M. DE GERS Y
Plus bas.
Personne ne m'a vu, ne me trahissez pas.
Qu'est-ce donc ? Qu'avez vous pour trembler de la sorte ?
M. DE CERNY
Je n'osais plus franchir le seuil de cette porte. J'étais là, j'attendais, ce jeune homme est sorti...
CÉSAR
Et vous êtes entré, c'est le plus court parti. Maisqu'avez-vous, monsieur? Vous m'effrayez. De grâce, Qu'avez-vous?
M. DE CERNY
J'ai... Ma fille. ..Ilfautqueje l'embrasse.
CÉSAR
A cette heure ?
M. DE CERNY
Oui, je veux l'embrasser.
CÉSAR
Mais pourquoi?
M. DE CERNY
C'est qu'elle a des adieux à recevoir de moi. Peut-être pour toujours vais-je m'éloigner d'elle. CÉSAR.
Elle est chez sa grand'mère, attendez, je l'appelle. Mais calmez-vous d'abord. Vous qu'on voyait hier, Et même ce malin, si brillant et si fier,
Vuus narguant le souci, ne pouvant vous résoudre
M. DE CERNY
Ce malheur est tombé sur moi comme la foudre.
CÉSAR
Que s'est-il donc passé ?
Je suis, je suis perdu.
C'en est fait. Que j'étais aveugle ! J'aurais du