‹ Les fastes de la gloire (volume 2)Chapitre 5 sur 11 · GUERRIERS MORTS AU CHAMP D^HONNEUR · texte numérisé non relu

GUERRIERS MORTS AU CHAMP D^HONNEUR

( Copie du travail fait au ministre de la guerre. )

Gerwu ( Jean-Baptiste-Philîbert ) , brigadier au i* rëgîment de chasseurs à cheval y né à Lagneux ; tué le 24 frimaire an 9. [Foy, eon action^ tom. 1*' des. Fastçs , j)ag. 385). —-Sucliey (Vincent) , né à Virîeux-le-Grand ; .'^Dfirit^ François ) , né à Laléria : tous deux soldats 9U 7? régiintent de chasseurs à cheval , fusillés le 7 messidor an;; 3 9 par oçdre de Charette à qui ils avaient polie

(1) Ces tables > placées dans le temple des Invalides en vertu d'une loj qui n'a point ëté abrogée , étaient d'autant plus sacrées , que les insoîptions. qui les décorûent étant le prix du sang versé pour la patrie, l'on^ n'avait pas. le droit de Jes £ûre disparaUre sans être injuste envers les braves dont elles étaient la propriété. .Cependant ces inscriptions ont été effacées ; c'est un outrage fait à l'armée nationale , c'est une profanation des plus coupables et dont l'idée n'a pu venir qu'à l'esprit de ces transfuges qui lisent leur opprobre dans tout ce qui réveille de glorieux souvenirs. Jusques à quand ces hommes ennemis d'un repos dont ils . devraient être avides , refuseront-ils de se faire pardonner leur néant? s'ils, sont revêtus de quelque autorité , q^'ils s'attachent plulÔL à seconder les intentions du Monarque qui nous gouverne , qu'ils ne trompent plus ses vœux , qu'ils cessent d'abuser de sa confiance , en subs' tituant leurs*caprices à la volonté royale , dont ils s'e£Porcent consiam-* . ;jBeiit dé déaatHrer l'expresaion' et- de paralyser les salutaires effets !

yGooQle

DELAGfLOmE. afiS

desdëpèches^pendant l'armistice , et qui , au mépris de la suspension d'armes j les retint prisonniers et voulut les contraijndre à servir cantre leur pays ; ils piréfërèreut lai " mort à l'infamie. — Meusey ( Georges ), fusilier 4 la( 9^« demi-brigade, né à Outriac; tuë, le 16 germinal an 8, à Cadibonna, après avoir fait deux Russes prisonniers.— Monnet ( Mathieu ) , idem , né k Ârcuirieux ; tué le a vendémiaire an 5 j après avoir fjésariné quatre grenadiers hongrois. — Beatrix ( Jeàn-Baptiste ) , solda tï^fem^ né à Laléria; tué par les Napolitains, lé 7 frimaire an 7^' après avoir fait cinq prisonniers. —£evra< ( Gabriel)^ caporal , né à Làgneux; JPé/ztf< ( Joseph ), fusilier , •né à Droh 5 (7omW( François ), idem , né à Simandre^ X)^j^re( Gérard ) , grenadier ; né à Saint-Georges ;Bidéi ( Pieri*e) , sergent, né à Saint-H<ameu \ Lombèrt , fusilier , né à Laléria 5 D^roï/i (Théodore), idem, né à Risori 5 P/roAî (François), idem,nék'Gré\yfFabty ( Louis) , 'idem, né à Lagneux ; 'Gaillard ( Joseph ), sergent ^ né à Châtîllon yEnsian ( Claude) , caporal , n^ à Morin 5 Grielle (Benoît ) , fusilier , né a Villeneuve ^J Materai { Jean-*Piérre ) , idem y né à L'Hôpital : tous militaires ' dans la 3* démi-brigade de ligne , ettués^près - avoîï'fâît des prodiges de valeur, les tins en' l'an 4 devant Landau,' les antres en Pan 7 et en l'an 8 enitalie.— Co/z- ^wc/( François); fusilier à la 107% né à Lagûeux; mort , victime 'de àoh dévoueïnénty devant Turin, le 1*^ prairial aii 7.-^7^ttKîn(Jeàh), fùsiUer àla gi*, néàChemillieux; tué ^ le 2-8 messidor an 8 y en • lie précipitant- lepreniîer dans les x^angs * ennemis. — : Mercier ( Jeàn-Bap*' tiste) , irfem > mort le 4 veiidémîairean 8.( yi)y:\. 1" , pdg. 578 j. --^iief'm^(Pierïe), brigadier au i^ît'^irm^nt de dragons 9 né à Jdy^uxè AMarengo , oùiLfattuéi

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le 25 prairial an 8 , il combattait encore , après avoir reçu vingt-sept blessures. — Girard ( Claude ) , brigadier au 4» régiment de chasseurs à cheval , mort le 29 vendémiaire an 5. ( p^oy, tom. 1" pag. 572 ).

Aiane^

Châtelain ( Louis ) , fusilier à la 66% né à Sungae : appuyé contre un arbre , il résista à sept hussards autrichiens, en mit trois hors de .combat , et fut sabré par un détachement qui vint à leur secours; il périt les armes à la main, le !•'■ mai 1793.^ — £on/te ( Jean-Baptisle ) , idem ^ né â Chartreuse. — Marie (Jean-Charles), zWem^ né &Villeroy;ZAirtoi^^( Pierre), né à : tous militaires à la 66^ , périrent devant Manheim , le 2^ jour corn* plémentaire au 7 ; leur intrépidité les jeta au fort de la mêlée où ils firent mordre la poussière à plus de cinquante. Autrichiens. — DenouUle ( François ). ( Voyet tom» 1*' pag. 566 ). — Mahieu ( Jean^Pierre) , caporal au même corps, né à Provais ; tué , le 6 floréal an 2 , à l'attaque de Poperingue, çn s'élançant le premier dans une redoute. — Luquet ( Jean-Pierre ) , ( Foy. tom. '1*' pag. 337). -— Paquet ( Louis), chasseur au 7* régiment , né à Saint-Gobin. ( Même action que Suchey et Durit , i^oyi Ain , pag 252 ). — Baasigny ( Louis ), fusilier à la 76% né à Aubemubry. A Fafiàire d'Urseren en Helvélie, le 10 prairial an 7 , il sauva son capitaine en détournant un coup de baïonnette qu'on lui portait et dont luimême fut frappé au cœur. — Archin (Louis) , fourrier à la 6* légère. Envi^loppé par un peloton de quatre-vingts ennemis^ il se défendit avec une rare intrépidité; accablé par le nombre et refusant de se rendra , il fat sabré le

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20 prairial an 8. — GaUois ( Jean-François ) , caporal à la 44* de ligne, ne à Saint-Michel. Le 3 brumaire an 5> quoique blessé , il fit mettre ba3 les armes à cinquante Autrichiens; il périt, le 25 prairial an 8 , à Marengo où il s^était également signalé. — Cardinier ( Pierre ) , caporal-tambour à la i5** de ligne , né à Laon ; tué le i3 floréal an 8 , en délivrant un officier que sabraient cinq houlans. — Herbert ( Joseph ). ( Voy, tom. 1*' pag. 33o)« — Cornette (Joseph ) , brigadier an i**^ régiment de dra^ gons, né à Bresne. Enveloppé à Marengo par un grand nombre d'ennemis , il se fit jour après avoir tué tout ceux qui s'opposaient à son passage , et fut assassiné par des prisonniers qu'il ramenait. — Sombard ( Frédéric ) , brigadier au même corps, né à Fontînîcourt. Le 27 thermidor an 7 , lorsque les Russes arrivaient par la gorge de Monthuthald , il chargea seul sur leur colonne, l'^irêta un instant par son audace , et mourut après avoir reçu plus de vingt coups de feu dans cette action. — Carpen- <itfr(L..*.), fusilier à la 4i* de ligne, né ^ Noyalle. Blessé mortellement à la bataille de Fleurus , il dit à se<) camarades qui voulaient le porter à l'ambulance : « Lais- » sez-moî du moins expirer au champ d'honneur. Allez )i combattre et soyez vainqueurs assez tôt pour que j'aie » le temps de l'apprendre».

Allier.

i^oarwicr ( Jean-Marie ). ( Foy. tom. i"pag. 228.) — JJeJbumot ( Claude-Marie ). ( F^oy» idem pag. 25o ). — • C/iabart (François), fusilier à la 60* de ligne, né à Saint-Jean-Levareins ; tué , le 37 fructidor an 9 , devant Porto-Ferraio en se précipitant au milieu des Anglais.*— Falton ( Jean ) , fusilier i Monin ( François ) , idem i

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nés à Mesnil ; Dechamp (.Claude) , grenadiep^ aie aLn*rey : ces trois braves soIdaUà la 3* de ligne ,. périrent «n Fan 7) après avoir fait des prodiges de valeur idans plusieurs combats pendant les guerres d'Italie»

jilpea ( Bcieses ).

( Le travail n'a point ëté fait )•

Alpes (Hautes).

Pestre ( Joseph). ( Voy. tom. i*', pag. 324 ). — Rambeau ( Augustin ) , .sergent à la 94* > né à Monteyer. Le i5 floréal an 8, il attaqua six cavaliers autrichiens , en mit deux hors de combat , et dispersa les autres ; mais il fut enveloppe par de nouveaux adversaires et succomba après avoir reçu neuf coups' de sabre £ur Ja tête. .

Alpes^Maritimes.

Picon (Jean Joseph). ( P^oy. toin. i*» y pag. 3ii }.

Ardéche.

Bastide (Joseph). ( f^oy. tom. 1", pag^^^Gg ). .

Ardennes, .

Malaisé ( Jacques ).7^oy. tom.* i**" pag. 3i2.) — DevÙêe ( Nicolas ) , sergent , ^é à Ai'bervard ; Noël (Jean), tambour, né à Amalhon. Ces deux militaires appartenant à la 3* de ligne , périrent , leptanier , le 25 germinal an 8 , sur les hauteui^ de Savonne , le second à la bataille de la Trébia , le i*' messidor an 7 ; ils avaient fait l'un et l'autre des prodiges dé bravoure. — Forget (Bernard), grenadier à la i3* de ligne, né à Cry. Il monta l'un despreiniers à l'assaut devant Jafifa, et fut tué, lé 19 floréal an 7,

sm* la brèche à Saint-Jéàn-d'Acre. Dairt ( François ) ,

caporaLà la 17* légère , né à RhéteL 11 pénétra l'un des premierfli dans le vieux château de CastigUone ^ tua plu-i

sieurs

DE LA GLOIRE. aSj

sieurs ennemis après avoir escalade les retranchemens ^ el; fut frappe mortellement par un biscayen. — Colas (Paul). Foy, tom. i*', pag. 3io). — Launette (Nicolas), grenadier à la 66** de ligne, né à.... Il venait d'enlever à l'ennemi une pièce de canon , quand il fut atteint d'une balle à la poitrine ; il trouva la mort au champ d'honneur le 3* jour complémentaire an 7. -^Maasori (Jean- Baptiste). ( Foy. tom. !•% pag. 296). — Léjeune (Louis), maréchal-des-logis au 2^ régiment de hussards, né à Sedan. Le 2* jour complémentaire an 7, il soutint seul la retraite devant Manheim, et fut haché en chargeant contre un peloton qu'il avait d'abord enfoncé. — Arbuht (Pierre) , brigadier au même corps, né dans la même ville que le précér dent , tué le 12 floréal an 8 , en se dévouant pour protéger la retraite de ses camarades.-^jPoï^w^«o//e ( Charles-Jacques), hussard au même corps , né à Tunys ; il périt le 1 1 thermidor an ..., en soutenant vigoureusement le passage d'un pont. ^^^Noisel (Nicolas), caporal à la 17* de ligne , né à Saint-Loup. Chargé par quatre cosaques , il en tua deux et mit le troisième hors de combat ; mais, en luttant avec le dernier , il fut atteint d'une balle et mourut au champ d'honneur le 3o prairial an 7.— Grossier { Jacques-Joseph ), caporal à la 62* de ligne , né à Mousson; il périt devant Novi, le 28' thermidor an 7, en combattant contre quatre hussards hongrois dont trois furent blessés. — Guilloteàu ( Lambert ) , fusilier à la 48* de ligne. Le 4 mars 1 795 , il eut la tête fendue d'un un coup de sabre après s*être défendu avec une grande résolution contre treize cavaliers ennemis. — Stepenin (Jean-Baptiste), fusilier à la 64* de ligne, né à Francheval, tué le 1 9 germinal an 5 , dans un combat près de Brescia j il venait d'enlever un drapeau. — Carr*? (Joseph), Tom. IIL 17

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chasseur à la 16* de ligne , né à Saînt-PIerre-Maux. H s'était partout distingué, Jorsque^le 5 messidor an 7, à Jésy en Bomagne , il fut blessé mortellement après avoir tué trois insurgés. — Baatien (Joseph), chasseur au 11* régiment y né à Auguet; tombé dans le camp ennemi pendant l'obscurité d'une nuit profonde, et subitement investi , il proposa à ses camarades de charger et de se faire jour le sabre à la main... ^ ses camarades réassirent , mais il succomba.

Arriège.

Boulianne (Antoine). {Foy.tom. 1*', pag. 219). — Rois ( Pierre ) , grenadier à la 85* de ligne, né à Sabarat , tué devant Saint-Jean-d'Acre, le 5 floréal an 7, après avoir Ëtit des miracles de bravoure.

Aube.

iÎ2cAard( Dominique) , fusilier à la 76* de ligne , nt? à AUibaudière. A l'affaire d'Ulm, le 29 floréal an 8, il luUa long-temps contre sept Autrichiens , en tua deux et aima mieux mourir que de se rendre. — Riot (Nicolas), et iecc//*( Jean-Baptiste ). (f^oy* tom. i*', pag. 222 ). — Cropas ( Jean ) , grenadier à la 17* de ligne , né à Brière. Le 4 pluviôse an 7 , jour de la prise de Naples, iL fonça sur une pièce de canon défendue par les insurgés , s'en empara , et fut tué d'un coup de fusil en la ramenant, -r- Lejeune ( François ), brigadier au 1" régiment de dragons , né à TroyeSé Le 27 prairial an 7 , il tua deux cavaliers ennemis, dégagea de leurs mains deux de ses camarades et tomba mortellement frappé. — Lrwenue ( Edme- Abraham-Martin), brigadier au même corps, né à Estiste. Le 25 prairial an 8 , à Marengo , il délivra un de s^ officiers , chargea avec un de ses caïua-

DE LA GLOIRE. sS^

rades contre une pièce de canon , et eut la tète fracassée par la mitraille. — Royer ( Edme )• ( f^oy. tom. i**, pag. 294). — Laaalle ( Jean*Baptiste) , fusilier â la 100^ de ligne, né à VniaTille. Le 23 prairial an 8 , il se préci* pila au miUeu de la cavalerie autrichienne,- tua plusieurs ennemis et en blessa un plus grand nombre; mais, il reçut lui-même la mort dans cette action.

Aude.

Comelerand ( Baptiste) , soldat à . . . • né à Chalabre. Le 24 floréal an 7, il fonça sur les batteries ennemies et expira sur les pièces entouré des cadavres de ceux qu'il avait immolés. — Gaillard (Jean) , chasseur à la ly^ l^ère, né à Carcassonne. Le 6 germinal an 7, il combattait courageusement , et avait déjà tué sept ennemis y lorsqu'il reçut au cdsur un coup de baïonnette. — Bioîac (Pierre) , (/^oy. tom* 1*% pag. 548). — Rouzeaux (Jean) , brigadier au i8* régiment de cavalerie , né aux Allemands. Le 25 vendémiaire an 4, dans une affaire,en avant de Manheim, ce sous-officier ayant vu deux de ses camarades entourés par quarante cavaliers autrichiens, courut à leur défense, les délivra, attira sur lui Fennemi, et tomba percé de plusieurs coups

de sabre.

Aveyron.

Romieré (Jean) , {Voy. tom. i®'',pag. 252).

Bouches du Rhône.

Girard (Louis). {Foy. tom. i*% pag. 285). — Mau^

rin (Jean), {f^oy. idem, pag. 279). Laurent (Josepbjy

(Idem, 276).

Calpodos. V

Caniru (Charles), {roy. tom. 1" , pag. 267). — Salle

ifo LES FASTES

(Jacques Charles), chasseur au 7* rëgiment, né à Soulanges. {JP^oy. Ain, pag. aSs. Même action que Suchey et Durit). -—^/igTo/ (Guillaume), {V. tom. i", pag. 246). — Brioriy sergent à la i4* de ligne, né i Ecouville.Le 1 5 germinal en 5, il fut atteint d'une balle dansla poitrine, et mourut en refusant les soins deses camarades. « La pa trie ne vous appelle pas , leur dit-il, pour faire l'office des infirmiers y battes l'ennemi, et je meurs content» • Il expira en effet peu d'instans après. — Claude. (François), fusilier à la 10* de ligne, né à... Ce militaire s'était fait remarquer à l'armée du Bhin où y en marchant toujours à la tète de sa compagnie, il avait reçu plusieurs blessures; il fut tué le 9 brumaire an 8, au combat de Mnrazo en Piémont. — Fournit ( René ) , {F'oy. tom. 1", page 244). — Rossignol (PieiTc) , brigadier au 1*' régiment de dragons , né à Etaveau. Cerné par huit cosaques , et blessé mortellement par eux , // eut assez de courage pour se faii-e jour, et pour aller jusqu'à Schwilz au quartier-général annoncer l'arrivée de l'ennemi. Il reudit compte de ce qu'il avait vu et expira surle-champ.

CantciL

Albaret (Bernard), (J^oy. tom. i*%pag. 24o) — Màr^ thin (Benoît) , fusilier à la 17' de ligne , né à Pont-du- Château , entra le premier dans le couvent de Popoli où les Napolitains s'étaient' retranches; il périt le 4 nivôse an 7 , après avoir donné à la troupe l'exemple de l'intrépidité. — Pigeât (Guillaume) , soldat au 18^ régiment de cavalerie , né à Afficis. Le 12 brumaire an 4, il venait d'être blessé à mort dans un combat en avant de'Kirchen- Fola];id;ses camarades accourent pour le secourir: « A vos rangs, leurcrie-t-il, et repoussez l'ennemi. » Ses dernières

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paroles furent: « Je meurs coiitent si la victoire est à nous ».

Charente.

Miolet (Jean) y fusilier à la 90^ de ligne^ né à Passerai. Le 10 vendémiaire an 8, étant en tirailleur, il fut sabré eu chargeant sur une pièce de canon ^ et après avoir tué deux des cannoniers qui la manoeuvraient. — ilfacé (Pierre) , {Voy. tom. 1*', pag. 258 ). Durand (Pierre) , fusilier à la 107* de ligne , né à Roncenac. Le i*'^ messidor an 7, il périt dans un combat où il s'était signalé par une rare audace. — Broussand (Jean ), fusilier à la 62*' de ligne ^ né à Angoulème. Le 2 frimaire an 5, il mourut devant Kell dans les retranchemens ennemis où il s'était élancé le premier. — Lamourousse (Rémond) , soldat au même corps , né dans la même ville. A Frascati, le 25 tbetmidor an 7 , il monta le premier à l'assaut , et fut tué aprèer avoir entraîné ses camarades par son exemple. — Jolin ( Jean-Baptiste) , idem , né à B.audière. Le i3 ventôse an 7 , il succomba en se précipitant dans les retranchemens de Civita-Vecchia. — Rolland (Martin ) , idem ^ né à Mégray , même action et même sort que le précédent. — MameaMx (Jean), sergent à la 17* légère, néàBlauzac. Le 7 thermidor an 4 , il avait fait cinq prisonniers et les ramenait à son corps , lorsqu'il fut assailli par un piquet de cavalerie : il se défendit avec opiniâtreté; mais, écrase par lé nombre sa résistance fut infructueuse y il succomba glorieusement.

Charente-Inférieure,

Brunet (Barthélémy), fusilier à la 44» de ligne, né à .... Le 25 prairial an 8 , il occupait un poste des plua périlleux où il arrêta seul une colonne ennemie ; mais , après avoir long-temps protégé par sa résistance la re-

traite dé sa brigade , il fut victime de son courage. — Branchol ( Pierre ) , Bordugale ( François ) , Perrochot ( Jacques ). ( Poy. , pour ces trois noms , t. i'', p. 444). 'T^Fombel (Michel ). {V'oy. idem , pag. 256). -^Guerin ( Antoine) ) fusilier à la 90^ de ligne , né à Saînt-Cyr. Après avoir vaillamment défendu une dune qui assurait la retraite des tirailleurs, il fut emporté par un coup de canon le 10 vendémiaire an 8.

Cher.

Lejéune (François), fusilier à la 44* de ligne, né à Saint -Privé. Le 25 prairial an 8 , ce brave s'étant avancé le premier en tirailleur , fut assailli par vingt ennemis; il fit mordre là poussière à sept d'entre eux; mais , au moment où il allait percer de sa baïonnette Tofficier qui les commandait, il tomba mortellement frappé d'une balle à la tête. — Chenet (Jean), fusilier à la 90* de ligne, né à Braise. Le 10 vendémiaire an 8 , ce militaire étant à la poursuite des Russes , ramenait vingt prisonniers qu'il avait désarmés , lorsqu'il fut chargé par la cavalerie qui le sabra.. — i^owc^er (Jacques). ( P^oy. tom. 1*', pag. 233 ).

.Corrèze,

Limenton ( Etienpç ) , . fusilier p fa 44® de lîjgne , né à .....Le i4 prairial att 8 ^ il franchit le premier un pont sous le feu de quatorze piècies de canon ; arrivé au terme de sa course , il reçut un coup mortel. — Poussade ( Guillaume ). ( IToy. tom. i*'", pag. 444. ) — Vigier , ( Voy. idem , p. 247 .), — Chauve ( Jean) , fusilier à la 62" de ligne , né à Lagrange. Le 16 brumaire an 8 , à Novi , il s'empara d'une pièce de canon , et fut tué dans la même journée, — Za6row5tf<? (Etie9ne).,(fro^. t. i";

pag. 248 ). *— Chanprade ( Méry ) , fusilier à la 90» de ligne , né à Saint-Mëoy. Le i4 Tendémiaire an 8 , il alla au milieu des bataillons russes enlever un de leui^ officiers ; il périt le même jour , victime de son intrépidité. — Clavel ( Antoine ). ( Voy. tom. i«' , pag. 25o ). — La^ gorae ( Pierre). ( J^oy. idem , pag. 255 ).

Corse,

( Le travail n'a point été fait ).

Côte^d'Or.

