‹ Les famillesChapitre 98 sur 108 · SCÈNE VIL Les mêmes, M. DUBREUIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL Les mêmes, M. DUBREUIL

(M. Dubreuil est un peu pâle, très ému, pourtant maître de lui Il arrête M. de Cerny au moment où celui-ci va pour sortir.)

M. DUBREUIL

Demeurez un moment. Vous m'en voulez peut-être, Et je me suis hier un peu trop emporté.

M. DE CERNY

Vous n'avez dit, monsieur, rien que la vérité.

HÉLÈNE

Monsieur Dubreuil !

(Voyant que son mari reste, elle va pour se retirer.) M. DUBREUIL, la retenant.

Pardon. Demeurez l'un et l'autre, Car il me faut ici sa présence et la vôtre. Je crains que mes conseils n'aient pas été suivis: Parlez-moi franchement, avez- vous vu mon fils ?

(A M. de Cerny.)

A-l-il été chez vous ?

M. DE CERNY

Non.

M. DUBREUIL

Et chez vous, madame ?

Dites, ne craignez point de me frapper dans l'àme. J'entends votre silence.

Il est venu chez moi.

M. DUBREUIL

Il est venu chez vous, ah ! je sais trop pourquoi,

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