‹ Les faux bonshommesChapitre 105 sur 114 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, OCTAVE , puis ANATOLE.*

EMMELINE

Et mon père?

OCTAVE

11 a refusé de m'entendre; Edgard, lui, s'est acharné à sa poursuite: il espère être plus heureux... (Rcmoiiiani ) Mais entrez donc, monsieur Anatole.

EUGÉNIE

Anatole !

OCTAVE

Eh oui! il a à me parler... Venez donc! mon Dieu! que de cérémonies!...

ANATOLE, entrant.

Pardonnez-moi de vous déranger... Madame... mademoiselle...

(il salue.) OCTAVE, à Emmeline.

J'ai rencontré ce cher cousin sur les premières marches de l'oscaHer.

EMMELINE

Vous veniez nous faire votre visite d'arrivée? '

ANATOLE

Non, ma cousine, non, je venais pour un autre motif.

OCTAVE

. Lequel?

Emmeline, Octave, Eugénie.

" Emmeline, Eugénie, Octave.

104 LKS FAUX BO\SlIOMMt:S

ANATOLE

Veuillez excuser lo trouble et rémotion qui >'e sont emparés de moi... mais c'est que ce que j'ai à dire est i)ion grave, et peut-être n'aurai-je même pas la force de...

OCTAVE

Désirez-vous me parler à luoi seul?

ANATOLE

Au contraire, et je suis heureux de rencontrer ici mademoiselle Eugénie, car c'est à elle surtout que...

(ils s'asspypiil.) - OCTAVE.

Alors nous vous écoutons,

EUGÉNIE, bas à Emmeline.

Qu'est-ce qu'il veut donc?

EMMELINE, bas.

Je ne sais pas...

ANATOLE, à Eugénio.

Mademoiselle, lorsjue monsieur votre père me permit de raccompagner dans son voyage avec vous, une union était arrêtée... dans cette union j'entrevoyais pour moi le plus doux avenir.

EUGÉNIE

Monsieur...

ANATOLE

Mais ce que je voulais, c'était le bonheur de celle que j'adorais. Eh bien! ce bonheur, je le reconnais aujourd'hui, mademoiselle ne pouvait le tenir de moi.

OCTAVE

Comment !

AN.\TOLE.

Oh! ce voyage, je voudrais, au prix de dix années de mon existence, ne pas l'avoir accompli! car c'est pendant ce voyage que j'ai découvert l'abime qui existait entre nous.

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