Trécourt ( Jacques ) , hussard an 2* régiment , né à Mont bas. A Lautreck , le 12 frimaire an 5 , il soutint la retraite 5 par son inébranlable fermeté il sauva uiie compagnie d'infanterie, et aima mieux mourir que de se rendre. — Maurice {^ Jean ), sergent à la 17* légère, né à Saquenay. Le 25 germinal an 4 , il s'élança le premier dans les redoutes de Dego , tua plusieurs Piémontais & coups de baïonnette , et leur enleva un drapeau. Ce brave périt au champ d'honneur le 16 germinal an 7 , après avoir vaillamment combattu. — Maîtres (Claude), fusilier à la 100^ de ligne , né à Magnier. Le 23 floréal an 8 , il avait montré la plus rare intrépidité, lorsqu'il eut les reins coupés par un boulet; il expira en prononçant ces mots : a Vive la république ! mes amis , point de » quartier aux esclaves , ne reculez jamais n . — Paillvt (Jean) , caporal à la 97* de ligne , né ii Pralons. Le 4 messidor an 4 , il disputa seul aux Busses le passage d'une rivière; Quand ses camarades arrivèrent à son secours, il résistait encore , quoique blessé mortellement. — Maillot ( Pierre ) , fusilier à la 97* de ligne , né à Fleurey. Le 7 frimaire an 7 , il ramenait à son corps deux officiers napolitains qu'il avait fait prisonniers prè^

stfpk LES FASTES

de Terni, lorsque l'un d'eux, que pat génërositëiln'a— Tait pas dësarmë , lui plongea son ëpée dans les reins et le tua. — lolipet ( Antoine ) , soldat au même corps , né à Belfort. Le 33 frimaire an 8 , il périt les armes à la main après avoir lutté courageusement pendant trois quarts d'heure contre sept Autrichiens. — Folet ( Nicolas), idem y né à Jussey. Le 16 germinal an 8 , il chargea à Cadisbonna sur un corps de grenadiers hongrois ^ il en avait àé]h tué cinq à coups de baïonnette , lorsqu'il reçut au cœur un coup de feu dont il expira. — /^ann<fai^( François), soldat au i5* régiment de chasseurs à cheval. Le 1^' messidor an ..., il faisait les fonctions de brigadier dans un poste avancé, lorsqu'entouré par l'ennemi qui se proposait de surprendre nos troupes, et menacé de la mort s'il faisait le moindre bruit , il cria aux armes et fut massacré. Lanneau eut le sort de Dassas : il avait imité son dévouement. — Meline ( Balthazard ) , dragon au 1*' régiment, né à Chamblan. Le 2 5 floréal an 7 , on le vit , quoique blessé mortellement , faire plusieurs actions éclatantes ; il expira sur son cheval au sein de la mêlée en portant encore des coups à l'ennemi. — Bemot ( Nicolas ), idem , né a Véraney. Le 9 prairial an 7 , à Frauenfeld , il avait fait un grand nombre de prisonniers , lorsqu'il reçut la mort en dégageant un de ses camarades qui était tombé au pouvoir de l'ennemi. « — Laurent {Eàta^) j brigadier au même corps que le précédent , né à Vilan-Dompierre. Le 6 vendémiaire an 8 , ce sous-oflBcier , quoique blessé de plusieurs coups de feu, se dévoua pour protéger la retraite , et périt en voulant sauver un officier d'infanterie. — Guyard ( François ) , dragon au même régiment, né à Nogent ; pris par les Russes , enveloppé de toutes

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parts , îl se fit joar en entraînant un cosaque et deuit grenadiers qu'il etninena prisonniers. Cette action eut lieu le 11 veûdëmiaire an 8. Guyard périt le même jour en revenant à la charge. — Jarlaud ( Mesnard ) , maréchal-des-logîs au i*' régiment de chasseurs , ne â Amay le-Duc. Le 22 messidor an 4 , à l'affaire de Frîedberg , il enleva un drapeau à l'ennemi et eut les deux cuisses emportées en chargeant contre un carré d'infanterie. Il criait vive la République ! quand une halle le frappa au cœur, — Guichard{ Jean), fusilier à la io« de ligne , né à Maîlly. Le 29 germinal an 8 , ce brave fut tué à la seconde attaque de Saint-Jacques en Ligurie, où son courage Pavait entraîné jusqu'au pied de la redoute. — Foulât ( Etienne ) , né à Emailly-l'Eglise ; Mercier (Jean) , né à Gilly 5 Darcy ( Jean ) , né à Mirebeau ; Nicolin (Pierre ) , né à Auxonne ; Marchand ( Claude ) , né à iSeurre. A l'affaire du 27 floréal, en Piémont les cinq hraves désigués ci- dessus firent des prodiges de valeur ; long-temps ils luttèrent corps à corps avec l'ennemi , et attirèrent sur eux l'attention des généraux Victor et Moreau qui leur durent leur salut. Ces intrépides guerriers ne survécurent pas à ce combat. ^^ Lopin (François), brigadier au xS* régiment de chasseurs à cheval , né à ... Le 6 germinal an 7 , le 1 5* régiment , après avoir exécuté une charge contre plusieurs corps de cavalerie qu'il avait repoussés sous le canon de Vérone , se retirait en bon ordre , lorsque Lopin et quelques-uns de ses ca-imarades s'aperçurent que leur colonel , qui s'était engagé trop avant, avait disparu : aussitôt ils s'élancèrent à travers les escadrons ennemis et le délivrèrent au moment où , couvert de blessures et démonté , il était entraîné par des hussards hongrois* Lopin fut atteint de

aGG LES FASTES

plusieurs coups mortels, — Leroux ( Pierre ) , fusilier à la 83* de ligne, né à Saint on. Le 24 messidoi* an8, il fut blessé à mort par une balle; mais , refusant de se retirer du champ de bataille , il continua à foncer sur «^ennemi à la tète de ses camarades : bientôt il tomba expirant devant eux. — Pâlichon ( Nicolas ) , fusilier a la 56* de ligne, né à Spire. Le i6 germinal an y, quoique blessé grièvement, ce soldat se précipita dans les rangs ennemis pour en arracher un de ses camarades; il péril victime deson dévouement. — Garandelle (François), fusilier à la i4« de ligne , né à Is-sur-Tille. Le 2 messidor an 7, une batterie ennemie portait la mort dans nos rangs , il s'élança contre les canonniers , en tua quelques • uns , en blessa plusieurs sur leurs pièces , fit cesser le feu et se réjouit , en succombant , d'avoirpar son audace sauvé un grand nombre de ses camarades. — Charles ( Pierre), fusilier à la 62* de hgne, n^ à Palange. Le 1 5 frimaire an 8 , à Novî j il s'ewpara seul d'une pièce de canon 5 un instant après , il fut coupé en deux' par un boulet. — Soulier ( Louis ) , sergent au même corps que le précédent , né à Norge. Le 2 frimaiî^^ an 5 , il périt en montant l'un des premiers à Passaul devant KelL — nilemoné (Jean), fusilier au mêrue corps , né à Pleuvant , tué à côté de son sergent.— Garnier ( François ) , caporal au même corps , né à VieiUe- Verge, A Novi, le i5 brumaire an 8, il chargea seul contre un peloton et mourut après s'être couvert de gloire par les plus brillans exploits. — Moreau ( Pierre))»"' silier au même coi-ps, né à Dijon. Le 22 germinal ano» il escalada , près de Vareggîo une redoute occupée paf l'ennemi j mais y ayant pénéti'é seul , il succomba.

yGooQle

CôteS'du'Nord.

Lésé ( Jacques). (Fhy. tom. i*', pag. 444; son action est la même que celle de Poussade )•

Creuse,

Chabrat (Jean) , sergent à la 23' légère , né au Grand- Bourg-de-Salagnac. Le 2" jour complémentaire an 7 , ce sous-ofEcier se trouvant à Farrière-garde , empêcha l'ennemi de couper la marche de la colonne qui était en avant. Sa résolution sauva ses frères d'armes,maisilfutvic« lime de son intrépidité.--- C%arr/cre (Pierre) , <dragon au .17^ régiment^ né à Dombasson. A la bataille de Bénchen , le 1 o messidor an 4 , il s'élança dans les rangs des hussax'ds de Zekler , en tua cinq , en blessa un grand nombre , parvint jusqu'au colonel en sabrant tout ce qui s'opposait à son passage^ et le força de se rendre ; mais au même instant, ce valeureux dragon, atteint d'un coup de pistolet, tomba roide mort. — Pouradier (François) , grenadier à la ^8« de ligne , né à Evaux. Le i4 vendémiaire an 8, il se défendit avec un de ses camarades contre un peloton de cavalerie anglaise ; ils firent ensemble un feu si précipité , qu'ils forcèrent l'ennemi à la retraite après lui avoir tué plusieurs hommes. Pouradier fut mortellement blessé dans celte action. — Gros (Gaspard ) , caporal à la 4« de ligne, né à Merrat. Le i3 floréal an 8 , à l'affaire d'Engeki, il fonça sur une batterie et s'empara d'une pièce de canon; en k ramenant, il eut la tête emportée par un boulet. — Bolle ( Pierre ), fusilier à la 107* de ligne , né à Demason. Le 2 messidor ' an 7 , il périt à Turin après avoir fait mordre la pous-* sîère à onze ennemis. — Veveux ( Antoine ) , caporal à la 62* de ligne , né à Guerret. En montant à l'assaut

fl68 LES FASTES

& Cîvîta-Vecchîa , le i5 veûiose an 7 , il fut vîctîme de son dévouement, r— Gossoinet ( PieiTe ) , fusîtiçr au même corps, né à Sainte-Croix. Le 21 floréal an 8 , il s'élança l'un des premiers dans les i^doutes du Monte- Faccio , où il trouva la mort. — Demeure ( Pierre ) , id. né à Boussac. ( Même action que Veveux). — Calleux (Antoine ) , idem , né à Bourg-Neuf. Au Montc-Faccîo, le a3 floréal an 7, il combattit contre sept Autrichiens , en tua six ; au moment de combler son triomphe , il fut criblé par la mousqueterie d'un peloton. -^F arrêt (Pierre), sergent au même corps, né à Aubusson. Le i5 germinal an 7 , étant à la poursuite des brigands , il en mit six hors de combat et en tua deux; mais la lutte devenant trop inégale 9 il succomba. — Z^(y (Pierre), sergentmajor au m(me corps , né à Saint-Léonard. Le iS.bruinaireanS , il se signala devant Kell^ en donnant l'exemple à sa compagnie et mourut après avoir tué deux Autrichiens avec lesquels il lutta long-temps corps à corps.

iDordogne.

ia*«e«cé? ( Aubin ) ; Château ( Guillaume); Parci (Pierre); P radier (Jean); Laporte (Jean); Darges (François); Précop (François). ( /^oj. les actions de ces braves , tom. 2 , pag. 592 ).

Douhs.

Thouret ( Jacques ) , sergent à la 62* de ligne , né à Graud-Mércey. Le 2 frimaire an 5 , devant Kell , il sauta à trois reprises différentes dans les retrancbemens de l'^uiemi; mais à la dernière, une balle lui brisa la tète.— PelUer. ( Joseph ), idem, , né à Guingey. Le i5 ventosc an 7, il s'élança dans les retranchemens de Civita-Veccfaia et périt victime de.sonintrépidilé.r*C'Aai7/ie^(Antoine-

DE LA GLOIRE, sî6g

Joseph ) , dragon au i*"" rëgiment , né à Dampîerre. Le 17 nivôse an 9 , au combat de Vîlla-Nova , il tua un hus-sard au milieu des rangs ennemis y et fut lui-même atteint d'une blessure mortelle en. chargeant sur une pièce de canon dont il sabra les canonniers. — Pitolet (Joseph), caporal à la 90^ de ligne, né à Brégis. Le 10 vendémiaire an 8 ^ il lutta corps à corps avec plusieurs ennemis pour défendre le drapeau de sa demi-brigade 5 il parvint à lé sauver, mais il ne survécut pas à cette action. — Cava-* raux\ Jean- Baptiste ) , grenadier à la 110* de ligne, né à Montfort. Le 17 floréal an 7 , dans une afiaire contre les insurgés Valaisans près Martigny , il fut assailli par neuf d'entre eux , en tua cinq et combattit jusqu'à la mort contre les quatre autres qui furent tous blessés, — Boniems (Louis) , soldat au même corps, né à Besançon. Le 9 prairial an 7 , il se signala dans le Haut- Valais par des exploits de la plus rare valeur : il s'élança le premier dans les retranchemens ennemis , et périt après avoirfait mordre la. poussière à sept d'entre les rebelles qu'il passa à la baïonnette. — Gomme ( François - Joseph ) , maréchaldes-logis au 12* régiment de chasseurs à cheval, né à Bussey. Le 4 messidor an 4 , il se jeta audacieusement au milieu d'un peloton d'ennemis , arracha le drapeau' des mains du porte-enseigne, et fut tué en le rapportant

a son régiment.

Drame.

Peyrol ( Joseph ) ; Tropenas ( Pierre ) 5, Apey ( Jean ) ; Bonam^y ( Jean ) ; Bélier ( Joseph ) 5 Combe ( Antoine ) ; Jfo/zcfon (Lambert). ( /^oy. les actions de ces sept braves, tom. 2, pag 387).— ilfore/ (Jean Baptiste ) , fusisîlier à la 1 07® <ie ligne , né à Mérlandé. Le 5** jour com-< plémentaire an 7 f ^tant en tirailleur | il fit mordre la

%rjo LES FASTES

poussière à douze Yendëem ; mais ayant éxé ènvdoppé par. un corps de ces rebelles que commandait un prêtre , il fut crible de balles et expira sur le champ de bataille après qu'on lui eut arraché avec des tenailles la langue , les lèvres, le nez, le bout des seins, les oreilles, ainsi que les parties de la génération et qu'on lui eut crevé les yeux. — Jourdain ( Etienne ), mai-échal-des-logîs an i" régiment de chasseurs , né à Veze. Le 38 novembre 1795, il chargea seul sur un carré d'infanterie , enleva un dra-* peau ennemi , et fut mortellement frappé par une balle au moment où il rentrait à son escadron.

Dyh.

Daaset (Gaspard). {Voy. tora. 1*', pag. 444). — Brosse ( Claude ) , fusilier à la 66^ de ligne, iié à Bruxelles. Le 2* jour complémentaire an 7 , devant Manheim, il se précipita trois fois dans les rangs ennemis , et réussit à dégager trois de s^ camarades qui avaient été &i(s prisonniers. Il périt en se dévouant de nouveau.

Escaut.

De/^et ( Jean Joseph ) , fusilier à la 94* de ligne, né à Gând. Le 3 vendéîniaire an 8 , il se précipita le premier dans laLintli pour en tenter le passage. Au moment de toucher à la rive opposée, il fut atteint d'une balle à la tête; il périt, mais son exemple avait entraîné ses camarades.

JSure.

Troude (Pierre), {f^oy. t. 1", pag. 444).— ilfa«wmr (Jean Charles)^ dragon au 1" r^iment , né à Riéville. Le 8 prairial an 7 , il renouvela le dévouement de Cassas : surpris par une patrouille ennemie , il cria , sous les baïonnettes : « Aux armes, les braves du premier I » et

fut sur-Ie-^chanip massacre. — Frelon ( Marie ) , sergent à ]a 90*^ de ligne 9 ne à Ëvreux. Le 10 vendémiaire an 8 , ce sous-officier étant en reconnaissance se trouva cerné : il fit un€ résistance des plus opiniâtres ; mais accablé par le nombre , il succomba au milieu des cadavres d'ennemis que sa bravoure avait immolés. — Thiboupîlle (PîeiTe), fusilier à^Ia 98* de ligne, né à Grossœuvre. Le 12 frimaire an 9 , ce militaire, avec onze de ses camarades, escortait un convoi de munitions de guerre : au détour d'un bois, ils furent attaqués par un parti considérable de hussards^ mais ils firent si bonne contenance que les as* saillans renoncèrent à leur entreprise et se retirèrent en laissant le terrain couvert de leurs morts. Thibou ville, s'étant mis à la poursuite des fuyards , tomba dans une embuscade où il fut égorgé. — Levillain ( Pierre ) , caporal à la 60* de ligne , né à Notre-Dame-des-Places. Le i4j nivôse an 9, il escalada le premier les positions de Fennemi près du village de Serra-Valle , ou il fut mortellement blessé. — Lamarre [ Jean-Baptiste), sergent au. même corps, né à Corneil. Le 27 fructidor, ce sous-offîcier, avec, quatre hommes, arrêta une compagnie anglaise descendue à Porlo-Ferraio, et la força de se rembarquer.

Eure-et-Loir.

Codarcï (Jacques-Augustin), grenadier à la 87* de ligne, né à Di-eux. Le 2* jour complémentaire an 7 , il faisait partie d'un peloton chargé de soutenir la retraite de sa brigade qui se repliait en bon ordre sans faire feu et à la faveur de la nuit ; dans la crainte d'une surprise , on demanda quelques hommes de bonne volonté pour pousser une reconnaissance , et s'assurer de la direction de l'en-^ nemi: Godard se présenta seul; bientôt il fut au milieu

a^2 LES FASTES

des Aatri chiens, qui, étonnés de rencontrer des Françab, firent plusieurs décharges de leur mousqueterie dont le bruit ne laissa plus de doute sur leur position ; à l'instant ib furent mitraillés par notre artillerie, et obligés de s'enfuir en laissant le terrain couvert de leurs morts. L'intrépide Godard périt dans cette action.-Jlfo/^:* (Jean ) , caporal à la 17* de ligne, né à Autyère , canton de Chateaudun. Le 3o prairial an 7 , ce sous-officier étant en tirailleur sur les bords de la Ti*ebbia , exhor* ta deux de ses camarades à le suivre pour enlever une pièce de canon: il réussit; mais à son retour, il fut emporté par un boulet. — Housaaille ( Pierre-Noel), cavalier au 19" régiment , né à Dreux. Le 5 fructidor an 4 , il chargea sur un peloton d'ennemis à qui il fit mettre bas les armes ; il les ramenait prisonniers, mais ceux-ci, s'étant aperçu qu'il était seul , eurent la lâcheté de l'assassiner. — Lannea (Joseph ) , grenadier â la i3* de ligne , né à Saint- Ville. Le 8 floréal an 8 , pendant le siège du Caire , il marchait à la tète des grenadiers , et s'élança le premier dans une redoute où il trouva la mort. — Priolet (Jean-Louis), grenadier à la 6o* de ligne , né à Marcheville. Le 24 fiructidor an 7 , étant allé à la découverte , il pénétra dans le camp retranché des Anglo-Russes, où il fut tué près de la tente de leur général. — Cherron (César), fusilier au même corps, né à Uneau. Le 2 prairial an 8 , il traîna une pièce de canon jusque sous le feu de l'ennemi , et contribua par son intrépidité à la prise du fort de Bard : ce soldat périt victime de son dévouement. — Vesaeron ( Jean- Louis ) , sergent des grenadiers à la 6* légère , né à Chartres. Le 11 floréal an 2 , il fiit tué après avoir fait seize Autrichiens prisonniers. — Loweaw (François),

fusilier

DE LA GLOIRE. ayS

fasîlîer à la 44® de ligne , né à Chartres. Le 27 thennidor an 7 ^ il se précipita sur une pièce de canon , et s^en empara après avoir tué les artilleurs qui la manœuvraient ; il ramenait sa capture lorsqu'il fut mortellement frappé. — Macé ( Auguste ) , sergent-major au même corps , né à Châleauneuf. Le i5 floréal an 7, ce sous- oi&cier , après avoir repoussé l'ennemi qui voulait s'empai^r du pont de Siiss dans le pays des Grisons , entra le premier dans un village qui fut emporté à la baïonnette ; le mèmç jour, il tomba frappé d'un biscayen dans là poitrine. — RocheUe ( François), sergent au même corps , né à Surmier. Dans Faction qui eut lieu , le 5 germinal au 7 , au pont Saint-Martin sur la frontière du Tyrol , il enleva de vive force plusieurs postes ennemis , et décida par sa bravoure le succès de cette journée; ce valeureux sousofficier périt le 3o prairial suivant, après avoir donné de nouvelles preuves de courage. — MauU ( RenéJoseph ), sergent à la 87* de ligne, tié à Nogent-le-Rotrou. {yoy. son action , tom. i*', pag. 444 ).

Finistère.

Honoret (Philippe) , dragon au i5* régiment , né à Laneur. Le 28 floréal an 8 , étant entouré par quatorze bussards, il en tua quatre et en mit deux hors de com^ bat : il avait dispersé les autres 5 mais un- escadron ayant i^argé contre lui , il succomba. — Sajet ( Jean-Marie), rrenadier à la 66* de ligne, né à Morlaix. Le 2* jour complémentaire an 7 , devant Manheim , il se précipita lans les rangs ennemis oi!i il fut tué après avoir fait mor- Ire la poussière à un officier et à un soldat autiîchiens. — Clion ( Charles ) , tambour à la 44® de ligne , né à,.., .e x6 prairial an 7 , il pénétra le premier dans un vilage d'où ses camarades , électrisés par son exemple , chas- Tom. m. 18

sèrent l'ennemi. Il périt à Marengo , où il donpa da preuves de la plus grande valeur. — JBruault (Jean- Françoîs ) , fusilier h la 107* de ligne , né à.... Le 8 messidor an 7 , il s'élança dans les rangs ennemis , fit mordre la poussière à un capitaine , ramena deux soldats piisonniers et chargea un^ seconde fois ; mais^ moins heui*eux que la première, il perdit la vie. — Gen&7(Corentinj^ caporal au même corps , né à ... Le 2 messidor an 7 , il fonça sur une batterie ennemie , malgré la mitraille et les balles, tua plusieursc^aonniers, etfutmortellementfrappé. ^^Lebraisne (Sébastiei?) , r\é à.... ( f^oy. son action , t. 2 , pag. 281). -^Jacques ( François) , soldât au i5» régiment de chasseurs à cheval | né à Landernaud. Chargé avec un de ses camarades de porter le^ paquets de correspondance de Nantes à Macheçoult , il tomba au milieu d'un posl^ nombreux de Vendéens ; sommé de se rendre et de remettre ses dépêches, il jura de tout tenter pour sauver le dépôt qui lui avait été confié : le sabre en ipain , il se fit jour et réussit à s'échapper après avoir tué plusieurs brigands ; mais à peine arrivé à sa destination , il mourut des blessures qu'il avait reçues. Le compagnon de son dévouement Técut poqr en recevoir la récompense.

Foréia.

( Le travail n'a pas été fait ).

Blaziaire (Jean }. (f^oy. tom. ^'*, pag. 293). — 5fl*sas ( Barthélémy ). ( f^cay* idem , pag. 387 ).

Garonne ( Haute )^

Mazas ( Jean ) , sergent à la 54' de ligne , né à Carajnan. Le 28 thermidor an 7 , à la bataille de Novi , c*

dous-officier ëtant en aTant avec un détacliement de douze soldats , «se jeta dans les rangs ennemis où sa va* leur se déploya avec tant d^énergîe que , pour le forcer à la retraite y on fit marcher contre lui plusieurs régimens auxquels ils rësîsta avec une opiniâtreté sans exemple : contraint de se replier , il s^embusqua et soutint longtemps un combat inégal dans lequel il fut grièvement blessé k la jambe : on le pressa alors d'aller se faire panser ; mais ni les instances de ses camarades, ni les prières de son capitaine qui était accouru pour l'arracher au péril y ne purent le décider à se laisser conduire à l'am— balance; il sortit au contraire de son embuscade ^^ et se traînant avec peine jusqu'auprès des tirailleurs ennemis^ il tira sur eux , en tua plusieurs et ne cessa de faire feu qu'en perdant la vie. Ce brave s'était déjà signalé dans plusieurs combats par un sang-froid à toute épreuve et par une rare intrépidité. — Poumès ( Baptiste ) 3^ fusilifer à la 1 10^ de ligné , né à Marignac. Le 25 messidor an 8 , à l'affaire de Berghen près de Francfort, ce soldat, voyant que la colonne dont il faisait partie manquait de cartouches , exhorta ses camarades à charger à la baïonnette : le premier , il se précipita dans les rangs autrichiens ; l'exemple de cette audace fut suivi , mais Poumès ne , ne survécut pas à la victoire que l'on dut à son dévouement.

