‹ Les famillesChapitre 63 sur 108 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

HÉLÈNE

Chez vous ! Qu'à mon amour, ma fille, on te ravisse Pour traîner ta pudeur dans l'opprobre et le vice!

M. DE CERNY

Madame !

HÉLÈNE

Quoi ! chez vous, monsieur? Osez- vous bien Proposer votre toit a la place du mien ? Et ne devez-vous point pour vous plus que pour elle Dérober a ses yeux la honte paternelle ! Mais je comprends enfin le choix d'un tel époux : 11 n'était qu'un Luzan pour la laisser chez vous. C'est un ami si franc, si délicat, si tendre, Qui fait pour ses amis plus qu'ils n'ont droit d'attendre, Qui dans tout avec eux veut être de moitié.... Vous ne connaissez point toute son amitié, Et je rends grâce au ciel, en ce moment d'épreuve, D'en avoir sous ma main fait tomber une preuve, Ce n'est qu'un mot d'écrit, vous en allez juger. — Ne croyez pas qu'ici je veuille me venger : Je vous tiens a présent au-dessous de ma haine. Mais je devais sauver ma fille. — Viens !

(Elle entre chez elle, emmenant Valentnic,} MADAME LÉPINET.

Hélène!

Une preuve! un écrit!

(A M. de Cerny )

Pardon, je" veux savoir.,,.

H faudra s'expliquer, rien n'est fait. Au revoir.

(Elle rentre chez sa fille. )

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