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SCÈNE IX

CÉSAR

Quelqu'un y peut entrer.

M. DE CERNY

Eh bien! dans le boudoir.

Hélène y peut venir.

Là.

CÉSAR

Mais on peut vous voir.

M. DE CERNY

J'ai fait bâtir exprès cette maison pour elle, J'ai voulu qu'elle fût et spacieuse et belle : Je ne prévoyais pas que j'y viendrais chercher Quelque jour vaiuement un coin pour m'y cacher.

Mais on va me chasser comme tanlôl sans doute, Et ce dernier espoir pour moi s'écroule! VALENTINE.

Écoute.

(Elle fait signe à César de s'éloigner, entraîne son père à l'écart, et d'une voix basse et tremblante :)

Rassure-toi. J'ai tort peut-êlre. C'est égal, Ce que je fais pour toi ne saurait être mal. Dans sa chambre maman n'est point encor rentrée, Nos deux chambres, tu sais, n'ont pas la même entrée, Et je puis te cacher dans la mienne. La nuit, Quand on n'entendra plus chez ma mère aucun bruit, Tu pourras, si tu veux, reposer à ton aise, Et moi je veillerai près de toi sur ma chaise, Priant Dieu dans mon cœur que tu puisses toujours Passer auprès de nous et tes nuits el les jours,

M DE CERNY, la pressant dans ses bras.

Ma fille! chère enfant! c'est donc loi qui relies Ce qu'avaient délié mes coupables folies. C'est moi qui le devais guider dans Ion chemin, C'est toi qui marches seule et qui me tends la main. Viens, puisque c'est ainsi que de moi lu te venges, Viens dormir, je verrai comment dorment les anges.

Monsieur, de quel côté dirigez-vous vos pas? Le conseil est-il bon? Dites.

VALENTINE, bas à M. de Cerny, en rougissant,

Ne lui dis pas.

M. DE CERNY

Venez demain, César. Tout va bien et j'espère ! L'enfant a mérité que Dieu pardonne au père.

VALENTINE

Viens, viens, j'entends marcher.

(Ils entrent dans la chambre de Valentine.) CÉSAR, qui est remonté vers la droite.

Madame de Cerny !

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