Gers.

GimaUe ( François ) , fusilier à la i4* de L'gne , né à Ausant. Le 22 vendémiaire an 8 , il fut enveloppé par plusieurs ennemis : sommé de se rendre , il répondit à coups de fusils ; mais ayant épuisé ses cartouches et n'ayant plus d'espoir d'échapper , il fonça le sabre à la main sur ceux qui l'entouraient et les dispersa ; ils reviu-

rent bientôt à la charge en si grand nombre^ que ies efr foris pour résister furent inutiles 5 il succomba. — Rey ( Pierre ) , maréchal-des-logis-chef au 34*' régiment de chasseurs , né à Auch. Le 4 yentose an 5 , la cavalerie enneipie, après un choc des plus terribles, était en pleînç déroute; Fintrépide Rey, qui avait partagé les dangers et rhonneur de celte victoire , s'étant laissé emporter par sa bravoure , dépassa une embuscade d'infenterie dont tout le feu dirigé contre lui le fit tomber roide mort.

Gironde.

SahouUau (Reymond) y grenadier à la 85* de ligne, né à Saint-Andi-é 5 tué en Egypte le 19 floréal an 7, en se précipitant seul dans les boyaux de l'enpemi, où il se battit avec acharnement. — Lauland (Claude), caporal à la 110* de ligne, né à Codrane. Au combat des lignes du bois de Finge dans le Haut-Valais, le 9 prairial an 7 , il fit des prodiges de valeur ; quoique certain que les premiers qui oseraient franchir les rctranchemens ennemis y trouveraient la mort, animé d un généreux dévouement , il voulut donner Fexemple: ily péritp mais les lignes furent emportées d'assaut, et ceux qui les défendirent passés au fil de l'épée. — ^^' quier (Gensac), caporal à la 5* légère, né à. ... ^^^ 28 thermidor an 7 , à la bataille de Novî , il fu* ^^^ au bras; la balle étant enfoncée à plus de trois pouces dans les chairs, il l'arracha avec son couteau sans pousser un seul cri , la mit dans le canon de son mousquet, la renvoya à Tennemî, et continua de combattre au premier rang jusqu'à la fin de la journée. I^g^ néralMoreau, informé de ce trait de courage , nomma Pasquîer caporal sur le champ de bataille. M périt dans

vGoosle

oe gracie, le i5 ventôse au S y. en se signalant de nouveau, par sa bravoure, dans un engagement contre lés révoltes liguriens d^ Fontana-Buona. Duthil (Jean), sergent-major à la i6* légère, né à Langon. Le 17 messidor an 7 , à la tète de quelques braves qu?él^ctrisait son exemple , il chargea contre les insurgés avec tant d'impétuosité, qu'il les repoussa jusques sous les murs de Macéra ta pi fut mortellement frappé au moment où, animant ses camarades par ses discours, il les encourageait à poursuivre l'ennemi jusqu'à extinc* tion. — Gorinin (Baptiste) ^grenadier à la 1 3** de ligne, né à Bordeaux. La prise d'Alexandrie, la bataille des Pyramides, et vingt autres combats avaient été pour lui autant d'occasions de donner des preuves du plus grand courage. Un fusil, d'honnçur lui avait été décerné, lorsque, le 19 floréal an 7, il fut tué sur la brèche à Saint-Jean d'Acre. Roturier (Claude), caporal à la 85* de ligne, né à Héraud. Le 7. floréal an 7, il, périt en escaladant le premier la tour de Brèche devant

Saint- Jean d'Acre.

Hérault

Mpnthrun (Auguste), marécbal-des-logis au i*' régiment de chasseurs, né à Florensac. Le 5 floréal an 8 , ce sous-ofiicier , après avoir charge seul contre une batterie et s'être emparé de deux pièces de canon , fonça^ sur un carré ennemi. Cette audaœ lui coûta la vie, il fat haché à coups de sabre et percé de mille coups de baïonnettes^.

He et Vilaine.

Benard (Pierre), fusilier à la 106* de ligne, né a

Rumîgny. Le 4 nivôse an 9, ce soldat, après avoir Càit

prisonniers vingt-deux ennemis , fut tue au passage du

Mincio en revenant' à la charge, — Huveline (Louis),

flyS LES FASTES

tamboar à la 36* de ligne, né à Vitrey. Le 5 yiendé* miaire an 8 , à une faeare du matin , deux centa nageurs traversèrent la Linths pour aller surprendre l^ennemi : Hureline , ^'avançant le pi^emier à leur tète y sa caisse sur le dos , périt au milieu du fleuve en voulant sauver un de ses camarades. -^ Galette (Emmanuel), dragon au i*' régiment, né à Bay. Le 27 prairial an 7, pendant la bataille de Zurich, il fit seul vingt -sept piisonniers, et fut coupé en deux par un boulet en les condui^nt au quartiep-général. — Bonfélin (Jean) , dragon itt même régiment , né à Cayenne. Le 25 prairial an 8,* à Marengo, il tua trois cbevaulégers de Karatché ; enveloppé ensuite par un escadron de ce corps , il petit aptes avoir encore innnolé onze ennemis. — Hique (François) , chasseur à la 6* légère, né à Jeusé. Le 4 nivôse an 9 , il fit prisonnier un capitaine autrichien et quatre de ses soldats ; quatre heures après cette action , il se jeta au fort de la mêlée , et fut mortellement frappé.

Indre.

Cla^y (René), fusilier à la 62^ de ligne, né à Château-Roux. Le 23 floréal an 8 , près de^ Gènes , il sVlança l'un des premiers dans une redoute occupée par l'ennemi , et fut victime de son dévouement. — Touset (Charles), caporal fourrier à la 109* de ligne, né à.... Le 4* jour complémentaire an 2, il se précipita dans les rangs ennemis, et reprit le drapeau de sa brigade après avoir tué un hussard prussien qui s-'eh était emparé. Le 12 floréal an 7, avec deux de ses camarades, il fit prisonniers Tiétat-major du régiment d'Orange- Autrichien et quatre- vingts soldats de ce corps. U

pérît après cette action. — Daguin (Félix), brigadier aui i5* régiment de chasseurs à cheTal, né à Issouduii. Le, 16 germinal an 7 , il avait ordre d'arrêter les fuyards et de les forcer à retourner à l'ennemi : il s'acquitta long - temps de ce pénible detoîr ; maïs la déroute étant devenue générale , il préféra périr plutôt que de reculer. — Panpraiê (François), fusilier à la go» de ligne, né à Château-Roux. Le 10 vendénaîaire an 8^ étant en tîtaîlleur, il chargea un colonel, et le poursuivit jusque dans les rangs de sa troupe, où il fut massacré.

Indre^eUldoire, Galle^Brune (Guillaume), fusilier à la 94* de ligne , né à Restigné. Le 5 veridémiaire an 8 , après s'être battu contre trois hussards autrichiens à qui il fit mordre la poussière, il s'élança avec quelques-uns de ses camarades dans une redouté défendue pat les Russes, et pérît glwieusement en vouÎATrt s'eû emparer. — Egfvnt (Louis), tambour au même coirps, né à Chinon./Le 25 frimaire an 9 , il chargeait en tête des preinîers tirailleurs, et fut mortelfement bleàsé à là poitrine en fonçant sur une pièce de canon dont la mitraille fàisafit d'afrenx ravages d^ns nos rangs. La pièce fut prise avec quinze fantassins qui la défendaient. — S/r/(René), fusilier à la 17*^ de ligne, né à Sigugny. Ce brave, après s'être signalé par cent actions des plus éclatantes , périt sur les bords de !a Trebbia , ou il fut coupé en deux par un "boulet, au moment ou il animait ses camarades par le cri répété d'c» avant 1 — Bobé (même - action que Lopin, voyez Côte^'Or , page 265 ).

lêère.

Mozel (Jacqties) , fusifier à la 107* de ligne , né à

a8o . LES FASTES

Faune. Le 5* jour complémentaire an 7, il chargea contre un peloton ennemi y fit prisonnier l'oflBicier qui le commandait, et fat tuë au milieu d'un régiment dont il voulait enlever le drapeau. — Martin (Joseph), soldat au même corps , né à la Chapelle. Le 2 messidor an 7 , il résista à dix hussards, en tua deux à coups de baïonnette et en mit trois hors de combat ; les cinq antres allaient subir le même sort, lorsqu'ils furent secourus par un pieloton qui sabra l'intrépide Martin. — CTiannn (Jean), sergent à la 17^ de ligne, né à Saint- Antoine. , Après avoir donné , dans plusieurs combats, des preuves de sa valeur, ce brave sous-officier se couvrit de gloire le 1*' messidor an 7 , pendant la bataille de la Trebbia } mais, sur la fin de la journée, un coup de feu lui emporta le mollet de la jambe gauche. Deux jours après, il mourut des suites de cette blessure. — Pi^i» (Marc-Antoine), brigadier au 2* réginient de chasseurs à cheval, né à la côte Saint- André. Le 5 pluviôse an 8-, au combat de Qrand-Champ contre les rebelles, il traversa cinq£bjs les rangs ennemis , sabrant et culbutant tout ce qui s'opposait à son passage; ayant voulu charger une sixième fois , son cheval et lui furent criblés par une décharge de mousqueterie. — Deachaux (Jean) , caporal de grenadiers à la 97® de ligne, né à Beaumont. Dans une affaire contre les Napolitains , il se précipita le sabre à la main sur une batterie, fendit la tète. à cinq canon- ^ niers ennemis , et s'empara de la pièce de canon qu'ils manoeuvraient ; leur capitaine qu'il fit prisonnier comptant racheter sa liberté , lui offrit une bourse pleine d'or : « Gardez-la, lui dit l'incorruptible Deschaux; » un Français n'accepte jamais de rançon... •)> L'officier insiste; mais, voyant qu'il ne peut le gagner, il

vGooqIc

lui rend son épëe : « Ce n'est pas à moi que tous devez » la remettre , c'est à mon capitaine qu'appartient ce » trophée. » Telle fut la réponse du caporal , qui devait bientôt être victime de sa générosité. A peine avait-il, fait quelques pas avec son prisonnier, que celui-ci , profitant de sa*sécurité , lui plongea son épée dans les reins. Deschaux expira en criant vive la république , et ses camarades indignés vengèrent son trépas dans le sang du capitaine qui Pavait lâchement assassiné.

lemmappes.

T^erry (Jean-Louis), fusilier à la 6o* de ligne, né à Mons. Le 37 fructidor an g, devant Porto-Ferrajo, au moment de là descente des Anglais , il tua les premiers qui sortirent des embarcations , et périt victime de son intrépidité.

Jura.

Faipre (Aimé) , caporal à la 62* de ligne , né à Bouvier. Le 25 germinal an 8, il périt, près de Gènes, sur la montagne de la Victoire en sautant le premier dans une redoute. — jRiiaz^^ (Jean-Baptiste) , fusilier au même corps, né à Mont-sur- Vaudray. Le 2 frimaire an 5, il attaqua seul six Autrichiens, en tua deux, en blessa deux autres , et fut massacré par un détachement qui vint au secours des deux derniers. — Langue (François- Antoine), caporal à la 5* légère, né à Equevillon. Le général en chef Bonaparte lui avait décerné un sabre d'honneur pour prix de sa bravoure devant Mantoue oii il avait escaladé le premier la porte de Cérès , dont la 5* légère s'empara dans les jours complémentaires de l'an 4. Il fut tué le 20 nivo^e au 5 dans un combat à Minerbe. — Jouçenot, sergent à la 16* légère^

a82 LES FASTÏS

né à'Menet, près de Montîgny. Le 17 messidor an 7, il commandait un détachement ^ avec lequel il attaqua les insurgés napolitains y à qui il détruisit un nombre d'hommes trois fois plus considérable que celui qu'il avait à leur opposer ; il poursuivait ce succès, quand une balle le frappa au cœur. — Raimortd (Jean-]VIarie), dragon au 17* régiment, né à Malpain. Le 18 fiimaire an 4, ce dragon, envoyé à la découverte chargea seul dans un village sur un poste de quarante fantassins commandés par un officier. Cette troupe , épouvantée de tant d'audace , mit bas les armes ; mais en sortant da village avtec ses prisonniers, Raimond, ajusté par l'un d'eux qui avait ramassé, le fusil d'une sentinelle, tomba atteint d'une blessure mortelle. — Piotelat (Claude) , fusilier a la iio* de ligne, né à la Chapelle- Volant (même action que Lauland, poyez Gironde, page 276). — Ecocliard (Claude-Marie), caporal à la 107* de ligne, néàLauset. Le 23 prairial an 7, il pérît après s'être signalé par de brillans exploits. — Brugtvot (Claude), caporal à la 56^ de ligne, né à Saint-Claude. Le 16 germinal an 7, après avoir terrassé plusieurs Autrichiens, et s'être emparé d'une pièce de canon ^ il chargea contre un peloton de cavalerie , et trouva la mort dans cette action. — PUssard (Joseph), fusilier à la gi* de ligne, né à Frontenay. Le 5 vendémiaire an 8 , il se porta seul en avant de la b'gne ^5 tirailleurs, et eut la tête emportée par un boulet au moment où il venait de forcer quatre hussards autrichiens à rendre les armes. — Duïoa (Claude- Marie), sergent à la 62" de ligne, né à Moirans. Le 16 geiminal an 8 , sur les hauteui^ de Savonne , il sVlança le premier dans une redoute, qui fut emportée à la baïonnette. Son intrépidité avait éleclrisé ses camarade»,

DE LA GLOIRE. a83

mais il fut victime de son dévouement. — Boumey (Claude), fusilier au même corps, né à Vaudrey. Le i5 ventôse an 7 , il succomba au pied des remparts de Civita- Vecchia , qu'il escalada Pun des premiers. — Argaud

{Fvaxxcois) j.idem , né à Le 2 frimaire an 5, il

affronta la. mitraille, et s'élança dans les redoutes de Kell, où il fut massacré. — « GaucJie (Sebastien), idem , né à Saint-Claude; Girod (Joseph), idem, né à idem. Le 25 nivôse an 7, ces deux intrépides soldats donnèrent l'impulsion à la compagnie dont ils faisaient par» lie , en abordant les premiers , devant Kell, des redoutes défendues par^ne artillerie formidable.

Landes*

Lalande (Joseph) , sergent-major & la 27* de ligne , né à Hagetman. Le 26 prairial an 8 , ce sous-officier se ^ signala dans un combat en avant de Brandenbourg-sur-« Liler : accompagné de quelques soldats , il se précipita sur une batterie ennemie; mais au moinent où il s'élançait sur les pièces, une décharge à mitraille le jeta sur le carreau. 11 expira atteint de neuf coups tous morlc4s. — Michaudeau (Pierre)^ fusilier à la 17* de ligne , né à Saint Justin. Le 10 frimaire an 5, il escalada l'un des premiers les redoutes élevées pendant le siège de Kell; accueilli à coups de baïonnettes, il fut obligé de battre en retraite, mais il revint à la charge, et perdit la vie dans un nouvel assaut. — Dupoy , brigadier au ai» de chasseurs, né à Tartas. Le 4 ventôse an 5 , ce brave s'était engagé à la poursuite de l'ennemi ; bientôt le son de la retraite lui annonça qu'rl était, dangereux d'aller plus loin; mais Dupoy, n^écoi^tant que son courage, préféra la^ gloire à la vie.

s84 LES FASTES

Ziéman.

Buffet (Claude-François), fusiller i la 107* de ligne, né à Touon. Le Séjour complémentaire an 7, l'intrépide Buffet se signala par des exploita, qui lui valurent l'honneur d'être mis à l'ordre de Farmée. Il périt en rapportant un drapeau qu'il avait pris à l'ennemi. — Recourt (Jacques), sergent à la 3* de ligne, ne à Charlay. Le 13 messidor an 2, ce sous*officier résista pendant trois quarts d'heure à une colonne ennemie , qu'il ar^ rèta à Pentrée d'un défilé. Un instant api^, il iut tué en avant des tirailleurs.

Lioir^et'Cher.

Chapeau ( Pierre ) , fusilier à la 90* de ligne , né à CourbouzonjPfe^^i^ (Jean-Baptiste), idem^né à Savigny. Le 10 vendémiaire an 8, ils chargèrent contre les Anglais, firent un grand nombre de prisonniers , et furent inés en se précipitant au milieu d'un bataillon , dont ils voulaient enlever le commandant.

Loire,

Jacquasson (Claude ) , sergent à la 109* de ligne , né à Rigny. Le i5 ventôse an 7 ^ Jacquasson , malgré le froid le pins vif, se précipita dans le Rhin pour aidgr à la construction du pont d'Almefos ; étant ensuite entré l'on des premiers dans le fort de Lucîsteg, il y fut tué au moment de faire prisonnier le commandant. Cet intrépide sous-officier venait d'être élevé par Massera au grade de sous-lieutenant. *^ Doyat (Louis), grenadier au même corps , né à Roanne. Le i3 floréal an 7 , il se jeta dans la mêlée , d^on il ramena douze pi*isonniers ; sur la fin de là journée, il ftit blessé mortellement. La veille , il avait en nageant- sauvé un canonnier qui ^tait

DE LA GLOIRE. a85

en danger de se noyer. — Lagreale ( Jéan'-Antoine ) , fusilier au même corps , né à Lagrèle. Le i3 septembre 1793 , il eut la cuisse gauche fracturée par une balle; xnais maigre cette blessure , il ne voulut pas quitter le combat» Assis , il fit feu sur l'ennemi , jusqu'à ce que sa dernière cartouche filït brûlée. Le 16 ventôse an 7 ^ il donna de nouvelles preuves de son courage , en coupant ^ sons une pluie de mitraille et de balles , les chaînes du pout-le?is du fort de Lucisteg ; il réussit dans cette entreprise périlleuse, mais il fut atteint d'un coup mo]> tel. — Barouiller ( André ) , chasseur au a* régiment , né à Saint-Etienne. En septembre 1793 , le jour de la prise de Spire parle général Custine, ce soldat s'étant avancé i travers un terrain planté de vignes et entrecoupé de fossâ, chargea seul' contre une compagnie d'infanterie qu'il dispersa après avoir sabré les plus audacieux 5 il périt dans une seconde charge. — Pastiaux (François) , fusilier à la 66* de ligne, né àBonui. Le 2* jour complémentaire an 7^ il défendit avec opiniâtreté une redoute , dans laquelle il était seul de garde : son courage suppléa long-temp» à la force et tant qu'il vécut, l'ennemi ne put pas y pénétrer. — Lamhlot (Philippe) , fourrier à la 62* de ligne, né à Roanne. Le 28 thermidor an 7 , à Novi , il s'était emparé d'une pièce de canon, lorsqu'il eut la tète emportée par un boulet. — /oi/ar£Z( Sébastien) , fusiliejp au même corps, né à Saint-Germain. Le 2 frimaire an 5 , il fut tué devant Kell d^ns une redoute où il s'était

élancé le premier.

Loire {Haute).

Chevallier (Jean- Jacob), grenadier à la 17* de ligne, né à Engeau:^. Le 9 vendémiaire an 5 , pendant la bataille de Biberack ^ ce grenadier se jeta dans la mêlée

â86 LES FASTES

f our arraclier des mains de reimemi nn de ses camarades: •il réussit à le délivrer ; mais Tictime de son dévouement, il resta criblé de balles sur le champ de bataille. — Cou^ deret ( Sébastien ) , grenadier à la 69* de ligne, né à ... Il périt en Egypte , le 3 prairial an 7 , après avoir fait dés prodiges de valeur* Ce brave avait obtenu un fusil d'honneur en récompense de plusieurs actions éclatantes pendant le siège de Mantoue.-*-ilfot^&'/z (Jacques) , grenadier à la 85* de ligne , né â Coujac. En Egypte , on le nomma V Intrépide, et il justifia ce surnom par sa mort. Le ^1 7 ventôse an 7 , il expira sur les cadavres des Turcs que sa bravoure avait immolés. Mantoue, témoin de ses prouesse», lui a vu mériter une arme d'honneur.

Loire - Inférieure,

7rouî//are2 (Sébastien), fusiUer à la44^ de ligne, né à... Posté sur une montagne près deGlaritzen Helvétie, l'ennemi se croyait à l'abri de toute atteinte, lorsqu'un soldat français sortit des rangs et gravit la hauteur à travers les rocher.s en exhortant ses camarades à le suivre; ce soldat était l'intrépide Trouillard , il périt le i3 vendémiaire an 8 , après avoir donné l'élan qui décida de la victoire. — Gauthier ( Lazare ) , fusilier à la io6* , né à Laboulay. Le 37 germinal an 8 , il se dévoua pour sauver son commandant assailli par plusieurs Autrichiens. Aptes avoir fait mordre la poussière aux plus audacieux, il voulut soutenir seul la retraite de la colonne dont il faisait partie , mais il succomba dans cette lutte.-** J^an^to^ (Jean-Baptiste ) , fusilier à la 56* de ligne , né à Nantes. Le 6 germinal an 7 , il reçut neuf coups de sabi*e en se défendant contre six hussards enneopiis qu'il força ù pi^ndre la fuite; il périt dans la mème|ournée en voulant

DÇ LA GLOIRE. 287

s'emparer d'un drapeau. — Goulon ( Louis -Marie ) , marëchal-des-logis au i5^ riment de chasseurs , ne à Missiac j près de la Roche-Sauveur. Ce soùs-officier étant en fourrageuravec un faible détachemefit, fut enveloppé près * de Mortagne par une nombreuse troupe de rebelles; sommé de se rendre , il voulut tenter le sort d'un combat , et quoique ni Ini , ni ks chasseurs qui l'accompagnaient n'eussent leurs chevaux: sellés , ils se firent jour en sabrant tout ce qui s'opposait à leur passage. Le détachement fut sauvée mais l'intrépide Goulon ne survécut pas à cette action, dont l'heureuse issue fut due à sa bravoure. Ce fut le s floréal an 2 , que Parmée eut la ilouleur de perdre un si vaillant soldat. — Buiaur (Ma-* thieu) , sergent-major à la 34® de ligne, né à Guerânde, Placé k l'arrière-garde dans un combat où nos troupes, écrasées parle nombre, se repliaient en désordre, il soutînt la retraite avec quelques soldats qu'il était parvenu à rallier, et à qui il fît partager sa résolution. Après avoir long-temps disputé le terrain pied à pied , il se laissa cerner pour donner à ses camarades le temps de s^éloigner ; lorsqu'il les vit en sûreté , il voulut à son tour faire une trouée ; son sabre d'une main , sa baïonnette de . l'autre , il fonça sur les assaillans les plus rapprochés de lui et en tua plusieurs. L'ennemi admirant les efforts d'un si grandco'urage, et voyant qu'il était impossible que Buisur put échapper , lui o&it la vie s'il se rendait prisonnier; mais ce brave „ rejetant cette proposition, mourut les armes à la main. ( La date de ce fait n'est pas

connue }.

