‹ Les fausses enviesChapitre 1 sur 23 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

■ de livrer au public Tamue farce qu'on va lire, il me h nécessaire de dire quelques s de son auteur, et de rappeler que, pour avoir lutine à son heure la muse gauloise, l'hoinme du monde qui l'écrivit n'en comptait pas moins parmi les magistrats les plus distingués et les écrivains les plus érudits du XVIII* siècle.

Thomas Simon Gueulletie, avocat au parlement, conseiller du Roi, substitut du procureur de Sa Majesté au Cbâtelet, appartenait à une excellente famille. Son blason, surmonté d'une couronne de comte, était d'or au dextrocbère au naturel sortant d'un nuage d'azur

et tenant une tige à trois fleurs de gueules de loup également au naturel.

Fîls de Thomas Gueullette, mort doyen des procureurs au Châtelet ; son oncle, Simon GueuUette, prieur de Courcelles et du Désert, s^était illustré dans les lettres en composant plusieurs ouvrages d'histoire très-remarquables et quelques pièces de poésie, notamment une ode à Monseigneur deClermont de Tonnerre, évêque, comte de Noyon, suivie d\ine prière rimée pour le Roy et pour la paix «.

D'après la généalogie écrite par Thomas Simon GueuUette sur des notes de son père et de ce même oncle, généalogie que conserve Monseigneur GueuUette, chanoine de Saint-Denis, ancien évêque de Valence, voici les origines de la famille : Un officier de la princesse Isabelle de Portugal, voyageant sur mer, fut pris par les corsaires musulmans et emmené en esclavage avec son jeune fils. Ce gentilhomme mourut des mauvais traitements qu'il subit, mais Tenfant fut délivré plus tard par Gharles-

Page 1