‹ Les fastes de la gloire (volume 2)Chapitre 6 sur 11 · UES FASTES · texte numérisé non relu

UES FASTES

dans les montagnes du Tyrol, près Kemptem. Plusieurs Autrichiens tombèrent sous ses coups ; mai$ lui-même subit le dernier sort des combats, —r Ménard (André). ( Voye% tom. 3 , pag. 24 ). — JuSltn ( GerTais ) ,. dragon au i^' régiment , né à Loudun. A l'affaire de M onthertbald, le lo yendémiaire an 8 , il se porta avec intré pidité contre les Russes, et enleva un ofBcier du milieu deleurs rangs. 11 périt quelques instans après^.en cueillant de nouveaux lauriers. — 2/^^er.(Jean) , caporal à la i5* de ligne , né à Poitiers. L'assaut de Ja& avait été pour lui l'occasion de brillans exploits. Celui de Saint-Jean-d'Acre ajouta à sa gloii^e. Il y perdit. la vie, entouré .d'an monceau d'ennemis qu'il avait abattus, le 19 floréal

an 7*

païenne (Haute-)*

Mérieux ( Armand-Noël ) , chasseur au i5* régiment , né à Saint-Jussien. Même action que Cheslard. ( Voyez Loiret, pag. 287). — CharUt (aîné) 5 Charlet (jeune), nés à Saint-Jussien ; /ZzcA^ (Jean), né à Danx^Sejant , tous trois grenadiers à la 49* de ligne. En novembre 1792, ces jeunes soldats s'élancàcent les premiers à l'assaut du fort Villate , à Namur firept des prodiges de valeur , et moururent glorieusement pour la patrie. — Dumoulin, grenadier à la 49* de ligne , hé à Jarause. Le 4 prairial an 4 , il pénétra le premier dans la place de Nassau, et poursuivit seul l'ennemi, afin de l'empêcher de rompre k pont établi sur la Lahn. Son audace ne fut pas sans succès 5 mais elle lui coûta la vie. — Saint - Franc (Jean), fusilierala 62'' de ligne, né ii Pouzot. Le 24 germinal an 8 , après avoir &it quatre prisonniers sur la montagne de la Victoire, près de. Oènes, il se porta de i^Quveau contre les Autrichiens, et périt aux premiers

rangs. — Chaumet (Michel-Dupuis), soldat à la 64* de ligne, né à Saint-Germain. Le 8 frimaire an 7 , dans un combat près de Terny (Etat Romain ) , il se porta vivement à la charge , et fut percé de deux coups de baïonnette. Ses blessures ne l'intimidèrent pas; il resta dans les rangs , et continua à donner des preuves d^une rare intrépidité 5 mais ses forces trahirent enfin son ardeur , et Chauthet tomba entre les mains des ennemis. Les lâches! ils outragèrent le courage malheureux! ils teignirent leurs poignards du sang d'un soldat désarmé.

Vosges.

Mèmbrée (Nicolas), soldat à la 100* de ligne, né à Dignon ville. Au passage du Rhin, 2 floréal an 4, il chargea le premier contre l'armée ennemie, s'empara seul d'un poste , tua trois hommes à coups de baïonnette , et périt en poursuivant le cours de ses expfbits. — : Antoine ( Jean-^Nicolas ) , fusilier à la 66* de ligne , né à Saussure* Arrivé depuis peu de jours à son corps en qualité de conscrit, il montra, à l'affaire d'Ossenbach, près Francfort, un courage bien rare; il s'élança, avec quelques-uns de ses camarades , sur une troupe de Mayençais, les chassa du poste où ils s'étaient rétranchés , et reçut une balle dans la ceinture. Il mburut, peu de jours après, le 25 messidor an 8 , des suites de cette blessure. — Dat^einne (Nicolas ), brigadier au iS'^ régiment de cavalerie , ne à Epinal. Le 3 floréal an 2 , il fit seul n^ettre bas les armes à quatorze Autrichiens; à la tête de dix hommes, il débusqua un coi*ps ennemi d'un poste très-avantageux ^ où , quoique exposé aux plus grands périls, il persista à vouloir se maintenir. Il y périt, criblé de coups de feu.— Ledoux ( Sigisbei't) , sergent-xnajor à la 3* de ligne^'né à Yaldu-

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zol. Dans le combat qui eut lieu, le 33 floréal an 8 ^wr les hauteurs de Gènes, Ledoux, après avoir animé pas sea discours le peloton qu'il commandait, voulut lui donner l'exemple du courage. Le premier il s'élança dans les i-etranchemens de l'ennemi. La mort l'y attendait au sentier de la gloire. — Dumeny (Joseph ), fusilier à la 17*

de ligne, né à H fut tué à la bataille de la Trebbia ,

le 1*' messidor an 7 , après avoir seul, pendant long* tèhips , tenu tète à un gros d'ennemis. — Leclaire ( Nicolas), fusiller à la 62* de ligne, né à Fraize. Ce fut dans les rangs ennemis , où il se précipita valeureusement , que son sang coula pour la patrie, le 8 prairial an 8. — F'alance (Laui^nl) , gi^enadier à la S7® de ligne, né à Damas. A l'assaut de Fîissen-, 23 messidor an 8, il enleva une pièce de canon. Cette entreprise hardie fut exécutée avec un rarebonheur^ mais le moment du triomphe devait êtrepourValence celui du trépas. — 5i7no/iin (Antoine), sergent-major à la 17^ légère, né à Mendres. A la bataille de Castiglione, 16 thermidor an 4, il se mit à la tête de quel* gués tirailleurs , et chargea un bataillon ennemi. Tout ce qui osa s'opposerjà son passage fut renversé. Simonin, arrivé au centre du bataillon , s'empara du drapeau , et mit en fuite ceux qui le défendaient. Il revenait à son corps,' portant le noble trophée de sa vaillance, lorsqu'une décharge de mousqueterie le priva de la vie , et des récompenses qu'il avait le droit d'espérer. •— Poirot ( Alexis) , caporal à la 90» de ligne , né à Monthureux. Le 10 vendémiaire an 8, il vola au secours d'un de ses camarades tombé entre les mains de l'ennemi , et parvint à le dégager. Cette belle action ne put préserver son auteur. L'infortuné y succomba. — So/i/iev£/fe( Joseph ) , grenadier à la 74* de ligne , né à Fréville. Lors du