Loiretp

Cheslard{ Pierre ) , chasseui^ au i5* régiment , né à Montargis. Le 37 floréal an 7 , tous les soldats qui ^er-

aéS LES FASTES ^

vaient' une pîèce de canon dans un poste des plus périlleux , étaient hors de combat y lorsque Cheslard et quelques-uns de ses camarades sous les ordres du lieutenant Courroux, accoururent pour remplacer les canon* niers ; long-temps ils firent feu sur l'ennemi et portèrent la mort dans ses rangs 5 mais chargés par uncoi^s nombreux j ils furent sabrés sur leur canon qu'ils ne voulurent pas abandonner. — Baudoin (Hllaire) , maréchaldes-logis au 19* régiment de chasseurs , né à Jully. Le 5 pluviôse an 7, à l'attaque de Naples , il chargea avec trois grenadiers sur une batterie , et réussit à s'emparer d'une pièce de canon. Au moment de la tourner contre l'ennemi, il s'aperçut que l'écouvillon était brisé; aussitôt pour le remplacer , il alla sous le" feu des Napolitains couper un arbre 5 mais à la cinquième décharge , les trois compagnons de sa bravoure furent tués par la mitraille et lui - même tomba dangereusement blessé. Quelques mois après il perdit la vie à la bataille de Novi, où il s'était signalé par les plus brillans exploits. — Ploion ( Nicolas ) , sergent à la 6o* de ligne , né à Orléans. Lcg messidor an 9 , il périt devant Porto-Ferrajo , où, dans une sortie de l'ennemi , il fit seul sept prisonniers. — CAachignon ( Aimé ) , grenadier à la 44* de ligne \ né à Puiseaux. Le 25 pririal an 8 , à Marengo , la division du général Gardanne forcée de se replier était vigoureusement poussée par l'ennemi, lorsque le brave Chachignon , se détachant de sa compagnie avec dix à douze de ses camarades, chargea avec impétuosité sur une colonne qui s'avançait et protégea ainsi la retraite de son bataillon. Ce grenadier contribua à la victoire, mais il mourut atteint d'un coup de feu. — Cheuet ( François ) , fusilier * ï^, 79*> «é à Lay prèsde Beaugency. Le 1" ventôse

an 9,

in g y ce soldat élant de garde sur un navire dont la carraison était destinée à l'approvisionnement de Belle* sle-en-mer y empêcha les Anglais de s'en'i^parer :il tua L cocips de baïonnette les premiers qui tentèrent l'abor* lage et força les autres à renoncer à leur entreprise. Les anglais en se retirant ayant £iit une décharge sur lui, il Lomba atteint de trois balles dans la poitrine, «— Simon [ Louis-Saint) , sergent à la 49^ de ligne, né à Boismorand. Le i4 vendémiaire an 8 , à la bataille de Castric* kum y il succomba en chargeant le premier sur une bat« terie anglaise. — Démet ( Jean ) , fusilier à la 17* de ligne, né i...» Le 27 geiminal an 7 , ce soldat étant en tirailleur , rassembla quelques-uns de ses camarades , en prit le commandément| et les électrisant par ses discours, les engagea à marcher avec lui sur la ville de la Cava défendue par les insurgés. L'entreprise était des plus périlleuses; rien ne put arrêter l'intrépide Démet; il pé-^ nétra de vive force dans la place 5 mais il fut mortellement frappé au moment où vainqueurs les compagnons de sa bravoure s'étonnaient du succès de son audace. — * Agout ( Augustin ) , caporal & la 48*^ de ligne , né à Beaugency. Le 5 prairial an 8 , il se défendit contre un piquet de cavalerie autrichienne, le dispersa, fit des prisonniers, et tomba dans une embuscade en poursuivant les fuyards ; il préféra la mort à la honte de mettre bas les armes.

Lot.

Fmngoux ( Victor ) , sergent-major à la 44* de ligne ^ né à Laferté. Le 24 pluviôse an 8 ^ il chargeait en tète de sa compagnie , un boulet le frappa an moment où il venait de donner l'élan qui décida de la victoire. — Les-:^ • Tom. IIL 19

ago LÉS FASTES

tradé ( Jean) , fusilier à la 17* de ligne, n^ à Candon. Le 2 floréal an 5 , au second passage du Rhin , il saata le premier dans les redoutes ennemies où il përit frappé d'une balle à la tète. — Capoulade (Jean ) , fusillera la 1 10* de Ugoe , né à Daujol. Le 9 frimaire an 9 , il était en sentinelle dans les gorges d'Habach près de-Kelbeim^ lorsqu'il fut chargé par un escadron de houlans | il pouvait se sauver s'il eût voulu battre ei;L retraite^ mais ferme à son poste , il tira sur les premiers assaillans , et leur fit mordre la poussière; il se défendit ensuite avec sa baïonnette et préféra mourir plutôt que de rétrograder.

Jjot^eù'Garonne.

Camel (Paul ) , tambour à la 107" de ligne , né 4 Fi- . tal. Le 1*' messidor an 7 , il battait la charge : un soldat tomba près de lui grièvement blessé : « Donne-moi ton

» » fusil , lui dit-il , que je te venge ». En même-temps , il coucha en joue le colonel ennemi et le renversa de cheval. Camel périt dans la même Journée , après avoir fait admirer sa valeur. — Lai^igeur (Mathieu) , grenadier à la 84" de ligne ^ né à Montflanquin. Le i5 floréal an 8 , au combat de Moeskirch , ce soldat se signala par sa bravoure : au fort de Faction , il eut les deux cuisses emportées par un boulet ; sesl^amarades se pressant autour de lui pour le secourir voulaient l'enlever du champ de bataille : « Laissez-moi mourir ici , leur dit-il courageu- » sèment y et courez à l'ennemi )> . U expira en pronon^ çant ces mots. — Galliné ( André ) , caporal à la i6* légère , né à Marsâc. L'Egypte avait été le premier théâtre de sa valeur: avec neuf de ses camarades on l'avait vu s'emparer à la baïonnette d'une redoute défendue par

f quatre-vingts Turcs. Galliné périt le 12 bi^umaire an 8 y

yGooQle

sous lesmurs d'Âncône, après s'être emparé d'une pièce de canon.

Lozère. .

Tardy (François ), fusilier à la 62« de ligne, né à Longeard. Le 28 thermidor an 7, devant Novî, il chargea sur une batterie ennemie , et s'empara seul d'une pièce de canon après avoir tué ou dispersé les canonniers qui la manœuvraient. Ce brave ayant voulu tenter un second coup de main , fut victime de son intrépidité.

Maine^i-Loire,

Tendron , caporal à la 85® de ligne , né à Saint-Michel. Il rapportait à son corps un étendard qu'il avait enlevé aux mamelucks ^ lortqu'il fut tué le 18 floréal an 7. '^Bourgoin ( Etienne ) , tambour à la 56 • de ligne , né à Saumur. Au combat de Villebœuf en Suisse, ce tambour, s'étant trop avancé dans une charge , tomba au pouvoir des insurgés qui , lui appuyant la baïonnette sur la gorge , voulurent le forcer à crier : Vive Berne ! mais quoique blessé et extrêmement affaibli par la perte de son sang , il ne leur répondit que par ces mots : Vive la République française l qu'il répéta jusqu'à ce que les ennemis , furieux , lui eussent tranché la tête. L'intrépide Bourgoin périt avant d'avoir atteint sa dix-septième annéç, — Marchand (Nicolas), fusilier à la 62*^. de ligne, né à Rablais. A Novi, le] 28 thermidor an 7 , il rame-r nait avec quelques-uns de ses camarades une pièce de canon qu'il avait prise à l'ennemi, lorsqu'il reçut une balle dans le cœur, — Ery ( Louis ), fusilier à la log" de ligne , né à Soullère. Le 16 ventôse an 7 , il entra l'uç des premiers dans le fort de Luciesteig, et renversa une

agii LES FASTES

pièce de canoiî pour empêcher rennemi de Penlever. Le 28 thermidor , il fut blessé mortellement dans le fort de Meyen-Schantz. — Landel ( François ) , chasseur au i5* régiment , né à Angers. Le 6 germinal an 7 , le i5* de chasseurs après une charge des plus brillantes sous les murs de V^érone , se retirait en bon ordre , lorsque Landel et quelques autres, s'aperceyant que leur colonel qui s'était engagé trop avant avait disparu , s'élancèrent de nouveau à travers les escadrons ennemis , et le délivrèrent au moment, où couvert de blessures et démonté , il était entraîné par les hussards hongrois. Landel fit des miracles de bravoure ; mais atteint mortellement, il expira peu d'instans après dans les bras du chef dont son sang avait racheté la liberté et la vie.

Manche.

Simon ( Jean-Baptiste ) , fusilier à la 56® de ligne , né à Soovil. Le 6 germinal an 7 , il s'élança sur une pièce de canon, tua l'un des soldats qui la défendaient et périt victime de son courage. — Loyer [ Robert), fusilier à la 17* de ligne, né à N....> Les insurgés de PAbrouzza Ultérieure , dans le pays de Naples^ avaient formé le blocus delà ville d'Aquilla : dans une sortie qui eut lieu le 18 floréal ah 7 , Loyer se précipita au devant des ennemis qu'il attaqua avec audace. Déjà trois d'entr'eux Paient tombés sous ses coups , lorsqu'entouré de toutes parts,'ilfût" atteint de deux balles qui le jetèrent inort sur le champ de bataille. — Leroy (Pierre) , sergent à la 38* de ligne , né à Gpnneville près de Cherbourg. A l'assaut d^Obéral , le 29 thermidor an «j , ce sous-^-officier marcha le pi'emier contre les batteries ennemies à la tête de la 2* compagnie de grenadiers. Elec-

trisés par son audace^ tous les soldats combattirent avec la plus rare intrépidité : la place tomba en notre pouvoir , et Leroy reçut une mort glorieuse. après avoir contribué puissamment au succès de cette entreprise, — Che^ vrel ( Nicolas ) , fusilier à la 109* de ligne , né à Barenton. Le 23 brumaire an 4, il sauta deux fois dans les retranchemensde l'ennemi et y fut tué faisant des prodiges de courage. — Alix ( Jean ). ( Foy. tom. 2 ^ pag. 242 ). — Cbwë^iZ ( Gabriel ) , tambour à la 4o' demi-brigade, né î« Romagny ;il s'était distingué dans plusieurs affaires , et par des charges audacieuses, avait souvent porté répouvante dans les rangs de l'ennemi. Au passage du Pô, le 17 prairial an S, sa conduite avait fixé les regards du premier Consul qui lui décerna des baguettes d'honneur. Ce brave mourut le 20 messidor an 8, à la suite des blessures qu'il avait reçues à Marengo, où il s'était montré avec son courage ordinaire. — Godet ( Charles ) , cavalier au i7»régiment , né à Cou tances*' Il combattit vaillam^ ment à Wurtzbourg , le 17 fructidor an 4, et parvint à arracher son capitaine des mains de l'ennemi : assailli & son tour, il continna à se battre avec une inébranlable fermeté , et la mort seule put le séparer de celui qu'il avait si généreusement défendu. — Lecomte (Guillaume)', fusilier à la 76* demi- brigade, né à Gourbeville. Attaqué par un corp$ d'Autrichiens, il résista long-temps à leurs efforts et né succomba enfin au nombre de âes blessures qu'après avoir tué deux ennemis et ^n aVoir blessé un troisième , le 1 5 frimaire an 5. — Viel ( PîeiTe ) , chasseur à la 6® demi-brigade légère, né à GoUeville. Au passage du Pô , sous les murs de Pavie , le 16 prairial an 8, ce soldat intrépide se jeta à la nage pour atteindre le premier le bord du fleuve. Blessé d'un coup de feu à

a94 LES FAS'fES

IVpaule j îl n^en continua pas moins son entreprise , et pénétra dans les rangs ennemis où il trouva la mort. — * Lamarche ( Bernard ), ( Voy, tom* 2 , pag. 24:2 y

Marne.

Penhout (Jean-Baptiste), et Maugin ( Claude ). ( JToy. tom. 2 , pag. 2^1 ). — Briffon( Pierre) , fusilier à la 66* de ligne, né à Fou<}ron. Le 21 messidor an 8, il désarma plusieurs soldats mayençais. à Taftaire d'0£FenbacIi près Francfort. Ce brayc, qui avait combattu pendant toute la journée avec un courage héroïque, fut mortellement frappé d'une balle au moment où Faction allait cesser. — Rocket ( Nicolas ) , fusilier à la 66' de li- .gne, né à, Sezanne. Il fut du nombre de ces soldais dévoués qui, le 22 prairial an 2 , pendant le siège d'Ypres, trainèrenl à bras six pièces de 24 pour les mettre en batterie sur une montagne ; cette manœuvre n'avait pu être exécutée par les chevaux. Soixante hommes se présentèrent spontanément et sous la mitraille qui pleuvait de tous côtés atteignirent enfin la plate-forme : c'est là que Bochet fut tué d'un éclat de bombe. — Cadoret (Gabriel), sergent à la 66* de ligne, né à Selles. Le 2* jour complémentaire an 7 , il se signala à l'affaire de Manheim en ralliant à son peloton une troupe dfs fuyards et en soutenant le feu de l'ennemi tant qu'il eut des cartouches. Fendant sa retraite qu'il effectua dansle plus grand ordre , il reçut une blessure dont il mourut à l'hôpital de Landau. — Lefevre ( Antoine ) , hussard au 2* régiment, né à Chàlons. Il était d'ordonnance auprès de Marceau, lorsque pendant l'affaire de Messenheim , ce général fut attaqué par les hussards de Blanckestein. Dans un péril si imminent, Lefevre ne voit que le danger de son chef

DE LA GLOIRE. agS

ot se sacrifie pour le sauver. — Douchy ( Jean-Baptiste ), fusilier à la 90* de ligne, ne à V6-de»Chalilion. Un de ses camarades ayant éié pris par les Busses , il Tola à son secours , le dégagea de leurs mains , et avait fait luixuême deux prisonniers , lorsqu'il fut tué le 10 vendénaiaire an 8. — Bouvet ( Henry ) , brigadier au i3* régiment de dragons, né à livet. Â.u passage du Rhin en Helvétie , le 17 ventôse an 7 , il sauva deux soldats qui étaient sur le point de périr dans les flots, et se noya en s'efforçant d'en ramener un troisième sur le riva-ge. — Morlez ( Jean - Baptiste ) , sergent à la 66* de ligne , né à N.... Le 6 floréal an 2 , il sauta le premier dans la redoute établie en avant de Boesbmck , mit trois Autrichiens hors de combat , et fut tué d un coup de feu. -^ Godière ( Louis ) j fusilier 1 la 66* de ligne, né à Reims. Il était de garde aux équipages, le jour de la victoire de Jemmapes, 6 novembre 1792 : impatient de voler au péril , il se fit relever par un de ses camarades , assista à la bataille , s'y fit remarquer par son courage et fut emporté par un coup de canon. — Bourhn (Louis), fusilier à la 66* de ligne, né à Beims. Iln'était que depuis trois jours sous les drapeaux , lorsque , malgré la défense de ses chefi, il voulut combattre les ennemis de sa patrie : ce jeune soldat fit des prodiges de valeur à Nerwinde , le 18 mars 179?, et resta sur le champ de bataille où son corps fut trouvé haché de coups de sabre. — Lépagnol (Nicolas) , sergent à la 66® de ligne , né à Reims. Il commandait un poste à Manhèim, l'e 2* jour complémentaire an 7 , à la tête de son peloton , ilarrêta long-temps uncorps autrichien et empèdia par sa bravoure qu^une compagnie française ne fût tournée dans sa position 5 mais enfin il fut entou-»

rë de tous côtés , et accablé par le nombre : on lai pro» posait de se rendre , il prëfëra la mort. -^ Gauthier ( Jean ) , né à Couvrot 5 Rossignol ( N. ) , né à Sermaize y tous deux fusiliers à la 66* de ligne : même trait que le précédent.— Gabriel (André) y fusilier à la 79* demibrigade de ligne. Dans un combat qui eut lieu contre les Turcs 9 le 17 ventôse an 7 , dans l'île de la Paix, près de Corfou, Gabriel eut les deux cuisses emportées par un boulet. Malgré une atteinte aussi épouvantable , il continua à frapper de son sabre tous ks ennemis qui l'approcbaient jusqu'à ce qu'enfin ils lui tranchèrent la tète. — Gillain ( Louis ), grenadier à la 17* de ligne, né à Montenay ; frappé d'un coup de canon après le passage de la Sambre, il s'écria : <c Je ne regrette en )è mourant que le plaisir.de combattre auprès de mes )> camarades et d'être utile à mon pays, n^ — Chardonnet (François), grenadier à la i7* de ligue, né à Lazery. Les révoltés napolitains voulaient s'opposer au passage des Français dans le village d'Ârienzo , Char^ donnet encourage ses camarade^ et s'élance le premier en répétant ce cri : En aidant l en avant l Six balles jiercent sa poitrine : il tombe. Nos soldats, animés par ce généreux exemple, s'avancent en fureur : tout cède à leur approche , les insurgés prennent la fîiite. — Lagille ( François ), grenadier à la if- de ligne , né à Poix. Au passage de la Trebbia , le 3o prairial an 7 , ce grenadier ayant voulu foncer sur m\^ pièce russe , fut tué d'un coup de fusil à deux pas de la redoute, — Hu-' itfr^ ( Pierre ) , chasseur à cheval dans le i5* régiment, né à Berberge. ( Même trait que Cheslard ( Pierre) , département du Loiret, pag. 287). -f- Gigot (Jacques), sergent à la 66« de ligne , né à Selles. A l'affaire dt

Manheim, le 2* jour complémentaire an 7 , ce sous-officler ëlectrisa par son courage tous les soldats qui l'en* touraient. Au moment où la mèlëe était la plus sanglante et que la proximité des combattans rendait la baïonnette inutile , Gigot aperçut un de ses camarades périssant sous les coups de sabre d'un grenadier hongrois; mais ne pouvant le sauver , il fond sur l'ennemi et lui fait mordre la poussière ; atteint à son tour d'une blessure mortelle , il s'écrie i J'ai vengé mon frère et je meurs pour la patrie ! — Périnet ( Nicolas ) , caporal à la 66* de ligne, né à VanauU. Le 2* jour complémentaire an 7 , il défendit avec intrépidité la redoute pratiquée on avant de. Neckran ; un pont s'offrait à l'ennemi qui par ce moyen pouvait couper la retraite des Français : Périnet s'attache avec ardeur à détruire ce passage , et malgré une grêle de mitraille qui tombe autour de lui ^ il parvient à le rendre impraticable; mais une balle lui fracassa la tête au moment où il venait d'assurer ainsi le salut de sa compagnie. — Cainusson (Laurent), sergent à la 66*» de ligne , né à Prunay, A l'a£E\ire dé Manheim , le 2* jour complémentaire an 7 , il commandait un peloton de neuf hommes et pendant trois quarts d'heure il tint en échec , au débouché d'un pont y plus de cinquatite Autrichiens ; il défendait encore ce poste avec une vigueur extraordinaire, lorsqu'une balle le frappa dans le front. — Dorigny ( Thomas ) , caporal à la 66* de ligne , né à CoUaine. Les Autrichiens assiégés à Ypres, ayant fait une sortie , le ii prairial an 2 , se dirigèrent vers le poste que commandait Dorigny ; il soutint le feu avec courage , et quoiqu'il n'eût que quatre hommes, il opposa à l'ennemi une résistance opiniâtre, jusqu^à ce qu'enfin manquant de cartouches,

et cerne de toutes parts il chercha à se faire jour à coups de baïonnette. Cette tentative lui coûta la vie, ainsi qu'à deux de ses camarades. — Duchatel ( Louis ) , fusilier à la 66* de ligne , ne à Chigny. Il fut tué à Martion près de Cambrai , après avoir enlevé un poste défendu par douze Anglais.

Marne ( Haute ).

Bruaut{^ Jean - François ) , sergent à la 107* de ligne , né à Neuilly. Ce militaire , qui s'était distingué par une rare bravoure , mourut en combattant vaillamment pour son pays, le 8 messidor an 7. — Vaugieu ( Pierre) , dit Gaudaine , maréchal-des-logîs au 4* régiment des chasseurs à cheval , né à Pressigny. Au passage du Mincio , le 4 nivôse an 9 , il fit quinze prisonniers autrichiens qu'il amena sur les derrières de l'armée; mais désirant cueillir de nouveaux lauriers, il rentra dans les rangs où il trouva un trépas glorieux. — Petà ( Nicolas ) , sergent dans la 3* de ligne , né à Neuilly; Dans un combat près de Sacello en Ligurie , le 25 germinal an 8 , il se précipita dans les rangs ennemis pour animer ses camarades ; mais n'ayant pu être secouru assez tôt y il tomba sur le champ de bataille»

Mayenne.

Grange ( Joseph ) , fusilier à la 4o® de ligne , né à Préampale. Ce militaire, d'un courage à toute épreuve, pénétra plusieurs fois dans la ligne autrichienne , pendant le combat du Mincio, 4 nivôse an g j il y porta la terreur et la mort , ramena un grand nombre de prisonniers et fut enfin victime de sa valeur. — Lévéque ( Michel ) , fusilier à la 76' de ligne, né à Mayen-

ne. Il fttt tué, le 1 1 florëal an 6 ^ à Faffaîre de Ràpperviliers en Helvétie , en sautant sur une pièce de canon dont il voulait s'emparer. — Fouilleul[ Jacques), fusilier à la 60* de ligne , né à Ern^. Les Anglais ayant débarqué à Porto-Ferrajo , Fouilleul se présenta pour les attaquer et se jeta dans leurs rangs avec une audace qui lui coûta la vie. — Martin ( Julien ) , sergent-major à la 44* de ligne, né à Olîvet. Le i5 floréal an 7 , il courut sur deux pièces ennemies , dont il s'empara après avoir mis en fuite les canonniers, et les retourna contre les fuyards sur lesquels il fit de fréquentes décharges. Ce fut à la suite de cette action que Martin reçut la mort. -^ Leroy { Jean ). ( Voyez tom. 2 , pag. 285 ). — Gelu (Jean ) , volontaire à la 64* de ligne, né à Lanbico. Il périt, le 19 germinal an 5 ^ auprès de Brescia , en enlevant un drapeau. — Fou^ quel ( Pierre ), maréchal-des-logîs au i5* régiment des chasseurs, néàN... Dans l'affaire qui eut lieu en Piémont, le 27 floréal an 7 , il attaqua les* ennemis corps à corps, en tua un grand nombre , et se fit remarquer dans la foule par les généraux Victor et Mbreau. La mort le priva des récompenses que sa belle conduite avait méritées.

