ACTE IV
PÉPONET, desceudant.*
11 y a que je suis ruiné ! complètement ruiné!... Ce misérable Lccardonel m'emporte ma fortune entière! Ses embarras qu'il m'avait dit être simulés^ étaient réels! Le traître est eu fuite! (Apercevant Edgaixi.) Ah! c'cst VOUS, mousieur Edgard, vous ne leur aviez donc rien dit?
EPGARD , avec embarras.
Mais...
PÉPOiNET.
Vous saviez tout pourtant !
EUGÉNIEj fiappee d'une idée.
Monsieur Edgard savait votre ruine, dites- vous?
PÉPONET.
lU'a apprise avant moi.
EUGÉNIE, à Emmeline.
lime savait pauvre!... Ah! je comprends tout!... Monsieur Edgard, je vous aime!
EDGAUD, avec joie.
Vous m'aimez?
EUGÉNIE, avec eiilraînement.
Eli bien oui! oui, et je ne serai jamais à un autre. Mais, maintenant, je ne puis plus être à vous.
EDGARD, à paît.
Mais pourquoi?
EMMELINE, qui consolait son père.
Voyons, mon père, reprenez couiage.
PÉPONET.
Reprendre courage! Ah! si le gredin n'emportait que mon argent encore ! mais il emporte aussi celui de ta sœur! La dot do mon Eugénie, tout est englouti! tout!
EMMELINE
Eh bien!... à nous tous, nous pourrons peut-être...
PÉPONET, se levant furieux et se gourmanl.
Imbécile dePéponet! idiot! ambitieux! Ah! tu n'étais pas content de ta fortime honnêtement acquise, et tu as voulu te fourrer dans des spéculations ténébreuses, eh bien! à cette lieure, te voilà nu comme un petit saint Jean. Tu n'as plu^ rien, bête brute! et c'est bien fait! (Embrassant Eugénie.) Ah! ma pauvre enfant! je t'ai dépouillée! tu vas me haïr!
* Emmeline, Eugénie, Péponet, Edgard,
EUCÉNIR.
Moi ! mon père.
PÉPONET, liliMiraïU.
Ma pauvre enfant! ma pauvre enfant!
EUGÉNIE, joyeuse.
Ne pleurez pas, mon père.
PÉPONET.
Oh ! mais, je ne suis pas encore tout à fait vieux. Je t'amasserai une autre dot, je te gagnerai une nouvelle fortune I... Anatole est en bonne voie, lui, et...
E.MMELI^E.
Anatole, mon père? mais il est venu rendre à Eugénie sa parole.
PÉPONET.
Et pourquoi?
EUGÉNIE
Ail ! paroe qu'il n'est pas comme monsieur Edgarti, lui !
PÉPONKT.
Comment !
EUGÉNIE, à Eilganl.
Anatole savait tout, ne mentez jias?
EDGARD
Eh bien... oui.
Ah! le petit misérable! lui aussi me trahit! Mais n'importe ! Dieu merci ! j'ai des amis sur lesquels je puis compter!...
(Oufouré paraît. Il tient à la main des billets de Banque qu'il compte. Aux premiers mois de Poponet il s ariêle et c'coule.j PÉPONET, conlinuant.
Dufouré tout le premier! et avec ses dix mille francs, je pourrai recommencer la lutte !
DUFOURÉ, à part. *
Comment, la lutte !
(il descend un peu.) PÉrONET.
Avant deux ans, je serai riche encore une fois, aussi viai que je suis ruiné aujourd'hui f
DUrOUI'.É, à part.
11 est ruiné ! fichtre!
(il caclie ses billels.) — * Emmolifl^, Fugénio, DiifouiT, Péponct, Edgartl."