vGooqIc

DE LA GLOIRE- 5&x

blocus de Gènes, fl monta Pun des premiers à Passant du ÏVIonte-Facîo, et y périt en combattant avec valeur, le 17 germinal an 8. — Grégeois (Nicolas), grenadier à la 74« de ligne, né à Châtenay . Il se fit remarquer dans plusieurs affaires , lors du blocus de Gènes , et notamment à l'assaut du Monte-Facio, où il fut dangereusement blessé , le 10 floréal an 8. Deux mois après , il mourut par suite des blessures qu'il avait reçues. — Taçerne (Nicolas) , fusilier à la 56^ de ligne, né à Bruyère. Dans une sortie qui eut lieu à Mantoue , le 2. prairial an 7 , il démonta un hussard et s'empara de son cheval. Attaqué bientôt après par une bande d'ennemis , il leur opposa une résistance incroyable , et ne succomba qu'après des prodiges de bravoure. — Meline ( François ) , fusilier à la 56* de ligne , né à Seroux. Entouré par huit hussards ennemis 9 il refu-* sa de se rendre. Assailli à coups de sabre, il riposta par des coups plus terribles. Atteint de huit blessures , il ne cessa de combattre qu'en perdant la vie. — JBaui^oia (Pierre), fusilier à la 56* de ligne , né à Puneral. Etant en tirailleur, le 16 germinal an 7, il fit deux prisonnier. Pendant qu'il les conduisait au camp, plusieurs hussards fondaient sur lui, et le massacrèrent impitoyablement.

Yonne.

Perraut (Pierre), cavalier au i^ régiment, né à Fontaine , canton de Saint-Fargeot. Le général Dru , poursuivi par quatre-vingts hussards, le 6 pluviôse an 2 , fut défendu avec un rare courage par un détachement de vingt-cinq cavaliers. Ferrant , qui en faisait partie , se fit surtout remarquer. Il tua deux ennemis , l'un d'un coup de pistolet, l'autre d'un coup de sabre ; s'exposa aux plus grands périls pour sauver son général , et mou-

yGooQle

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rut enfin victime de ce dévouement. -^ Renaud (Pierréj^ chasâeur à la 17" légère , ne à Sens. Au combat de Rivoli , 37 brumaire an 5 , il se mit à la poursuite des Autrichiens j et en tua plusieui'a à coups de fusil. Cette manière de combattre ne convenait pas à son bouillant courage. 11 voulait une gloire difficile , et non du sang répandu sans dangers ; ce fut à la baïonnette qu'il se précipita au milieu des fuyards. Entouré de tous côtés, il fit un affreux carnage , et , lorsqu'enfin il tomba sur le champ de bataille , son corps reposa sur un monceau d^ennemis que, seul , il avait immolés. — Guibert^Jean ) , cavalier au 17* régiment , né à Saint- Agnan. Il avait sauvé un canon exposé à la fois aux attaques des ennemis et au feu de leurs batteries, lorsqu'il fut mortellement frappé , le 19 mars i^gS. -—CAevedi^ (Laurent) , sergent à la 60* de ligne , né à MioUet ; tué , le 5o frimaire an 9 , sur les hauteurs de Castiglione , en se portant avec trop d'intrépidité à la poursuite de l'ennemi. — Pemet ( Elilaire ) , grenadier â la 74* de ligne , né à Joigny. Même action que Bonneville ( Voyez département des Vosges , page 35o ). — Lamidé , fusilier à la 49* de ligne , né à Saint-Aubin. Entouré par une troupe de Russes, le 3* jour complémentaire an 7 9 il mit bientôt hors de combat la plupait des assaillans. La lutte qu'il eut à soutenir contre les autres épuisa ses forces saj\s abattre son courage , et ils n'obtinrent la victoire que lorsqu'il eut cessé de vivre. — Gonon ( Edme ) , grenadier à la 49* de ligne, né à Joigny. Six Busses se jetèrent sur lui, le 10 vendémiaire an 8 , comptant le prendre sans résistance. Orlirave les détrompa. Trois d'enlr'eux se rendirent à lui 5 les autres -ne durent leur salut qu'à la fuite. Gonon ne jouit pas long-^ temps de

son

son succès, n fdt tué au moment où il rentrait dans sa compagnie. — PorcTterot , fusiller à la 49* de ligne , né à Rutny; mort , le i4 vendémiaire an 8 , à la bataille de Castrickum , en chargeant le premier sur rartillerîe anglaise. — Miguier (Louis) , caporal à la 17* de ligne, né à Trugny. A la Trebbia , i*' messidor an 7 , il attaqua . trois Russes dont le premier mordit bientôt la poussière. Percé à son tour de sept coups de baïonnettes , il tomba sur le champ de bataille , et mourut quelques jours après à l'hôpital de Plaisance. -^ Front (François), fusilier à la 1 7« de ligne , né à Thwiy. A la bataille de Bibrack , pendant la retraite de Bavière , s'étant avancé en tirailleur , il fut cerné par quatre cavaliers , en tua un , en blessa un autre , et périt , le 9 vendémiaire an 5 ^ après s'être défendu avec le dernier acharnement.

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