Meurihe*

Bour ( Joseph) , hussard au 2* régiment , né à Gosselmingen. Le 3 fructidor an 4 , il se précipita dans les rangs ennemis pour sauver le général Mireur , et péiit après l'avoir délivré. — MiUot ( Georges ) , fusilier à la 100* de ligne, né à Flavigny^ ilio^^o/z (Dominique), et cerné de toutes parts , il chercha à se faire jour à coups idem ^ né à Nyoni Le 23 prairial an 8 , ils soutinrent

5oo LES FASTES

un combat contre yingt-sepl dragons autrichiens, en tnèrent sept , en blessèrent un grand nombre et finirent par succomber. -^Pierre (Jean-Chrysoslôme) , adjudant au 8« régiment de hussards , né à Velaine. Le 26 prairial an 8 , ce sou»-officier étant allé porter à un escadron l'ordre de charger vigoureusement, se précipita avec lui sur la cavalerie ennemie , fit prisonnier le colonel du régiment de Huy-Bards de Mazaros , revint au combat se signaler par de nouveaux exploits et fut renversé d'un coup de pistolet qui lui fut tiré à bout louchant. L'intrépide Pierre ne survécut pas à cette blessure. — Parrein ( Pierre) , fusilier à la 97» de ligne , né à Nancy. Le 27 frimaire an 8 ^ il fit prisonniers cinq cavaliers autrichiens, et fut mortellement blessé. — Richard (Jean), grenadier à la 6o* de ligne , né à Gerbevilliers. Le 1 vendémiaire an 8 , il combattit contre les Anglo-Russes avec un courage qui le fit remarquer de toute la dîvision dont il faisait partie. Envoyé en tirailleur, il fit mettre bas les armes à un poste ennemi , et périt en affrontant de nouveaux périls, -r- Simon ( Laurent-Nicolas ) , fusilier au même corps, né à Lunéville. Le 10 vendémiaire an 8 , il fonça à la baïonnette sur une compagnie anglaise dont il enleva FofiBcier; îl mourut des blessures qu'il avait reçues dans cette action. — Nbirclerc (Joseph ) , idem , né à Villancourt. Le 1 1 prairial an 8 , il tomba mortellement frappé en montant l'un des premiers à l'assaut du fort de Bard. — Bêtise (Joseph), idcm^ né à Hingueville. Il fut l'un des quatre braves qui, par une contenance ferme et un feu des plus vifs, arrêtèrent une compagnie anglaise devant Porlo-Ferrajo ,1e »7 fructidor an ^9. Ce soldat retarda la marche de l'en-

DE LA GLOIRE. 5oi

nemî , mais il fut victime de son dévouement.— André ( Pierre ) , idem ^ né à Biderdof. Le 8 messidor an 9 , s'étant trop avancé dans une reconnaissance des positions de reùnemi, il fut cerné par un nombreux détatachement , et se défendit jusqu^à la mort. — Daprin^ pille (Joseph-Louis), soldat au i8* régiment de cavalerie, né à Manoncourt. Le x*' avril 1795 , à l'aflFaire de Suisback , ce brave , renversé par une balle qui l'avait frappé à la tête, rassembla ses forces, fonça sur deux cavaliers autrichiens qui emmenaient son cheval , le reprit après les avoir blessés tous deux , et ne l'abandonna qu'au moment où, chargé par. une cavalerie nombreuse, il expira sous les coups de sabre. — /?ï/^j5e^iqp^( Laurent) , dragon au 17" régiment, né à Niederstenselle. Deux cents hussards de Wurmser tournent pendant la nuit un détachement de vingt-cinq dragons qui marchaient à l'avant-garde : dans ce pressant danger, Hittzencopffest démonté; mais armé de son fusil , il se défend à pied , tue six Autrichiens et en met huit hors de combat. Admirant sa bravoure , FoflScier des hussards leur défend de le sabrer et leur ordonne de chercher à le désarmer; tous alors se jettent sur lui , Hitlzencopff est renversé , mais il résiste encore : cependant on lui arrache ses armes 5 îl est couvert de blessures ; réduit à l'impossibilité de se défendre, il demande la mort , la générosité de l'ennemi se refuse à ce vœu , l'intrépide dragon est enlevé du champ de bataille et conduit à Heidelberg 011 il mourut le 19 pluviôse an 2. — Finance (Pierre) , brigadier au 11* régiment de chasseurs, né à Hatigny. Le 29 germinal an 5 , ou passage du Rhin à Neuwied , le 1 1* de chasseurs eut ordre de charger sur les redoutes ennemies : le brave Finance voulut y pénétrer le premier; il se détacha de son ej-

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3o3 LES FASTES

cadron^ s'élança dans les retranchemens, et fat rat- \ersé d'un coup de feu en s'emparant d'une pièce de canon dont il avait sabre les canonniers. — Thiéhaui ( Pierre), chasseur au 7* rëgiment , ne à Vie. ( Même ac tion que Sucliey et Durit , voy. Âin , pag, 362 ). — Boisset ( Jacob ) , maréchal-des-logis au 12* régiment de chasseurs , né à BheteL Le 20 brumaire an 3 , il chargea contre quatre compagnies de l'infanterie autrichienne et leur fit mettre bas les armes. U revenait triomphant à son corps, £siisant marcher devant lui les vaincus, lorsque l'un d'eux ressaisissant son fusil , lui plongea à l'impro- TÎste sa baïonnette dans le cœur. — T^autrin (Jean-Baptiste ) , caporal à la 44* de ligne , né à Barthlemont. Le 28 thermidor an 7 , à la tête de quelques-uns de ses camarades , il pénétra le premier près de Silbrouck dans une redoute défendue par deux pièces de canon, dont il réussit à s'emparer. Ce caporal périt à Marengo où il se signala par une éclatante bravoure. — Mengin (François ) , fusilier au même corps , né à Boubal. Il était entré le premier dans le village de Schoendem en Helyétie , défendu par les Russes, et leur avait pris deux pièces de canon, lorsque s'étant trop engagé à la poursuite de l'ennemi , il fut blessé mortellement le i3 vendémiaire an 8. — Friand (Joseph), idem , né à Dienze. Le 5 Tendémiare an 8, il décida delà victoire en donnant l'élan à ses camarades i mais il mourut avant la fin de la journée, — Simon (Grégoire) , sergenl-majorà la io6* de ligne , né à Saint-Clément Pendant l'attaque des DeuX'Frèree , le 10 floréal an 8 , il gravit la montagne, et assomma sept Autrichiens ayec la crosse de. son fusil j mais dans ce combat son arme s'étant brisée , il poursuivit l'ennemi en lui lançant des pierres. Cinq heu-

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res après , il aborda des premiers la position et fut tué au pied des redoutes. — Romère (Auguste), grenadier à la 49* de ligne ^ né à Blamont. Le 24 fructidor an 7, il sauta le premier dans les retranchemens anglais, où il fut mortellement blessé. — Gommier ( Nicolas-Georges ) , grenadier au même coi*ps, né à.... Le 3* jour complémenlaire an 7 , il s'empara seul d'une pièce de canon et fit plusieurs prisonniers russes qu'il força à la traîner; il ramenait sa capture , lorsqu'il fut renversé par une balle et expira bientôt après. — flatteur (Claude) , caporal au même corps, né à Vitrimont. Le i4 vendemiare an 8 , il perdit la vie à Castrickum en se précipitant dans la mêlée pour arracher son capitaine des mains de l'ennemi. — Frantz ( Antoine ) , fusilier à la 17* de ligne, né à Alt-d'OrflF. Le i'^^ messidor an 7, pendant la bataille de la Trebbia , il déploya le plus grand courage. Après avoir fait dix-sept prisonniers, il eut la cuisse droite coupée par un boulet; ses camarades voulaient le transporter à l'ambulance: « Laissez-moi , leur dit-il, que je » respire la fumée du canon , je veux mourir ici pour » être témoin de la victoire ; courez la remporter. » Les soldats qui l'entouraient insistaient pour qu'il se laissât enlever ; il recueillit alors ses forces et se mit à entonner l'hymne national : AUona, enjims de la patrie , etc. Aux accens de ce brave , tous volèrent au combat en répétant en chœur : Allons y erijuns de la pairie. Ce chant leur inspira des prodiges de valeur ; mais taudis qu'ils faisaient de l'ennemi un horrible carnage , Pintrépide Frantz , heureux d'avoir enflammé leur courage , expira en prononçant ces mots chéris : f^îpe la liberté! — Tacon ( Nicolas ) , idem , né à Lunéville. Le 10 germinal an 7 y à Aquilla dans le . paya de Naples , il se porta

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5o4 LES FASTES

en ayant de sa compagnie , chargea à la baïonnette contre les insurgés et en tua un grand nombre. Vers la fin de Taction , îl fut atteint d'une blessure mortelle , et mourut sur le champ de bataille en criant : T^ive la République! — Delauzet ( Louis ) , fusilier à la 62* de ligne , né à Vieville. Le 26 yentose an 7 , il fut massacre k T0I&, par les révoltés romains, dans une redoute où il s'était élancé le premier. — Courriaux (Nicolas) ,serjgent-major au même corps , né à Vaudîère. Le 22 germinal an 8 , il se signala par les plus brillans exploits et succomba dans un assaut sur la montagne de la Victoire. — Deloy ( Charles ) , grenadier à la 37" de ligne , né à Lunéville. Le iîS messidor an 8 , à la prise de Fîissen , il avait chargé seul contre les batteries ennemies, et s'était emparé d'une pièce de canon , lorsqu'il eut la tête emportée par un boulet.

Meuse.

Pieddefer (Jean-François) , sergent à la io4* de ligne, né à Dombrun. Le 17 messidor an 7, il porta les premiers coups de baïonnette et fit prisonniers treize grenadiers autrichiens. Le 12 brumaîi'é an 8 , il chargea avec intrépidité contre une compagnie dont il prit le capitaine et cinq des soldats qu'il ramena à l'état-major. Le 27 gei^ minai même année , il se précipita à plusieurs reprises dans les rangs ennemis , et animant ses camarades du geste et de la voix , malgré la mitraille et les balles , il se présenta le premier à Tattaque de la redoute espagnole en Ligurie ; il allait y pénétrer , quand une balle l'atteignit au cœur* — Pigùurot ( Joseph ) , fusilier à la 3« de ligne, né à Bembervillet. Il s'était avancé seul dans l'intention de surprendre un poste ennemi ; déjà il avait

égorgé

DE LA GLOIRE. 3o5

égorgé la sentinelle et cînq soldat^ , lorsqu'il fut lui-même surpris par une patrouille nombreuse qui ne lui fit pas de quartier. Ce brave pérît le 8 floréal an 7. — Saucourt ou Jaucourt (Jean-Baptiste ) , dragon au x«' régîmenjt , pé à Bouvroy. Blessé mortellement , le commandant de l'escadron , dont il faisait partie , allait être &it prisonnier ; il se précipita dans la mêlée pour l'arracher das mains de l'ennemi ; mais accablé par le nombre , il fut bâché à coups de sabre le 6 germinal an 7. — Halloi ( Jean-Sylvestre ) , idem ^ né à Vadouville. Le 27 thermidor an 7, il força trois lignes d'infanterie et de cavalerie ennemies, et pénétra seul dans la place de Schwitz, dont il alla sommer le commandant ; cette audace lui coûta la vie. — Blot ( Nicolas ) dit le Philosophe , brigadier au même corps, né à Chalaine. Le 10 vendémiaire an 8, au combat de Muthertald , il avait enlevé du milieu def leur troupe» deux ofiBiciers russes et les ramenait prisonniers , lorsque ceux-ci, craignant sans doute de sa part quelques mauvais traitemens, lui offrirent leur bourse : « Je n'ai pas besoin » d'argent pour être humain , leur dit-il : vous êtes cap- » tife et malheui'eux ; Je serais honteux de vous faire » acheter les égards que je dois à votre position. )> Les deux officiers ne pouvaient pas comprendre que tant dti générosité existât dans le cœur d'un soldat ; pénétré» d'admiration et émus jusqu'aux larmes , ils voulaient lui baiser les mains : « Que faites-vous ? leur dit-il ; un vé^ » publicain n'est pas accoutumé à de pareils hommages y » embrassons-nous comm^ frères 5 de braves gens doivent « être sans rancune après le combat. Voyez , messieurs , 1% ce charap^ de bataille arrosé du sang des guerriers que i> la mort a frappés dans tous les rapgs, ces cadavres de » généraux et de soldats entassés pèle - mêle , tout cela Tom. III. 20

5o6 LES FASTES

» ne prouve-i-il pas que nous sommes ëganx? U n^y ii » que chances à la guerre; aujourd'hui c'est votre tour, >» demain ce sei*a le mien ». Les deux officiers embrassèrent le dragon , qui y avant d'arriver au quartier-général , partagea avec eux sa ration d*eau-de-vie , et revint se signaler par de nouveaux exploits ; inais sa dernière heure était sonnée: sur la fin de la journée , il fut blessé mortellement. Ce sous-officier avait été dans son régiment im modèle de bravoure et de sagesse y il fut généralement regretté. — Joty (Joseph), brrgadier -fourrier au même corps que le précédent , né à Danville-aux-Forges. Au pasâage du Mincîo y le 5 nivôse an 9 , il se signala dans plusieurs charges et reçut une blessure mortelle après avoir fait huit Autrichiens prisonniers. — Hue ( Jean- Baptisle), maréchal-des-logîs-chef au 8* régiment de hussards , né à Dagny. Le i5 floréal an 8, à l'affaire de Stockach^ il chargea à la tète d'un peloton sur un bataillon d'infanterie flanqué de deux pièces de canon dont la mitraille portait la mort dans nos. rangs. La petite troupe qu'il guidait fut un instant ébranlée par le feu d'une épouvantable mous(|ueterie; au milieu de ce danger, Biie s'élança avec intrépidité y fit mettre bas les armes à deux cents hommes , sabra les canonniers et les força à abandonner leurs pièces ; mais les hussards n'arrivèrent pas assez promptement pour profiter de la terreur des enneinis , qui ressaisirent leurs armes , et massacrèrent le vaillant sous-officier dont l'audace les avait épouvantés. — Laboureur ( Gervais ) , fusilier à la gi* de ligne , né à Syvry-sur-Meuse. Le 22 messidor an 8 , ce soldat , étant à la poursuite de l'ennemi à travers les rochers des montagnes âe Fiissen, tomba dans une embuscade d'où il réussit à s'échapper après ayoir tué un officier et deux

vGooqIc

grenadiers hongroic. Un instant après il fut enveloppé par un détachement nombreux; il se défendit avec courage ; mais après les efforts les plus héroïques, il succomba. — Richard ( Georges ) , sergent-major des gre*nadiers à la 79% né à Bar-sur-Omain. Le 3 brumaire an 7 y il escalada le pi-emier la tour de Busintram dans la mer du Levant , et fut tué par les Turcs qui la défendaient. — Gérard (Nicolas), fusilier à la 17* de ligne , né à Lion. Le 4 nivôse an 7 , il exhorta ses camarades à atlaquer avec lui le couvent de Fopoli dans lequel l^s Napolitains s'étaient retranchés : il réussit dans cette entreprise ; mais après avoir donné Fexemple d'une bra^ Yonre , qui décida du succès de Tassaut , il mourut des nombreuses blessures qu'il avait reçues dans celle action. •— Etienne ( Dominique) , volontaire à la i5^ de ligue , né à Vertuzet. Le 19 floréal an 8 , il avait foncé seul sur une batterie ennemie , et s'était emparé d'une pièce d'artillerie , lorsqu'il fut chargé par un escadron ; sommé de se rendre , il résista avec opiniâtreté , et ne cessa de combattre qu'en perdant là vie. — Rose (Claude), chasseur au i5* régiment, né i Hérissé-la-Grande. (Même action que Cheslard, voy. Loiret, pag. 28; )• Mont-Terrible.

Fridelance, grenadier à la 49* de ligne , né à Beaufort. Le 8 octobre 1792, à la bataille d'Hundscoote, il avait reçu trois blessures : ses chds le pressaient de se retirer. «Me retirer! leur dit-il; jamais ; je me battrai tant « qu'il me restera un souffle de vie. » Ce brave tint parole; il fut atteint d'une balle aux premiers rangs ,«t expira l'instant d'après.

Morbihan.

Remeur (Joseph), chasseur au i5« régiment, né à Heu-'

So8 LES FASTES

nebon. (Même action que Lopin, voy. Côte-d*Or, p. a65). — Pervers ( Guillaume )) fusilier à la 66*" de ligne, né à Lignol. Le a* jour complémentaire an 7, devant Manheim, ce militaire, défendant avec une ardeur incroyable une redoute que letf Autrichiens voulaient empoiier d'assaat, ne s'aperçut point qu'il était cerné de tontes parts* Som-r mé de se rendre, il répondit à coups de fusil, et se battit jusqu'à la mort. — Pourchasse (Yves), idem , mé i Fleurdutte. Le 2* jour complémentaire an 7, à Manheim, il chargea contre la cavalerie ennemie. Enveloppé par sept hottlans , il en tua deux | en mit un hors de combat, en ramenait un quatrième prisonnier ^ et avait dispersé les autres, loi^squ'il fut coupé en deux par un boulet. — Z^§tzZ (Jacques), idem, né à Saint-Fiacre. Le 2* jour complémentaire an 7, un peloton ennemi enlevait le dra« peaîi de la 66^. Légal , avep deux de ses camarades, le sergent Benoist et le brave Pajeot, firent, serment de le reprendre ou de mourir; ils se précipitèrent en furieux sur les Autrichiens; mais leur courage fut impuissant contre le nombre : ils furent massacrés. — Doi^t (René), idem, né à Prcsjean. Le 2® jour complémentaire an 7, à Manheim, s'étant avancé en tirailleur avec trois de ses camarades, il avait chargé contre les houlans, en avait mis plusieurs hprs de combat , et avait fait mordre la poussière à l'un d'eux , lorsqu'il se sentit frappé d'une balle. « Mes amis, dit-il alors aux trois braves qui l'accompa- » gnaient , je sens que je n'en reviendrai pas; voici mes » deux montres et ma ceinture, je vous les donne , buvez » à ma mémoire; et &x quelqu'un vous demande de mes » nouvelles, dites que je suis mort avec le regret de n'a- » voir tué qu'un des enneinis de mon pays. » Il expira çii prononçant ces mots. — CJonfiart (Grégoire), idem,

DE LA GLOIRE. Sog

txé à NardeTÎhne; Moeveux (Joseph-Pierre), idem ^ ne à Plumergeai. Le s* jour compk^mentaire an 7 , à Man-* heim , cinq braves de la 66^ furent cernés dans un retranchemient. Somm^ de déposer les armes, ils résistèrent avec une opiniâtreté sans exemple. Les Autrichiens ^ furieux de ce qu'ils avaient immolé plusieui^ des leurs , les taillèrent en pièces. Conflart et Mœveuji étaient du nombre des cinq. Leur courage était digne d'un meilleur sort. — Philippe (Joseph ) , idem, né à Kerveleu. Le a* jour complémentaire ^^ '^ y après avoir , par des prodiges de Taleur , arraché des mains de Pennemi un caporal de sa compagnie , il se précipita au milieu des hussards autri* chiens , pour délivrer un de ses camarades qu'ils emme«* naient prisonnier. Il périt victime de son dévouement. — LegouUrecq ( Joseph). ( Voyez son action , tora. 2 , pag. 282). — Légal (Pierre) , fusilier à la 56« de ligne, né à Hentlebon. Le 12 frimaire an 5, il sauva d'une surprise les redoutes avancées du fort dé Huningue, et fut tué en les défendant avec le plus grand courage. — Chaudelet ( Pierre) , caporal à la 17* de ligne, né à Noyat-MarailloL A Benevento,' il commandait un poste de huit hommes. Enveloppé par quatre cents brigands , il chargea le premier à la tête de sa petite troupe, et réussit à s'ouvrir un passage. Dans ce combat contre des forces si supérieures , il fut atteint d'une balle, et mourut des suites de sa blessure, le 1" pluviôse an 7. — Edée (Michel), chasseur au 1 5« régiment , né à Carentoire. Le 27 floréal an 7 , il était seul à la garde d'un canon. Attaqué par un peloton ennemi , il se défendit avec tant de vigueur et d'opiniâtreté^ que nos troupes , qui étaient à une grande dîs^ tance , eurent le t«mpa d'alnriver pour dégager l'intrépide chasseur et la pièce que sa résolution avait préservé*.

3id LES FASTES

Edée , coutert de blessures , ne surt^çut pas à celte àctioB. — Corhet (Joseph), idem^ né à Lorient. Le 29 août 1793 y il chargea contre deux cents rebelles Vendéens, les dispersa, et les força d'abandonner un convoi de poudre qu'ils conduisaient d'Hennebon à Auray. Quoique atteint de plusieurs coups de feu , ce brave eut encore la force de se diriger avec sa capture sur lé quartier-général ; mais , a peine arrivé, il expira. — Ropert ( Jacques ). ( f^oyez son action, tom. 3 , pag* 28 1 ).

Moselle.

Sellier (François). ( f^oyez son action, tom. 3, pag. 280) ; Steffen (Henri). ( Voyez idem , pag, 281 )j NoU ( Nicolas), hussard au 2* régiment, né à iSaralbe; fVehl ( Georges ) , idem, né à Steinbach. Le 2* jour complémentaire an 7 , à l'affaire de Manheim , ils percèrent deux lignes de grenadiers hongrois ^ pour aller s'empai^er d'un colonel autrichien, et périrent au milieu des rangs ennemis, où leur extrême bravoure les aVait entraînés* — Bech ( Jean ) , brigadier au 18** régiment de cavalerie, né à Grosredergring. Le 27 floréal an 7, au combat de la BoiTnida, ce soua* officier, marchant en éclaireur avec quelques cavaliers, rencontra l'ennemi, soutint le choc contre un nombre vingt fois supérieur, et tomba percé de balles. — TViiWer (Nicolas), brigadier au 12* régiment de chasseurs , né à Guermanche. Le 2 germinal an 7 , ce brigadier, chargé d'une mission, du succès de laquelle dépendait le salut de deux escadrons et de deux demi* brigades, affronta les plu§ grands: périls. pour s'en acquitter. Après avoir réussi, il revenait ^vec des dépèches ver* baies de la plus haute impof'tancg, quand il fut rencontré par une piitrouille tonemie» Enveloppé., il se dé-

DE LA GLOIRE. 3u

Rendit avec opjniâtretié, jusqu'à ce que, grièvement blés* $ë, il tomba de cheval, et se vit réduit à l'impossibilité de continuer une résistance des plus héroïques. On voulut alors le forcer de révéler les ordres qui lui avaient été confiés ; mais il préféra mourir plutôt que de livrer son secret. — Martin (Jean-Baptiste),, sergent à la 17* jde ligne , né à Myly. Le 10 frimaire an 5 , tandis que les Prussiens faisaient le siège de Ke)l^ ce sous-ofBci^r, ac<r compagne de quelques-uns de ses camarades , se porta en avant de sa compagnie , poursuivit les assiégeans jusques dans leurs retranchemens, et leur enleva deux pièces de canon. L'ennemi s'étant présenté en force pour les reprendre , le brave Martin aima mieux périr que de les abandonner. — P^alentin ( François) , sergent à la 1 o* de ligne, né à Montre-Sienne. Après s'élre signalé par sa valeur à l'armée du Rhin et à celle de la Moselle , où son sang avait plusieurs fois glorieusement coulé , il s'immortalisa en Italie, notamment pendant la première et la SO"^ conde attaque de Saint-Jacques, en Ligurie. Deux fois il s'était élancé danâ les redoutes où^ le 29 gei'minal an 8, il iîit enseveli au milieu des ennemis que sa bravoure avait immola. — Danner (Jacob.) , iusilier à la 37^ de ligne , né à Verbat. Le 25 floréal an 7, au combat de Davos , dans le pays des Grisons , il fit . vingt-deux prison^ niers , et fut tué en se précipitant , pour la troisième fois^ dans les rangs de l'ennemi. -»-^ Meêsmger (François), carabinier à la 5* légère, né à Bergue*^Tange. Lé 29 fructidor an 4 , la garnison autrichienne de Mhntoue , ayant fait une sortie | se dirigeait sur. Governolo, lorsqu'un sol^ dat ibnça vers une des batteries qui protégeaient sarmanche^ et s'empara.de deux pièces decanon, après avoir tué ou dispersé les canonniers qui lesiinanœuvraient. Ce sol-

5ia LES FASTES

dat se nommait Messinger ; il fut moiiellement blessé dans cette action. — Co&w (Nicolas), chasseur au 2i* régiment , hé à Clouanges. Le 25 prairial an 8 , îl se laissa entraîner par son aixlear à poursuivre l'ennemi , et fut cerné par un peloton autrichien; il se fit jour, eti sabrant tout ce qui s'opposait à sonpassage; mais, en arrivant pi^cs de ses camarades , il tomba noyé dans son sang, et expira sur-le-champ. Cet ihtirépîde chasseur avait: reçu vingt-sept coups de sabre, et un Coup de feu lui ^vait traversé le corps.'

