SCÈNE VIL Les mêmes, M. DUBREUIL
(M. Dubreuil est un peu pâle, très ému, pourtant maître de lui Il arrête M. de Cerny au moment où celui-ci va pour sortir.)
M. DUBREUIL
Demeurez un moment. Vous m'en voulez peut-être, Et je me suis hier un peu trop emporté.
M. DE CERNY
Vous n'avez dit, monsieur, rien que la vérité.
HÉLÈNE
Monsieur Dubreuil !
(Voyant que son mari reste, elle va pour se retirer.) M. DUBREUIL, la retenant.
Pardon. Demeurez l'un et l'autre, Car il me faut ici sa présence et la vôtre. Je crains que mes conseils n'aient pas été suivis: Parlez-moi franchement, avez- vous vu mon fils ?
(A M. de Cerny.)
A-l-il été chez vous ?
M. DE CERNY
Non.
M. DUBREUIL
Et chez vous, madame ?
Dites, ne craignez point de me frapper dans l'àme. J'entends votre silence.
Il est venu chez moi.
M. DUBREUIL
Il est venu chez vous, ah ! je sais trop pourquoi,