez entendu ?

MADAME LÉPINET.

Vous en êtes fâché, mais moi j'en suis ravie.

VALENTINE, à M. de Cerny.

Pardonne!

HÉLÈNE, de même.

Il s'agissait du bonheur de sa vie.

M. DE CERNY

Vous l'excusez! C'est vous qui l'excusez, c'est vous! Mais quoi ! De tels succès vous paraissent si doux, Cela réjouit tant votre âme maternelle De m'avoir vu chez vous insulter devant elle ! Comme on viendra plus tard lui dire en triomphant : « C'est ton père qui fait ton malheur, mon enfant, C'est pour lui, pour sa vie et présente et passée Que des honnêtes gens tu te vois repoussée. » Mais non, madame, il faut de la justice ici, Il faut qu'en me jugeant elle vous juge aussi.

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