• the^ (Deux-).

Peiers (Jean-Bapliste) , dragon au !•' régiment, né h Anvers; mort à l'afiairè d'Ingeltingen, en protégeant la retraite de deux pièces de canon.

.1 , Nièvre.

Gmyffrdi (Philippe), grenadier à la 76^ de ligne ^ né à Bracfay. Il combattit, le i3 floréal an 6, contre les X'évoltés de Schwitz , et reçut la mort, après, en avoir mis plusieurs hors de combat. — Planchard ( Jean ), fusilier dans la 5^ de ligne, néà la Charité. Il sauta dans les re- Iranchemens de Kell^ le 10 nivôse an 5 , et y périt glo-rieusément* — TAeVenb/ (I.aaare), fuiilier dans-la 44*

de ligne, né àN ll^ut mortellement frappé^ le 21

ventôse an 7, en se précipitant le premier sur un poste aiitrichien. — Chanial (Denis) , fusilier à la 17* de -ligne i né à la Chapelle. Lorsque la division Duhesme quitta les hauteurs de Ober-Medlingen , en Souabe, elle fie vit obligée de battre en retraite sous les yeux de Fenne- ■mi. Sa marche, qui dura plus de dix heures, fut inquiétée par «ne fusillade des-plus vives. Chanial'^ voiulant an^er les pi ogres des Autrichiens , coupa ]ep<mrt qui avait ^erri'

DELA GLOIRE, 3i5

de passage à ses camarades ,- et perdit la vie en se dévouant à leur salut, le 24 thermidor an 4, — Morlet ;( Jean ), fusilier a la 17* de ligne, né à Champagne. A la bataille de Bibrac, 9 Tendëmiaire an 5, pendant la reti^aite de Moineau, Morlet chargea avec coui*age les batteries de Pennemi j et fut tué sur le champ de bataille. — Truchot ( Jean -Baptiste ), fusilier à la 17** de hgne, né à Villiers, Le 4 nivôse an 7, il entra le premier dans le couvent de Popoly, défendu avec opiniâtreté par les Napolitains ^ et fut tué d'un coup de feu. --^Legaré (Jean), soldat à la 85^ de ligue, né à Magny. Il défendit long^ temps, avec courage, une redoute attaquée par les Turcs ; mais, voyant qu'elle allait tomber en leur pouvoir, il se fit sauter en mettant le feu à la poudrière , i4 fructidor an 7. — Bachelin (Pierre) , fusilier à la loo*' de ligne, né à Maix. Il fit, contre la cavalerie autrichienne, une vigoureuse résistance j et périt, le 2l5 prairial an 8 , après avoir abattu à ses pieds un ^and nombre d'ennemis.

Nord*

P^owje(Joseph), hussard au 2^ré^ment,lié à Valenciennes. Le 1*' floréal an 5 , il attaqua , eu «milieu de son peloton;, un officier ennemi, et fut mortellement frappé. .—- ^c^<i2ar^( Julien), fusilier a la 90^ de ligne, né à Chereng» Il poursuivait les Anglais en déroute, lorsque, voulant s'emparer d'une pièce de canon-, il fut tué, le 10 vendémiaire an 8. — > Dégord ( Joseph) j fusilier à la 54* de ligne, né . à Pépincourt. Le. 3"* Jour .complément taire.an 7 , il pénétra le premier dans une redoute dont ihparvint à cha^^r. l'ennemie, Dégord périt dans cette action, -n- i?w>awcAe//e (PaulJ,: grenadier dan» la.6o* de

5j4 Les fastes

ligne, né h Lille. Il reçut la mort, le 5 nivôse an 9, à Paltaque de Vallegîo, dont son, courage assura la prise. — Billiow ( Jean Wiroc ) , fusilier dans la 60* de ligne , né à West-Capel. Tué en Hollande, le !•' vendémiaire an 8, en se livrant, avec trop d'ardeur, à la pour^ suite de l'ennemi. — Castelle (Adrien) , dragon au 1" régiment , né à Valenciennes. A. la bataille de Marengo , 25 prairial an 8 , il fit mettre bas les armes à quarante grenadiers Hongrois qu'il conduisit au quartier-général. Il rentra dans les ra^igs, et fut tué peu de temps après. — Paremani (Pierre-Joseph), brigadier au 2" régiment des chasseurs à cheval, né à Vazennes. Au combat de Bisch<willer , le 18 octobre 1793, il défendît, contre les Autrichiens, le passage d'un pont. Cerné par une troupe vingt fois plus nombreuse que la sienne , il résista avec opiniâtreté , donna à ses camarades le temps de se mettre en défense, et mourut percé de mille coups.

Oise.

Riclmrd (Jean-Louis), sergent à la i5** de ligne, né à Noailles. Ce courageux sous-officier, qui s'était immortalisé devant Jàffa , fut tué au siège de Saint-Jeand'Acre, le 20 floréal an j.— -Molière ( Charles - François) , fusilier à la 98^ deligne , né à Golancourt , îi faisait partie d'un détachement de douze hommes chargés de l'escorte de plusieurs voitures de munitions de guerre. Ces braves , attaqués au détour d'un bois par un parti de hussards , fii^nt si bonne contenance , que les ennemis, forcés « d'abandonner leur proie , laissèrent sur le ichamp dd bataille un grand nombre de leurs morts. Matièi^e^ ^entraîné alors par son courage, les poursuivit à toute outrance /et. périt dans une latte que son

DE LA GLOUIE: 5i5

isolement rendait trop inégale. — Decoudun ( Jacques) , cavalier au 17» rëgimeut , né à Augeconit. II fut tué par un boulet, le 18 mars 1793 , en sauvant une pièce de canon qui était tombëeau pouvoir de Pennemî. — Dereux ( Jean -> Baptiste ) , fusilier dans la 60* de ligne , né

à N Le 21 prairial an 8 , il se porta avec une pa-

frouille'sur le glacis de Pizzighitone , et fut tuë parle feu de la place. — Décome , fusilier à la 60* de ligne , ne à Lille. Les Français , assièges dans Porto-Ferrajo , firent une si vigoureuse sortie , le 19 vendémiaire an 10, que les Anglais prirent la fuite , et se rembarquèrent en désordre. Décorne s'attacha à les poursuivre , et , se laissant emporter par la fougue de son courage , tomba au milieu de la foule ennemie où il fut immolé. — Grimard (Nicolas ), chasseur à cheval dans le la* régiment, né à Bavay. Le 12 floréal an 7 , Grimard , étant posté en tirailleur , aperçut un ofBcier-général autrichien , qui , accompagné d'une faible escorte , s'approchait de l'armée française , pour en observer les mouvemens. 11 fondit audacieusement sur lui , et le renversa d'un coup de sabre ; mais lui-même reçut à l'instant une blessure uiorielle. — Z>«rc& (Dominique), sergent à la 107* de ligne j Délaye (Louis-François-Joseph) , et Swinden ( Alexandre) , né à Stenewerezk , caporaux dans le même corps. Ces trois militaires , après s'être distingués par d'éminens services , et avoir donné les preuves d'une éclatante bravoure, trouvèrent au champ d'honneur une mort glorieuse. — Ccz/zo^ (Amand) , cavalier au i6* régiment, né à Solem. Il chargea contre six hussards autrichiens/ pour dégager un de ses camarades , et ne périt qu'après avoir donné la mort à deux ennemis. • -^ Boursier (Louis), cavalier au 17* régiijienl, né i Remy. Seul,*

5x6 LES FASTES

il combàltit contre un peloton ennemi. Suppléant à la force par la valeur et Tadresse , il rendit longtemps la lutte indécise. Déjà même il était parvenn à terrasser plusieurs de ses adversaires quand, épuisé de Êitigue et sans espoir de secours , il succomba enfin. Cette action brillante eut lieii à Samar , le 23 mai 1793. — Sènémànt ( Bernard ) , grenadier à la 66« de ligne , ne à Etoui. A l'affaire de Manheim , 2** jour complémentaire an 7 , il tua un autrichien^ en blessa plusieurs et fut atteint mortellement d'une balle , après avoir sauvé deuK de ses camarades des mains de l'ennemi. — Todard (Antoine), caporal dans la 6o* de ligne, né à Bévîlle- Salnt-Lucien. Même trait que Décorne , page 5i5, — Converchel (Antoine), fuisilîer dans la 44" de ligne , né à Ficloix , mort , le 5 vendémiaire au 8 , à la poursuite de l'ennemi qu'il avait puissamment contribué à mettre en déroute. — Gos9€t (Julien ) , caporal dans la i07» de ligne ; né à Beauvais. Il périt au champ d'honneur , le 5^ joux pomplémentairè an 7 , avec la réputation d'un brave. — Delasalle , grenadier à la ég* de ligne , né à Livry. A l'affaire d'Alkmar, 10 vendémiaire an 8 , il se fit remarquer par son intrépidité. Blessé sept fois, il refusa çonstamihént de quitter son poste , et y trouva une mort glorieuse. — Ztevasseur ( Antoine ) , fusilier à' la 58" de ligne , né à N.. .•!... Il pénétra sous le feu de l'artiUerie du fort de B^rd , dans la petite cité du même nom, y cji^ploya un grand courage contre les Autrichiens qui tiraient ;çuv lui presque à bout portant et y reçut la mort, le 3 prairial, an 8^ — Delamare ( Pierre ) , tam^ bour dans la i3« de Jigne, né à Hodène-l'Evêque. Au siège de jaffa , le 17 ventosç gn 7, il saisit une échelle, la dressa contre les murs, sous le feu de Ja" nax)usquelerie

DE LA GLOIRE. 5i7

ennemie , et fut percé d'une balle en montant à Passant. — Dehaitre ( Pierre ) , sergent dans la i3* de ligne , né à Bouillant. ( Même action que le précédent ). ^ Leriche ( François ) , grenadier à la i3« de ligne , né a Bréale. Ce soldat intrépide s'était distingué à JafiPa où il avait obtenu un fusil d'honneur ; de nouveau^ exploits ajoutèrent à sa réputation : il périt devant Saint-Jean- d'Acre le 20 floréal an 7.

Orne.

Péchard ( Jean*Louis ) , grenadier dans la 83® de Ugne, né à Saint-Eugène. Il fut l'un de ces quatre grenadiers qui^ étant placés en tirailleurs , le 24 messidor an 8 , se réunirent et chargèrent ensemble un peloton de cavalerie ennemie qu'ils forcèrent à battre en retraite. Blessés à mort quelques instans après par une décharge de mitraille y ils tombèrent tous quatre sur le chainp de bataille. Leurs camarades accouraient pour les secourir: C'en est fait , dirent-ils , vos soins sont inutiles ; rnav" chez à notre plaee àla poursuite de V ennemi y et \\s expirèrent, — Courtin (Jean ) , fusilier à la 90^ de ligné , né^ à Laigle. 11 mourut le 10 vendémiaire an 8 y après avoir défendu vaillamment une dune qui assurait la retraite des tirailleurs français. — .Bourdon (Pien*e-M^ rîn ) , fusilier à la 90* de ligne ,• né à Genetay . Posté en tirailleur, il avait déjà fait plusieurs prisonniers, lorsqu^il fut tué le 10 vendémiaire an :8. — £ocAo;z (Nicolas), sergent dans la 1 io« de ligne , né à Gouville; Ce sousofficier gravit l'un des premiers le Simplon , le 24 prairial an 7 ; il débusqua seul un poste établi sur le revers de la montagne , et fut renversé d'un coup de feu pen-^ dant qu'il luttait corps à corps avec un des insurgés les plu« redoutable»

5i8 LES FASTES

Ourthe.

Marquai ( Joseph ) , volontaire à la 56« de ligne , né i Saive. Un boulet lui emporta la cuisse , à la bataille de Moeskirch, en Souabe, le i5 floréal an 8. Prêt à rendre le dernier soupir , il recueillit ses forces , et s'écria : f^ive la République! Son frère qui combaltaît près de lui , s'empressa de le secourir : Laisse-mol , lui dit-il , et va au champ d'honneur ou t'attendent tes camarades.

Pas-de-Calais.

Samhor ( Jean-Baptiste ) , sergent de grenadiers à la 3 06* de ligne, né à Calais. Ce militaire avait un grand courage et une force prodigieuse. Quand il se trouvait en présence de l'ennemi , il saisissait son arme par le canon , et , frappant à coups de crosses , il jettait dans les rangs la terreur et la mort. Le 10 floréal an S , son audace leporta au milieu d'un corps ennemi où , comme à son ordinaire , il fit un affreux carnage. Entouré de tous côtés y il opposa partout une résistance vigoureuse. Prêt à succomber sous le nombre , il voulut Vendre chèrement sa vie , et lorsqu'enfin un coup de feu l'eut précipité sur le champ de bataille , ses adversaires , en comptant leurs morts, déplorèrent leur -nctoire.— Goudem>au (André), sei^gent de grenadiers de la 79* de ligne , né à Barly. Il mourut , le 1 1 ventôse an 7 y à Saint-Salvador , près Corfou , en défendant avec opiniÂtreté une brèche par où les Russes et les Turcs réuni* voulaient pour la troisième fois pénétrer dans le fort.— Gilles ( Thomas) , grenadier à la 79^ de ligne , né à Saint* Lcu. Pendant la bataille d'Isny , 4» jour complémeutaii^ an 4 , Gilles, se voyant près de tomber dans les mains

des Autrichiens , se prëcipite ^11 milieu de leurs rangs y donne la mort à deux ennemis y et continue à combattre jusqu'à ce que lui-même succombe à ses blessures. — Pauquet ( Georges ) , fusilier à la 1 4* de lîgiie , né à Aînchy. Atteint d'un coup mortel le 6 germinal an 7 , il semble oublier sa douleur , fait encore plusieurs décharges , et ne cesse de combattre qu'en cessant de vivre* — Carré (Jéan-Baptiste), cavalier au 18* régiment, né à Martin. Après avoir chargé devant Vérone sur deux bataillons autrichiens, le 6 germinal an 7 , il se plaça avec quelques cavaliers à la bouche d'un défilé, arrêta les ennemis, et tomba percé de plusieurs coups de feu. ^Puy-de-Dôme.

jFalauar (Jean), grenadier à la 85^ de ligne, né à Coussigné; mort à Jaffa , le i4 germinal an 7, après avoir enlevé un drapeau. — Chanut (Joseph) , cavalier au 18* régiment , né à Tourrelle. Au passage du Leck, i5 fruc-» tidor an 4, après s'être signalé dans plusieurs charges , il se porta en avant pour découvrir un escadron de hussards ennemis. Parvenu à quelque distance , il aperçut l'embuscade , avertit ses camarades , et tomba percé d'une balle.

Pyrénées. (Basées^)

Dieate (Jacques), fusilier a la 4^ de ligne, né à Le

^7 brumaire an 5 , il pénétra le premier dans le château d' Arcble dont il avait forcé l'entrée , tua et fit prisonniers un grand nombre d'Autrichiens , et reçut la mort en affrontant de nouveaux dangers.

Pyrénées {Hautes^), Clarac (Augustin), chasseur au 24* régiment, n^ à Marsac. Le 12 thermidor an 4 , une colonne ennemie

5flo LES FASTES

s'était empare de Brescia. Soixante hommes da 24* rëgiV ment , surpris dans leur quartier, sont sommés de se tendre : ils s'y refusent. Une mort certaine menace quiconque osera se montrer. Ce péril ne peut effrayer Clarac : il sort et fond sur les premiers qu'il rencontre ; mais une grêle de balles arrête son impétuosité en terminant sa vie.

Fy renies (Orientales).

(Le travail n'a pas été fait ).

Rhin (Bas-),

Maillard {Jean) chasseur à la 6"* légère , né à Col^ mar. Le 9 messidor an 2 , ce brave y dont le nom avait été cité glorieusement dans plusieurs combats y se signala dans la guerre contre les Vendéens. Sa valeur leur fut fatale; mais , après avoir affronté long-lemps avec succès les plus grands périls y il tomba dans une embuscade , et fut désarmé avant d'avoir pu se mettre en défense. On voulut alors le forcer à crier : f^ii^e le Roi l « Non , répondit-il aux rebelles dont toutes les baïonnettes se croisaient sur lui : pifè la République I pipe là liberté ! c'est le cri des amis de la patrie, f^ipe la liberté In répéta-t-il encore , et il tomba percé de mille coups. -* Sckelestat ( Mathias ) , maréchal-des^logis au i8* riment de cavalerie , né. à Fermesshein. Le 26 vendémiaire an 4 , dans l'affaire en avant de Manheim^ce sous-officier y enveloppé par l'ennemi , occupa longtemps six cavaliers autrichiens , les blessa et les dispersa tous six ; mais , assailli de nouveau , et couvert de blessures, il tenta vainement de se faire jour. 11 pouvait se rendre, il préféra mourir. — Jeael (Joseph) , hussard 9u Q* régiment ^ né à Bouguenom. Le 12 brumaire an 2 ,

DE LA GLOIRE. Sai

il chargea contre cinquante dragons ennemis , et délivra deax grenadiers qu'ils emmenaient prisonniers. II përit en se dévouant une seconde fois. — Martel (Jacob), idem ^ né à Hoelsloch. Le 5 brumaire an 2 , ce hussard , cerne par une compagnie d'infanterie , sabra et culbuta tout ce qui s'opposait à son passage , tuâ six ennemis , et rejoignit son régiment en ramenant deiîx prisonniers. Une heure après , il mourut des blessures qu'il avait reçues dans ce combat. -^ Gama (Antoine) ,' idem, né à Bosênheim j fVolff[ Jacques ) , idem, né à Schwobweiller. Le 2*^ jour complémentaire an 7 , ces deux brades et quelques-uns de leurs camarades , tétant laissés entraîner par trop d'ardeur , dépassèrent les lignés ennemies. Cernés par un bataillon de grenadiers hongrois , iU firent serment de périr plutôt que de se rendre. Leiir courage et une indomptable résolution les firent triôm* pher : ils se frayèrent un chemin en portant la mort autour d'eux; mais , après ce jour y ils ne devaient plus prendre part à de nouveaux combats; percés de mille balles , ils cessèrent de vivre. — f^endelin (Jean) , sergent à la 69^ de ligne, né à Scbelestat. Ses exploits en Italie lui avaient fait décerner un sabre d'honneur. L'EIgypte le vit se signaler de nouveau. Le 26 floréal an 7 , il expira au champ d'honneur. — Kunh ( Pierre) , brigadier au 17* régiment de dragons, né à Bhein'-< zabern. Le 4 prairial an 2, à l'affaire de là Rehiitte,> ce soldat, quoique démonté, continua à poursuivie l'infanterie ennemie. Il avait tué ou blessé un girand^ nombre de fantassins , lorsqu'il • essuya la mousqueterie^ d'un bataillon , et tomba morl^ellemenf frappé, r— Be-^^ pançon (Nicolas), marécbal-des-logis au 17* régiment ^e dragons , né à Bonquenom. Le 4: prairial an 2 , il Tom.IIL 21 ^

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Sax LES FASTES

loDça seulsardeux cents hussards de Wurmser , les cuU Initâ, sefit }oar jusqa'à un général autrichien qu'il attaqua au milieu de sa troupe , et i qui il porta plusieurs coups de sabre. Il allait le faire^risonnier, lorsque, pourse sauver, r Autrichien se laissa tomber de cheval , et s'enfonça dans un marais où il fut impossible de l'atteindre. Deux ans après*, l'intrépide Besançon se distingua dans un engagement qui eut lieu pris Bopfingen. Sept chevau - légers menaçaient trois chasseurs de nlotre infanteiîe légère : H- résolut de leur arracher ce triompha. Il chargea sur les cavaliers ennemis , fit mordre la poussière aux trois premiers , erl blessa un quatrième qu'il fit prisonnier , fofrqa les autres à prendre la fiute , et renéit ainsi à la liberté les chasseurs poc^ lesquels il s'était déTooë. Ce sous-pfficier avait Phabtfude des périls* Le 29 vendémiaire an 5 , près d'Ëinmedingen , il se précipita sur un peloton de hussards qui sabraient nos tiraiUenrs ^ et l'obligea à la retraite , après lui avoir firit éprouver une perte considérable en morts et en blesses. Aussi infetigable que courageux , Besançon vola h de nouveaux exploits ; mais une balle le frappa au front au moment où , vainqueur dans^ un combat singulier , il enlevait on drapeau , dernier trophée die sa yûïenr.'^G'uihmann (Michel) j sergent à la 94* de ligne^néà Weter^im. Le 5 vendémiaire an 8 , api'èsavoir fait quatre prisonniers^ il marf^iti la télé des tiraflleuvs, et était entvé de vive forcée dans )e village d'Ussenachs^ lorsqu'il fut emporté par un boulet. •«-«Jfe^j&(S.)^ soldat à 1» 49* de ligne, né à .,... Le 17 frnctidoi^iin 4, à Wurtsibourg, il fonça seul à la baïonnette amr u» peloton de cavaferîe ennemie qui y épouvanté de Cette audace , se mit en pleine déroute. Metz ^ s'étant laissé entraîner par trop d'ardeur à la poursuite dei

DE LA GLOIRE- 5a5

fuyàrdb , fut cerné : il résista long-jtemps ; mais une balle trancha le fil de ses jours. — Heleschleger ( Jean) , fu-^ si lier à la 17* de ligne ^lië à Vilgoltheîni. Le i**^ Sorëal an 5 , ce soldat, ëtalit en tirailleur^ affronta lé premier la mitraille d'une pièce de canon dont il s'enypara , après avoir tuë ou dispersé les canonniers qui la servaient. Ses camarades a^oururent pour l'aîdei? à emmener sa cap^ ture; mais, chargés au même instant par la cavalerie ennemie, ils battirent en retraite. Le bi^ave Heleschleger resta seul pour défendre sa pièce ^ sa résistance fut des plus opiniâtres : il' tua' cinq cavaliers , et ne cessa de combattre , qu^en cessant de- vivre.'-^25<?M^rÀ( Henri )^ chasseur à la r4* légère , né à Griesbach. Le 4 messidof an 8 , ce soldat , assailli par douze houlans , les attendit de pied ferme , eu tua trois , en mit deux hors de com-* bat, et tomba lui-même percé de nepf coups de lance^ — i^nd«r( Michel ),maréchal-deà-logîs au i^^de dragons , né à Fromûlh. Le 4 prairial an 3 , i Pdffaire' db la Rehiittè , il perça deux lignes d*infaKterie , fonça snt une batterie, sabrai citiq cànoiiniers sur leurs pièces y se porta rapidement au seul- endroit par où l'ennemi' pût efifectuer sa retraite , arrêta seul une colonne nombi^eusé qui cherchait un passage à travers utt' marais , tua 6Xk mit hors de combat les premiers t(ai voulurent frantçhii^ la chaussée , et dontusL ainsi à lios troupes le temps d'at^r^ ver. Cette résistance immortalisa le brav« Pfander : mais il ne jouît pas de son triomphe; après Faction, on 1» trouva sur le champ de bataille. Son oUe^^al et lui étaient percés de mille balles.

Rhin (Haut-).

Franc ( Henri ) , grenadier à la 90* de ligne , né à Ochevir. jLe i4 vendémiaire an 5 , ce brave , assailli par

quatre dragons ennemis y en avait tué deux , quand il fut enveloppé par un plus grand nombre, et haché à coups de sabre. — Galon (David), fourrier à la' 66* de

ligne , né à Le a* jour complémentaire an 7 , ce

sous-ofScier , marchant avec sa compagnie, qui battait en retraite sur un pont que déjà menaçait la hache des pontonniers , aperçut sur les derrières quelques-uns de ses camarades enveloppés par des hoùlans. Âussît&t , sans considérer le danger , il vola à leur secours , suivi de quelques brâveis à qui il fit partager sa généreuse résolution. Attaquer les boulans, ep tuer plusieurs, et disperser les autres, fut l'affaire d'un instant; mais ceux-ci étant révenus plus nombreux , le combat s'engagea de nouveau , et l'intrépide fourrier succomba " après des efforts d'une bravoure prodigieuse. — LaUné (Jacques), caporal à la 3^ de ligne, né à Belfort. Le 10 floréal an 8 , pendant le blocus de Gènes , il se signala dans une sortie : à la tète d'un faible détachement , il soutînt le choc d'une colonne formidable , dont il essuya plusieurs décharges à bout portant. On put alors le croire invulnérable; mais bientôt uiie balle lui ayant traversé k poitrine, il montra que les approches de la mort n'abattent pas le coi^age du guerrier dont toutes les pensées se rapportent à là patrie. A son dernier soupir, il animait encore les soldats par ses discours et se^s gestes , les exhortant du ton le plus énergique à prolonger leur résistance. — Moinat ( Marie ) , caporal au même corps que le précédent, né à Saint - Dizier. Le 2a floréal an 8 , il chargea seul sur un peloton , tua cinq Autrichiens , et tomba percé de plusieurs coups de baïon^ nette. Six jours après , il mourut dans un hôpital. — Gandelle (Hubert), chasseur au 7* régiment, né à

vGooqIc

DE LA GLOIRE. SaS

Orbey. { Même action que Sucliey et Durit. Voyez Ain ^ page 252 ). — .&72e^a//^r (Gangplfe) , chasseur au i'^ régiment, né à Laulenbac. Le 3 floréal an $ , à Yisbaden , . il .s'était précipité au milieu des rangs ennemis où il avait fait prisonnier un colonel , lorsque , dans une seconde charge , une balle l'atteignit au cœur. — Frantz { Thiébaut ) j brigadier au 2* régin^ent de hussards , né à Thann. . - — Jenny ( Michel ) , soldat au même corps , né. à Gebviller. (Même action que Gams et WolfF. Voyez ^^va. . ( Bas- ) j page 521.) — Volff{^ Jean-Baptiste ), fusilier à la 56« de ligne, né à Rofeck. Le 12 frimaire an 5 , lorsque lesi Autrichiens tentèrent l'assaut de la demi-lune du fort „ de Huningue , il s'élança sur ej:ix , en assomma plusieurs avec la crosse de son fusil , et fut victime de son courage.

— Klein (Frédéric) , idem , né à RibeauyilUers. Le 6 germinal an 6 , il affronta la mitraille d'une batterie , et tomba atteint d'une balle , au moment de a'emparer d'une pièce de canon dont il avait tué les canonniers. — Schérer[ ....), fusilier à la 4 9* de ligne ^ né à Oberdorffi Le 3* jour complémentaire an 7 , à Bergen , il fit seul douze prisonniers russes , et périt après cette action.

— Schivalin ( Simon ) , sergent au même corps que le précédent , né à la Magdeleine. Le 5* jour complémen^ taire an 7 , à la bataille de Bergen , il reçut la mort dans les batteries anglaises, en chargeant le premier sur une pièce de canon que son intrépidité fit tomber au pouvoir

des Français. — Villemain ( ) , grenadier au

même corps , né à Saînte-Croix-aux-Mines ^ Martin

( ) , idem , né dans la même ville. A la bataille

de Hondscotte , le 8 septembre 1 792 , ces deux grenadiers devançant leurs camarades, affrontèrent la mitraille de quatre pièces dç canon , dont la prise fut le résultat

de l'élan qu'ils avaient donné. Cette intrépidité leur

coûta la vie. — Hindçrmann ( ) , idem ^ né

A Bebelbeim. Le i4 messidor an 4 , au passage du Bbin devant Saint-Sébastien , il fonça le premier sur six pièces de canon, dont la mitraille portait la mort dans nos rangs. Parvenu à deux toises de la batterie ennemie , il fiit foudroyé. — Hubert (...), idem ^ né à . . . -Le 'i4 messidor an 5 , ce grenadier , a'etant avancé sous un feu des plus meurtriers pour enlever du champ de bataille son caporal dangereusement blessé , eut la tète emportée par un boulet. — Baradez , idem. ^ né à Bonhomme. Le 8 vendémiaire an 5 , à la bataille de Neuwied j il s'élança dans les rangs ennemis pour sauver un de ses camarades qu'il parvint à dégager après avoir tué trois cavaliers. Il périt dans la même journée en se dévouant une seconde fois. — Michel (....), idem , né à Witteisbeim. Le 34 fructidor an 7 , il était blessé mortellement ; mais son agonie fut fatale aux ennemis. Rassemblant le peu de forces qui lui restaient , il continua la fusillade. Deux officiers tombèrent sous ses coups , et il faisait un dernier effort pour soulever son aiTne^ quand une balle le frappa à la tête. — Murer

(Georges) y chasseur au iS** régiment, né à

(Même action que Cheslard. J^oy. Loiret, page 287.) '■^Debnaih (Michel), brigadier au 17* régiment de dragons , né & Roufiach. Le 31 pluviôse an 2 , il faisait partie d'un détachement envoyé pendant la nuit pour surprendre un poste* L'ennemi était nombreux , et l'entreprise des plus périlleuses : Debnath se dévoua pour en assurer le succès. Il se sépara de ses camarades, s'avança seul, se glissa entre les vedettes sans en êti« aperçu , et parvînt ainsi jusqu'au centré du village où

le poste ^tait ëtabli. Il fit alors le commandemeat A^ea^ cadron en apont j tandis que le dëlachement j entrant par le côte oppose , aceourait au galop en sonnant la charge. Ce stratagème du brigadier eut le résultat qu'il s'en était promis. Epouvanté et se croyant cei^né j Veur nemi mit bas les armes. Le xi messidor an 8 , ce .sou»* officier , marchant e» éciaireur sur la route de Munich & Parstorff 9 aperçut trois dragons français qui » enveloppés de toutes patts , étaient au moment d'être faits prisonniers. Aussitôt il prit la résolution de les délivrer : après des prodiges de bravoure , il avait enfin réussi , lorsqu'emporlé par son courage à la poursuite de quelques hussards qu'il avait dispersés^ il tomba dans unejembuscâde. Ti*eate cavaliers y cachés derrière une haie j fondirent à la fois sar lui. « Prisonnier , prisonnier , s'écria un officier ettnemi.*^Non ! répondit fiébnath , ua Français se bat ; mais il me se rend pas » . En même temps -il fonce sur Tiofficier, lui plonge son sabre dans la poi«* trine , renverse tout ce qui s'pppose à son passage , se fait jour à travers les trente ca vaUerç^ et rejoint son corps avec neuf coups de sabue. Douze jours après y il mourut

de ses blessures.

Mhône.

Duc&té ( Antoine )y sergent à la 109* de ligne , né 4 Saint-Jean-Dardièce. Le 4 prairial an s ^ il fut assailli par sept hussards .prussiens^ dont trois cnordirent la poussière; les quatre derniers , épouvitntés de l'adresse d'un si terrible adversaire, prirent la fuite «et ne dui*ent leiair salut qu'à la iritesae de leurs chevaux^ Le xo messidor an 4 ^ Ducôté se signala de nouveau }>ar un courage à toute .^preuve ; . entouré p^r un gros de cuirassiers ennemis y il s'ouvrit un passage avec sa baïonnette ^ et rentra à son

5a8 LES FASTES

régiment après avoir reçu onze coups de sabré. Ce brave périt les armes à la main le ii venlose an 5. — ^urést ( Nicolas ) j sergent au même corps , né à Beaujeu. Le 4 prairial an 2 , il sauva une pièce de canon. Le 29 messidor suivant , il chargea avec deux grenadiers contre une compagnie autrichienne à qui il fit mettre bas les armes. Il fut tué un mois après en affrontant de nouveaux périls. — PaUeron (Louis) , brigadier aii 1" régiment de chasseurs. Â l'affiiire de.Welsteïd, il se préei** pita seul sur les dragons de Latour , et ramena un grand npmbre de prisonniers 5 étant revenu à la charge, il tomba couvert de blessures , et mourut quelques jours après dans Phôpital de Strasbourg. — Lachaux (Etienne), cavalier au 17* régiment , né à Saint-Chaumont. Le 25 mars 1793 , à Sainar, il chargea intrépidement sur un carré d'infanterie; cerné à son retour par un peloton de cavaliers ennemis ^ il se défendit long-temps avec fureur ; on lui oiBritlavîe, s'il voulait se rendre , il préféra combattre et tomba percé de mille coups. *-- Cctrron (Didier), maréchal-des-logis-chef au 16* régiment de dragons, né à Saint-Geni&-Laval. Le lo vendémiaire an 4 , à l'affaire de Nonencourt , son audace dans une charge arrêta les rebelles, qui malgré, la supériorité de leurs forces, furent obligés d'évacué la ville. Ce brave perdit la vie -dans cette action dont les résultats furent glorieux pour les armes de la Répablique.-v-iJavreuil ( Jean ) , sergent à la 44' de ligne , .né à Lyop. Le 3 vendémaire an 8 , il traverea la limath à la- nage, fonça Pun des premiers sur les postes ennemis et fut massacré après av^r fait des prodiges de valeur. — Davreùil ( N.... ) , fusilier aur même corps que le* précédent, né à Lyonl Ce soldat qui y piendant toute la campagne^

s'élait distingué par des actes d^une extrême bravoure , mourut au champ d'honneur le 5 vendémiaire an 8. ^- Blanchet (Antoine) , idem ^ né à ... Le 25 fructidor an 6, il fut mortellement blessé après avoir tué plusieurs cavaliers et causé par son intrépidité la déroute de l'ennemi. — Collet ( Jacques ) , fusilier à la 56** de ligne. Le 12 frimaire an- 5 , sa valeur brilla pour la dernière fois dans Huningue,où il périt en défendant le fort avec intrépidité. — Duboz ( Michel ) , fusilier à la 109* de ligne , né à Manant. Le 17 ventôse an 7 , il s'élançait pour la se--. conde fois dans les retranchemens ennemis, quand il fut renversé par une décharge de mousqueterie , et expira sur-le-champ. — Marly (Jean-Baptiste) , cavalier au 1 9! , régiment, né à Charnex. Le 12 friméflre an 8 , à Wisloch, le 19* régiment s'avançait dans une sortie pour . débusquer les assiégeans qui occupaient une position des plus formidables ; les premiers qui l'aborderaient étaient certains de pférir : le brave Marly a résolu d'aflFronter un si grandpéril; accompagné de quelques-uns des plus intrépides d'entre ses camarades, il s'élance et culbute tout ce qui s'oppose à son passage. Parvenu au pied de la position , . son cheval est tué , lui-même est grièvement, blessé ; mais il se relève aussitôt, et frappant d'estoc et de taille , il porte des coups mortels à tout ce qui l'entoure ; cependant ses forceis s'épuisent , son sang coule en abondance, l'ennemi accourt en foule , il veut encore résister j inuti-; les efforts! il succombe.

Sambre-et^Meuse*

( Le travail n'a pas été fait ).

SaériG ( Haute).

Roussel ( Gabriel ) , sergent à la 44;« de ligne, né à ...^

itizedbyGoOQle

55o LES FASTES

Le 24 prairial an 8 , à Marengo , il marchait en aTant de la colonne dont il faisait partie, et avait fait mordre 1^ poussière à plusieurs fantassins ennemis , quand une balle le frappa au cœur. — Boichard ( Pierre-François ), fusilier an même corps , ne à Rozey. Le 6 vendémiaire an 8 , il fonça lé premier à la baïonnette sur une colonne russe qui fut mise en déroute; il périt au milieu des rangs ennemis où l'avait précipité son ardeur. — Pique ( Jean-Baptiste) , marëchal-des-logis^cfaef au 4*^ régiment de chasseurs , né à Yaleroy. Le 17 nivôse an 7 , il char-^gea avec deux hommes de sa compagnie sur une batterie ennemie ; ils avaient sabré douze canonniers , et se disposaient à emmener les pièces, lot*e^qu'a3saillis par un régiment de cavalerie, ils fgrent mabsacrés. — Baudier (Pierre) , brigadier ap 19* régiment de cavalerie, né à Chissey, Le 29 fkn^éal an 2 , à la bataille de Lannoy , il chargea cinq fois contre les Autrichiens ; mais à la der* nière , il fut blessé mortellement ^près en avoir sabré un grand nombre. -^ Bernard ( Joseph ), sergent au 5^ riment d'artillerie à pi^ , né à F]«urey-les-Favei^ey. Le 20 août 1795, il commandait une pièce de canon, et préféra mourir plutôt que de T^foandonner, — Desprez ( Joseph) , caporal au même coi|>S9 ^^ ^ idem. Le 1 1 septembre 1793 , il fut haché sur une pièce de canon qu'il défendait avec le plus grand courage. -— £a/?2ace ( Joseph ), maréchal-des- logis au 18* régiment de cavalerie, né à Sellières. Le 1*' germinal an 5, ce sous-officier, occupé de relever les vedettes des avant • postes devant Mayence , fut tout-à-coup investi par deux cents hussards: il n'avait avec lui que six cavaliers , mais ces braves n'étaient pas habitués à compter le nombre de leurs ennemis j fort de leur courage et de sa propre résolution,

DE LA GLOIRE. 53i

I^aplace t^te dé s'ouvrir an passage ; il fond sarles hussards 9 renverse tout ce qui lui oppose de la résistance, est poursuivi par l'ennemi , se défend avec foreur , disperse les assaillans y est attaqué de nouveau , combat encore et soit enfin vainqueur de cette lutte inhale. C'était là son dernier exploit ; en rentrant .& sa compagnie , il tomba baigné dans le sang qui s'échappait de ses blessures , et expira bientôt après. — Poneelin (François ) , grenadier à la 83* de ligne , né à Gray ; Gardot ( Charles ) , idem, né à Chausey; Constantin (Jacques) , idem , né à Courcuire. Le 24 messidor an 8, ces grenadiers étant en tî-^ i^ailleurs ^ chargèrent ensemble sur un peloton de cava<lerie et le forcèrent â la retraite : ils poussaient vigoureusement les fuyards la baïonnette dans les reins et avaient déjà fait plusieurs prisonniers y quand tous trois furent renversés par le même coup de mitraille ; quelques-uns de leurs camarades accoururent alors pour les transporter à l'ambulance : « Laissez-nous ici , s'écria l'un » des blessés y afin que nous mourrions plus près de l'en- » nemi; nous ne vous demandons qu'un dernier service y » c'est d'achever ce que nous avons commencé » . Ces trois braves restèrent sur le champ de bataille ; une heure après , ils n'étaient plus. — Mogin ( Nicolas) y sergent* major i la 17^ de ligne , né à VezouL Le 11 frimaire an 5 y devant Kell , il se précipita l'un des premiers dans un retranchement ennemi y où il demeura long-temps exposé à une mousqueterie des plus terribles ; atteint de plusieurs balles et couvert de coups de baïonnettes , il parut insensible à la douleur y et ne cessa de combattre qu'après avoir, par sa bravoure et son par intrépide sang-* froid , fixé sous nos étendards la victoire encore chancelante* Ce guerrier mourut trois jours après cette action*

33ii LES FASTES

— Chepalier (François) jtusiUer au même corps que le prëcédent , né à Lentrë. Le 2 floréal au 5, au passage du Rhin par Parmée française , ce militaire étant pn tirailleur , fut assailli par cinq cavaliers autrichiens ; après des prodiges incroyables d'adresse et de bravoure , il avait fait mordre la poussière àqualredesassaillanset démonté le cinquième , quand il fut chargé par un peloton de hussards : il voulut résister; mais blessé et affaibli par la perte de son sang, il tomba percé de mille coups.

— Fromageot ( François) , fusilier à la 62® de ligne, né à Vitrey. Le 26 ventôse an 7, à Tolfife , il sauta Pun des premiers dans une redoute où il fut massacré par les insurgés romains. — Peureux ( Pierre ) , idern , né à Faucogney. Le 2 frimaire an 5, il devança ses camarades dans l'attaque des reiranchemens ennemis devant Kell et périt victime de sa bravoure.

Saône-et'Loire.

Chanussot ( Denis ) , caporal à la 85* de ligne , né à Batte. Ce brave avait eu le bras emporté en pénétrant Fun des premiers dans le camp des Turcs qui fut pris d'assaut. 11 voulut affronter de nouveaux périls ;. le 29 ventôse an 8 , il s'était avancé sous le feu .d'une épouvantable , mousqueterie pour enlever du champ de bataille un grenadier renversé par un coup de tromblon; mjais, tandis qu'il lui faisait boire quelques gouttes d'eaude^yie pour le ranimer, il fut lui- même mortellement frappé. Ce fait et les sept qui suivent eurent lieuà Parmée d'E^pt^. —Z)epaMjp( Pierre) , sergent au même corps, né à Sayigny. Le 12 floréal an 6 , il avait enlevé sous le feu le plus terrible un drapeau ennemi ; il empira en remettant ce trophée au chef de sa demi-brigade. — Ponceau

( Dënîs ) , caporal au même corps y né à Pallan. Le 16 floréal an 7, il fiit tué sur la tour de brèche après avoir immolé un grand nombre de Turcs ; il avait reçu cinq coups de feu et combattait encore. — Biard ( Pierre ) , grenadier au même corps, né à Simar. Le i5 floréal an 7 , il se précipita trois fois de suite dans les boyaux de l'ennemi , où il fit des prodiges de valeur. A la dernière , les Turcs lui tranchèrent la tête. — Bouzenot ( Gaspard) , sergent au même corps , né à Moucony. Le 3o prairial an 8 , il s*introduisit le premier dans les boyaux du Santon , où il succomba sous le *grand nombre des en« nemis. — Chanu ( Jean ) j volontaire au même corps , né à Paigneux. Le lé thermidor an 6 , il périt en défendant un convoi de poudre , qui fut préservé par son courage. — Combette (Antoine) , fourrier au même corps, né à Dessai. Le 21 floréal an 7 , une balle Fétendit roide mort au moment où il Rapportait un étendard iqu'il avait arraché des mains d'un Musulman. — jPîîo^ (Antoine), sergent à la 6* légère. Le i5 prairial an 6, ce sous-officier , étant en tirailleur , déinonta sept hussards autrichiens , et en blessa un huitième. Son audace «yant attiré sur lui tout un corps de cavalerie , il se dé-? fendit avec courage 5- mais il perdit là' vie dans cette lutte inégale. — Pertrat (Joseph ) j chasseur au même corps , né à Oudry. Le 4 juillet 1795 , devant Mayence , il saula le premier dans les retranchemens ennemis, où il fut massacré. — Jeannot ( Louis) , fusilier à la 94* de ligné , né à Vineuse. Le 4 vendémiaire ah 8 , il avait forcé Pinfanterie au'trichîeilne d'abandonner ses retranchemens sur les bords de la Linth, lorsqu'il fut sabi^é par la cavalerie. — Gauilùer ( Philibert ), sergent à la 62* de ligne, né à Maùssiery. Le 25 floréal an 8, il périt sur

iU LES FASTES

les hauteurs de Gènes ^ en Relançant avec quelques soldats dans une redoute occupée par l'ennelni.

Sarlhe.

Riousêe (Pierre) , fusilier à la 17*^ de ligne , né à Saint- Fierre-des-Armes. Le i4 pluviôse an 7^ ce soldat, qui s'était audacieusement signalé par de brillans exploits con» tre les insurgés napolitains j fonça seul sur douze d'entre eux , en tua sept y et finit par succomber. — Tuffetière ( Marie) , caporal à la ôo"" de ligne, né à la Flèclie. Le i4 Tendémiaire an 8 , pendant la campagne de Hollande , il aborda le premier Tennemi, et fit des prodiges debrayoure ; mais , emporté par trop d'ardeur , il tomba dans une embuscade où il fut massacré.

Seine.

Auhfy (Gui-Piérre), caporal de canonniers à la 6* légère^ né à Paris. Le 1 1 floréal an 2^ ce sous-officier, abandonné de ses camarades ^ était resté seul à sa pièce : l'ennemi s'approebe^^iltocbarge^ il est entouré; il combat. Bient&t Aubiy est couvert de blessures , son sang ruisselle de toutes parts, il sent que ses forces Pabandonnent; mais j ne voulant pas tomber vivant an pouvoir du vainqueur, il se place à la bouche du canon, met le feu à J'étoupille , et est emporté par l'explodoii.« Trente des as* saillaps, firappés du même coup,, restèrent sur la< placer — Tat'er/wr (Louis) , chasseur au même corps, né a Pari^. Le sa prairial an 8, il tomba dans une embuscade de vingt Autrichiens. Sans s'e&ayer de leur nombre , il leur ordosQ» de mettre- bas les armes : ils obéirent ; mai^ s'étant ensuite' aperçu qu'il était seul, ils ter fusillèrent.— * Grugeons ( Lonis^Honoré) , dragon au i5* régiment , né & Paris. Le ijS ventôse an 7 , il se précipita dans le Rhin ,

et ramena à terre dix de ses camarades qui étalent en danger de périr ; il se noya en voulant en sauver un septième. — Corby (Louis), fusilier à la 6o" de ligne, né à Paris. Le 19 vendémiaire an 10, il fut tué à Porto-Perra* jo , dans une sortie contre les Anglais, après avoir contri* bué , par son intrépidité, à mettre le désordre dans leurs rangs. — Chaudiot^ sergent-major à la 41** de ligne, né à Paris. Le • . « • « an 2 , dans une sortie devant Lan-* drecies, il chargea le premier sur une batterie ennemie qui tpmba en notre pouvoir. A peine y étions-nous établis y que les assiégeans revinrent avec des forces si imposantes, que nos troupes rentrèrent dans la place. L'intrépide Chau* diot, refusant seul d'abandonner le poste sans avoir encloué les canons , fut tué avant d'avoir terminé cette opération. — Thomas (Charles) , sergent à la 62* de ligne , né à Paris. Le 10 nivôse an 5 , il se défendit devant Kell* contre sept Autrichiens, en tua quatre à coups de baïonnette, et tomba frappé d'qne balle, au moment où il' ]:)oursuivait les trois autres qui avaient pris la fuite. — Chàize ( Jean)^ caporal au même corps, né à Paris. Le i5 brumaire an 8 , it fut sabi^ , près de Novi, par un escadron autrichien, après avoir fait prisonnier l'officier qui le commandait. — Thomire ( Louis) , grenadier au même corps , né a Paria. A Civita-Vecchia , le i3 ventôse an 7 , il pénétra l'un^des premiers dans les retranchemens ennemis, et mourut victime de son intrépidité. — This- &erand ( Nicolas )5 fusiliei? au même corps, né à Paris. Le 28 thermidor an 7, il donna les premiers coups de baïon* nette, fit des prodiges de valeur, et tomba mortellement frappé an 'milieu de» Russes immolés par son courage. — B^rchel ( Jean ) , idem , né à Paris. Le 17 ventôse an 5 , il fut massacré dans les redoutes de Kell , où il s'était pré*

cipité pour donner l'exemple à ses camarade:*. — Modei. (Pierre), caporal à la 28* légère. Le 5 messidor an 7,1! franchit le premier , sous une pluie de mitraille et de balles , le pont de Bussolin , tua à coups de baïonnette quatre Autrichiens qui lui disputaient le passage , et succomba en luttant corps à corps avec un cinquième. — Ragé ( Hippolyte) , fusilier à la 4o« de ligne, né à Saint-Ouen , près de Clichy. Le 20 prairial an 8 , ce soldat fut compté parmi les plus intrépides quix^ombattirent à Castro, où on le vit constamment en ayant des tirailleurs,. attaquer , à plusieurs reprises , les Autrichiens , les charger à la baïonnette, en blesser plusieurs , et faire un grand nombre de prisonniers. Sur la fin de la journée , son ardeur Payant emporté au milieu d'un bataillon ennemi , il y reçut une blessure mortelle. — Boitel (François) , sergent des grenadiers à la 79* de ligne, né à Paris. Le 11 ventôse an 7, il était dans Pîle de la Paix, près de Corfou , et se trouviait sur le rivage au moment où les Busses et les Turcs se présentèrent pour y descendre. Il assomma à coups ,de crosse les premiers qui débarquèrent, et résista long-temps avec le plus grand courage; mais ses efforts étant devenus impuissans contre le nombre des ennemis, il succomba, et eut la tête tranchée. — Roblot (Louis) ^ sapeur à la 58* de ligne, né à Paris. Le 2 prairial an 8 , il affronta lies plus grands périls pour rompre la quatrième barrière du fort de Bard. Toute l'armée admira alors son sang-froid et sa résolution : pendant plus d'uii quart-d'heure, ce brave , quoique déjà atteint de quatre balles, et grièvement blessé, ne discontinua pas de ti*availler sous Je fçu le plus meurtrier. La mort put seule lui faire abandonAer sa hache 5 il expira à son poste. -^ Bernard (Joseph) ^ sergent à la i4« de lign«, né à Paris. Le 25 nif ose an 5 y il chargea

»a sûr utie colonne ennemie pour reprendre lè drâ{)eaa i sa. brigade, et périt victime de ce dévouement. Ses der-' !ère«{>aroles furent : « Mes aniis ^ sauvez le drapeau, et je zneurscontent. »' -^ Gùgnon (Brutu^), caporal au lème corps , né à Paris. Le 3o ventôse an 5 , ce républi-* lin ^ dont la bravoure s^était signalée dans plusieurs com^^ it^ 9 se trouva cerné ; il se défendit «lors avec opiniâtre-^ : , • et une blessure mortelle n'ayant iàit que redoubler : fureur j il tua encore deujt Autrichiens , et expira en renonçant ces mots , gravés dans le cceur de tout bon ràiiçais-: f^ipe la liberté ! -^ Lefèpré, caporal à la 17"' e ligne., né à Paris^ Le » floréal an s^, il était âi Landre-< ies. On marchait k la hAÏonaette sur les retranchemens nnemis : il y pénétra des premiers , arriva sur les battes ies, malgré un feu des plus violens^ tua les canonniers [ui manœuvraient une pièce , la renversa 5 et reçut le K>up fatal, en courant à de nouveaux exploits*

Seine- Infétdeuréi

Filet (Josepb)^ sergent-major à la 167* de ligne > tie \ Dieppe. Il s'élança le premier dans une redoute ivancée défendue par tretile ennemis^ électrisés par cet exemple, quelques braves se précipitèrent après luif a redoute fut emportée 5 mais Pintrépide Filet perdit a vie. ( La date de ce fait n'est pas connue )* — ^ Gailr^ ard (Pierre), grenadier à la 65* de ligne^ né àÀubei^mine« Le 18 messidor au 8 , ce militaire alla sous le feu le plus errible enfoncer à coups de haohe l'une des portes de Landshut : il réussît dans cette entreprise périlleuse} nais, au moment où la porte s'ouvrit, il fut mitraillé* - Clément (Jean)^ grenadier à la 64* de ligne, né à bmeuviUe. Le 4 pluviôse an 71 il était à la prise dfi Tom. IIL ai

Naplesy et s'était emparé seul d'ane pièce de canon quand il reçut le coap mortel. — Baudoin (Fîrmia) , dragon au i*' régiment , né à Rouen. Le 27 prairial an 7, & la bataille de Zurich ^ il chargea seul sur une pièce de canon attelée de six chevaux et s'en empara après avoir tué ou dispersé les canonniers qui la manœuvraient; il la ramenait lorsqu'il fut atteint d'une balle qui lui traversa la tète, r^ Lehoucher (Alemindre), idenij ne a Bois-Lévèque. Le 25 prairial an, 8^ à Marengo, il arrêta seul un peloton ennemi ^ et l'empêcha de franchir un fossé) en lui disputant avec le plus grand courage le passage d'un pont très-étroit Cette résistance prodigieuse donna au régiment le temps d'arriver , et de se former en bataille; mais l'intrépide Leboucher n'était plus, un boulet lui avait emporté la tète. — JBo^^i (Juste), caporal de grenadiers à la 54* de ligne, né à Cricquelol. Le 5* jour complémentaire an 7 , il se jeta seul au milieu d'un peloton de Russes pour arracher de leurs mains un officier supérieur qu'ils emmenaient prisonnier ; les ennemis lurent mis en fuite, et l'officier délivré ; mais son libérateur ne survécut pas à cdtte action. — Duperdun (Jacques) , fusilier au mènK corps ) né à Cauzelin. Lé 10 vendémiaire an 8, il sautt le premier dans une redoute ennemie : blessé mortelle ment, il ne put plus combattre; mais, rassemblant! reste de ses forces , il encouragea ses camarades à suivs son exemple ; tous accoururent à sa voix , et avant qu*i expirêt , la redoute fut emportée. — Perdrix ( Loui»! François), grenadier à la 60* de ligne, né à GuerboH Tille. Le 24 fructidor , ce soldat, allant à la découverte pénétra, sans* être aperçu, dans le camp retranch des Anglo-Rtisses $ il avait égorgé une sentinelle ^ et i

DE LA GLOIRE. SSg

dirigeait vers la tente du gén,éral ennemi , lorsqu'il fut rencontré par une patrouille nombreuse : il se défendit long -temps avec courage; mais, assailli de toute3 parts, et couvert de blessures, il cessa de combattre parce qu'il cessa de vivre, — Leroux (Françoia-Jérôme) , grenadier à la 98* de ligne, né à Varengeville. Le i4 Tendémiaire an 8 , deux grenadiers , attaqués par un peloton de cavalerie anglaise ^ firent si bonne contenance et accueillirent l'ennend par un feu si précipité , qu'ils le forcèrent à la retraite après lui avoir tué plusieurs hommes. Le brave Leroux était l'un de ces grenadiers; il mourut au champ d'honneur , en cueillant de nouveaux lauriers. — Lheureux (Jean) , fusilier au même corps , né à Saint-Pierre— Larieux. Une pièce de canon , allait tomber au pouvoir de l'ennemi, il la sauva pai^ son intrépidité , et mourut peu d'instans après. ^^ Le-^ maître (Nicolas), fusilier à la 76* de ligne, né aux Loges. Le 20 frimaire an 5 , après avoir reçu trois coups de baïonnette, il combattit encore , fit un grenadier bon* groLs prisonnier , et tomba sur le champ de bataille où il expira : ses dernières paroles furent des vœux pour la

patrie.

Seine-et-Marne.

PoUier (Pierre) , chasseur à la 6* légère, né à Sainte Martin. Le 25 prairial an 8 , il avait eu la cuisse fi*a^ cassée par un biscayen; ses camarades voulaient le transporter à l'ambulance. « Mes amis, leur dit-il, metfi tez-moi debout contre cet arbre, et vous verrez que, » je compte encore pour ui». » On l'appuya comme il, le désirait , et ce fut dans cette positipn qu'il fut mor- I tellement blessé après avoir brûlé quinze cartouches. — i Colin ^François) , sergent à la. 66' de ligne, né à Fon*

54o LES FASTES

tâinebleau. Le 20 messidor an 7 ^ il se jeta toat ba-' bille dans le Necker pour sauver un de ses frères d'arlues , et périt entraîné par la rapidité du courant. — Deabales (Ferdinand) , cavalier au 18* régiment, né à Saint -Marc. Le 12 brumaire an 4, notre cavalerie avait fait en avant de Kircbenpoland une cbarge des plus vigoureuses, lorsque tout-à-coup la supériorité de Fennemi la força de se replier ; l'intrépide Desbales , em* porté par son ardeur à la poursuite des houlans, n'obéit point au son de la retraite ; il continua à combattre j et tomba percé de mille coups de lance. — Grognard (....), sergent de grenadiers & la 49* de ligne , ne à Neufmoutier. Le 18 messidor an 4 , il fut tué pendant qp'il frappait à coups de hacbè pour enfoncer la porte de Limbourg sur la Lahn. 11 était le second qui eut osé

tenter une entreprise si périlleuse. — Dupont ( ),

fusilier au même corps, né à Rebais. Le 24 fructidor an 7, ce soldat, qui venait de recevoir son congé acheté par de graves infirmités et par de nombreuses blessures, apprend que l'on va livrer un combat : « Puisqu'il y a m encore des dangers à couinr, dit-il à ses camarades, )) je ne vous quitte pas; je ne veux être bourgeois qu'a- » près la .victoire. » Il tint parole , et fut cité parmi les plus vaillans de cette journée ; mais les braves dont il partagea les périls et^la gloire eurent à déplorer sa perte. — Desaom^ille (Pierre-François) , dragon au i*' régiment, né à Essay. Le 25 prairial an 8, il était à Marengo où il enleva un officier supérieur du milieu de sa troupe et le ramena prisonnier; il ïut tué quelques heures après dans une charge où il avait fait mordre la poussière à plusieurs ennemis. — Lecreux (Pierre) , cavalier au. 17* régiment, né à Ourzoir. Le 25 mai 1793, à Wassigny

DE LA GLOIRE. 54i

îl fut entoure par yingt-cinq hussards : sommé de se rendre, îl répondit à coups de sabre, tua quatre ennemis, essaya de se faire jour, et périt dans cette lutte après avoir dëployé un courage héroïque. — Drai (François), fusilier à la 76^ de ligne, né à Lagny. Le -lo.frî- {naire an g, , à l'affaire de Batenskirken en Bavière , il ramenait un capitaine autrichien et vingt soldats à qui il avait fait mettre bas les armes, lorsqu'il fut atteint d'un coup de feu dont il expirli sur le champ de

bataille.

Seine^et^ Oise.

Bréard , fusiller à la 54® de ligne , né \ Coudray. Grièvement blessé le 5* jour complémentaire an 7 , il continua à combattre valeureusement et fit douze prisonniers de guerre , mais la mort le surprit au milieu de ces exploits. — Lefort ( Noël - Claude } , trompette au ig* régiment des chasseurs à cheval , né à Bonneuil. Â l'at-« taque de Naples , le 3 pluviôse an 7 , une partie de l'infanterie française , accablée du feu de l'ennemi , se reploie en désordre. Lefort , calculant les effets d'une retraite si précipitée, se Jette seul^avec impétuosité au. milieu de la troupe , sonne la charge , rallie les soldats, leur rend par sou assurance le sang-froid qu'ils avaient un instant perdu , et les conduit contre les Napolitains qui furent aussitôt culbptés^ Guidé par le même courage , .il se signala de nouveau à Modène contre les Autrichiens» I3 24 prairial an 7 , et fut tué sur le champ de bataille.— Mathieu ( Jacques ) , sergent dans la i5« de ligne , né à Poissy-sur-Ecole. H monta l'un des premiers au siège . de SaintrJean-d'ÂLcre , le 22 fibréal an 7 , et fut tué dans l'intérieur de la ville , où il avait pénétré. — ^ F'apasaeur (Julien), chsiWur àla 6* légère, né à P^resle^Lei ni-

54îi LES FASTES

vose an 9 , il se jeta le premier dans le Mincio , et nc^t la mort au moment où il allait toucher la rive opposée. 1 -^Duhuisson (Antoine), sergent à la 5 4« de ligne, né ' à Versailles. Il fut blessé au commencement de raffaire du 5* jour complémentaire an f ; mais il n'en continua l pas moins à soutenir le feu , et prit trois ennemis. Pendant qu'il les conduisait sur les derrières , une balle le frappa mortellement. -« Datteret ( Louis ) , grenadier à la fo* de ligne , né à Gonesse , tué , le 20 floréal an 7 , en montant à l'assaut d'une redoute occupée par les brigands , près Spolette ( république romaine ). — Collaa ( Pierre ), fusilier à la 109* de ligne, né à Argenteuil. H monta le premier à l'assaut du fort de Vassen , tua deux canonniers ennemis ,*et périt lui-même au moment de s'emparer d'une pièce. — Gîarrf( Martin ) , caporal & la 109* de ligné , né & Nemoui^. Il chargea trois fois 4'ennemî dans ses plus redoutables positions , et reçut la mort sur le champ de bataille , le 3 germinal an 7.— Vnlenciennea (Jean) , grenadier à la lo* de ligne, né à Versailles. Ce soldat intrépide qui ^ dans les plus grands périls , ne consultait que son courage , et marchait toujours le premier à l'ennemi, fut tue en tirailleut*, le 35 brumaire an 8 , auprès de Li- Temattts en Piémotit. — Guée ( Claude ) j caporal à la i6*légère,néà Versailles. Sur le point d'être fait prisonnier dans l^île d'Elbe , il attaijua les assaillans , en tua cinq , et succomba sous le nombre , le 7 prairial an 7. — - Dupuys ( Charles^Vincent), sergent-major à la io6» d^ ligne ^ né à Cbambort. A la tête des grenadiers , il gravit (21 germinal an| 8) une position défendue par de nombreux ennemis , fondit sur eux à cou^s de sabre , en mit plusieurs hors de combat | et débusqua le reste.

DE LA GLCHRE. 545

Blesse mortellepiênt à celte attaque , il s'ëcria : Je mêura content ; j'ai fait mon dei^oir , que chacun eh faSBae autant r^ Lajbsae (Mathurin) , fusiller à la gé* de ligne, né i Montfort. Le s 5 floréal an 8 , il se précipita sur une pièce ennemie , et périt d'un coup de mitraille , en excitant ses camarades par ses discours, et plus encore par son exemple. -^Boudetfille , caporal à la i4* de ligne, né à • • • • . Uarmée française, sous les armes , attendait le choc d'une colonne ennemie, le y germinal an 7* Dans ce moment , un boulet emporte la cuisse gauche du caporal BoudeyiUe: il tombe ; mais bientôt , apercevant les troupes autrichiennes à peu de distance de nos rangs , il se redresse , £tit deux décharges de son fasil , tue un porte-drapeau , et rend le dernier soupir* ^^GocUn (Jean-Claude) , sergent à la 17* de ligne, né à Il commandait un détachement de tirailleurs sur les bords de la Trebbia , près de Plaisance ^ lorsqu'à la tête de ces braves , il chargea contre une batterie russe , les conduisit jusques sur les canons , et allait en venir -aux mains , lorsqu'il fut atteint d'un coup de mi^ traille. •<— Guilhotin (Victor) ^ caporal à la 17* de ligne, xié à Namphle-le*Vieux. Le i*' messidor an 7 , sur les bords de la Trebbia , il fonça sur lés can^ms ennemis , et s'empara d'une pièce. Assailli par les Russes , il se défendit jusqu'à la mort avec un courage héroique.

Sèvres (Deux^).

Mellon (Jean), né à Niort; Pelieson (Jacques), né à Orgies ; fusiliers dans la 62* de ligne. Us s'é^ taient signalés par de beaux faits d'armes , et par des actes d'un éclatant patriotisme. Tous deux reçurent une mort glorieuse ^ le 2 (nmaire an 5 , en montant à l'assaut

dans les retrànchemens que les Aatriçhiens avaient âeyës

àKelU

Somme.

Hurler ( Marin ) caporal à la go* de ligne y né à Ham. 11 reçut la mort ^ le i5 yendëmiaire an 8 y en chargeant avec beaucoup de bravoure sur une pièce de canon. — Desqueux (Pierre) ,. adjudant sous-oflScier à la 6* lé- ^ gère y né à Abbeville. Le 6 prairial an 8 , les troupes ennemies étaient en présence" sur les bords de la Cbieuaella. Desqueux , apercevant k la rive gauche le général Pâlai entouré de son état-major, prit le fusil d'un chasseur qui venait d'être tué y s'avança dans la rivière , ayant de Peau jusqu'au menton , et ajusta le chef ennemi avec tant de précision , qu'il le jeta roide mort à bas de son cheval. Desqueux périt dans la même journée. *— ZfOn- ^let ( Nicolas ) , fusilier à la 54* de ligne, né k Abb^ville. Xe 3* jour complémentaire an 7 , il $e jeta dans la ri-^ vière qui le séparait des troupes ennemies , culbuta ^lu« sieurs soldats qui marchaient contre lui , encloua une pièce de canon y et fit six prisonniers de guerre. Dans cette action auséi brillante que périlleuse y Langlet reçut .une blessure dont il mourut peu de temps après. -^ jRenauU ( Paul ) , gretadier à la 68* de Ugne , né à Mondîdier. Il perdit la vie à Vàllegio y le 5 nivôse an g , après avoir contribué par sa valeur k la prise' de ce village. — "" jiuberHpe{Jean)yC^fOTal à la i4« de ligne, néà . • . Etant en tirailleur , le 10 flôrëal an 2 , il reçut un coup mortel dans le côté droit. Ce brave parut insensible à la douleur. On ne le vit ni chanceler , ni pâlir ; mais , rechargeant sou arme , il ajusta l'ennemi , et , da même coup , blessa deux Autrichiens. Deux de leurs camarades fpndeut à Flostam sur lui, et cherchent à le désaitiier,

Auberlipe. saisit sa baïonnette y la plonge dans le cœur de celui qui le serre de plus près , et meurt en même temps que lui. — Cordier, grenadier à la i4* de ligne ^

ne à Le 10 floréal an 3 , il fut atteint d'un

lH>ulet qui lui fracassa le bras gauche. Ne pouvant plusse servir de son fusil y il tira son sabre y sortit des rangs y et courutsuruncorpsautrichienquis'avançaitParmeaubras, Ce fut au commandant qu'il adressa ses premiers coups. Celui-ci répondit par une décharge de pistolet à bout portant. Cordier le saisit aussitôt, lui plongea deux fois son sabre dans le corps y et mourût en s'écriant : Souviens^ toi que je suie de la !29* ( c'était alors le numéro de sa demi-brigade). — Paudeleu , fusilier à la i4* de digne ,

né à Entouré par trois cavaliers autrichiens ^

il les étonna par son sang-froid y et bientôt deux d'entre €ux tombèrent sous ses coups. Epuisé de fatigue y il ne put éviter l'atteinte mortelle que lui porta son dernier ennemi ; mais il lui fit payer de son sang la facile victoire qu'il avait obtenue. — Flament ( Louis^Joseph ) dit P^rùnne , brigadier au i^ régiment de dragons y né à Roiret. Au combat de Verdenberg^ 3o floréal an 7 y ce sous^ oJBEicier y prit trois soldats ennemis , revint à la charge y et tua un hussard. Quoique Uessé grièvement y il continua à se battre avec la même ardeur. Sur la fin de la journée y un boulet de canon lui emporta la tête. — JFaquet (Christophe) , brigadier au 24* régiment des chasseurs y né à Cressey. Les ennemis fuyaient en désordre ; Faquet se met à leur poursuite, et les devance bientôt pour leur défendre le passage du pont de la Piava. Seul y il les arrête tous ; en vain la frayeur qui les presse a doublé la force de leurs bras ; il demeure immobile dans le poste ^il'il occupe y et &it rouler i ses pieds les plus audacieux ^

mais bientôt son cheyal saccombe. N'importe ; son courage iai reste : il l'oppose à cette foule irritée ^ et ses derniers instans sont encore terribles.

Tarn.

Crosse (Louis). ( Voyez tom. a, pag. 177). — Dou^ gados. ( ployez même tome , pag. 178 ). — Gaud (Jean), ( Voyez ibîd , pag. 179 ). — Borel ( Jean ). ( Voyez ibid , pag. 180).

Var.

Poulet (Louis), tambour à la 69* de ligne^ ne à Luc« Il s'était distingue par une rare bravoure à la prise de JaPfa, et avait reçu du général en chef des baguettes dlionr neur. Quelques mois plus tard, le 9 thermidor an 8, il perdit la vie, en donnant à la patrie de nouveaux gages de son dévouement.

Vaucluse.

Teste ( Joseph ) , sergent des grenadiers à la. 106* de li« gne, né à Carpentras. Il entra Pun des premiers dans les retranchemens ennemis, le 21 genm'nal an 8, poursuivit l'ennemi jusqu'à la seconde ligne, et y perdit la vie. — Buis (Jean ), sergent à la 106* de Kgne, né à Grillon. H était au siège de Gènes. Dans la sortie du 12 Boréal an 8 , il pénétra dans les retranchemens ennemis, d'où il appe-^ la ses camarades, en leur montrant la route qu'il avait tracée devant eux. Tous s'y précipitaient , quand il reçut le coup fatal. — Fourchu ( Joseph ) , caporal 1 la/ iS* de ligne , né à Méazau. Il s'était offert de bonne volonté pour reconnaître la mine de Saint-Jean-d'Acre, et y arriva le premier. La blessure qu'il reçut alors ne l'empêcha pas de se présenter bientôt à de nouveaux combats:; et le i« messidor an 7, il fut tué en déployant le plus grand courage»

— Michaad (Claude). ( frayez tom. 2, pag. S8 et suiv.).

— Maliane ( Jean), grenadier à la 85" de ligne , né à Ca« rac. Lors de l'attaque tn&uctueuse > mais héroïque 9 de la tour d'Acre 9 par les grenadiers français, 12 florëal an 7, , Maliane , apercevant le chef de brigade Davroux exposé au péril le plus imminent , accourut auprès de lui y opposa sa poitrine au fer des ennemis, et mourut pour sauver son commandant. — J^idal ( Jean ), chasseur à la 17* légère, né à Avignon. Ce militaire, blessé dangereusement dans le combat du 27 floréal an 7 , continua à se battre avec beaucoup de bravoure , malgré la perte de son sang, et reçut un second coup qui l'étendit mort sur le champ de bataille.

Vendée.

Bordeaux (René) , maréchal-des-logis au 7* régiment de chasseurs à cheval , né à Foi-sur-Ârdin. Il comman* dait le détachement dont faisaient partie Suchey et Durit {Voyez département deTAin, pag. 352), et victime, com<« me ces braves, d'ane affreuse trahison , il mourut pour la cause de la liberté. •— Caillaud (Jacques) , sergent à la 17" légère, né à ChoUet. Il avait attaqué seul une banda d'ennemis. Revenus de leur première terreur, ils se réunirent pour Paccabler^ Caillaud soutint avec courage une lutte engagée avec tant d'audace. Ses efforts extraordinaires ne purent cependant le sauver : il expira au moment où ses camarades accouraient pour le secourir. 8 floréal an 7.

Vienne^

Jïïo/ (René ). ( Voyez tom. 2 , pag. 22 ). — NourUéare ( Louis ) , grenadier à la 79* de ligne , né à Champijny. Le 27 fructidor an 4 ^ il surprit et attaqua un poste

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