‹ Les faux bonshommesChapitre 110 sur 114 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

lmaii;liise.

Laquelle?

El) G A RI).

Jusqu'à présent, voyez-vous, j'ai eu la ftirce de me taire, mais ça ne m'est plus possible !

EUGÉME, bus, avec effroi.

Oh ! mon Dieu ! il va me dire qu'il m'aime !

EMMELINE^ souriant.

Eh bien!

EUGÉJSIE.

Ne me quitte pas, au mohis!

EMMELINE

Non, non.

EDGAUD, ;i put.

11 n'y a pas une minute à perdre... car si la fatale nouvelle arrive avant que j'aie pu lui arracher un aveu... (Avec dàcrminalion.) Allons! (Haut.) Mademoiselle , je vous en supplie, répondez-moi... m'aimez-vous?

EUGÉNIE, bas à Enimeline.

Là! tu vois?

EDGARD

C'est un peu brusque, n'est-ce pas?

EMMELINE, souriant.

Mais, en effet..

EDGAR D

Pardonnez-moi; mais, voyez-vous, voilà six mois que j'ai trois mots sur les lèvres, et, ma foi! je ne peux plus les retenir davantage... Je vous aime!..,

EUGÉNIE

Mon Dieu! monsieur. ..

EDGARD

Ne réfléchissez pas; je vous en conjure, répondez-moi.

EMMELINE. '

Mais, mon ami, il faut parler à notre père...

EDGARD, vivemeiil.

A votre père? non, non. (so repicnam.) 11 ne peut pas savoir si je suis aimé, lui. (Bas à Emmeiine.) Parlcz pom' moi, chère Emmeline, vous saurez pourquoi.

EMMELINE

Comment

* Emmeline, Edgard, Eugénie.

rX'CÉME.

Mais, monsieur, je ne puis ainsi... sur-lc-cliamp...

RDGABD.

Si, si... au contraire. Voyons, est-ce mon manque de lurtune qui vous arrête?

EUGÉNIE, avec cnli;iînemonl.

Oli! non, non, je n'aime plus les hommes d'aigcnl.

EDGARD

Eh bien! alors... vous pouvez m'aimer, moi...

EUGIÏME.

Mais...

EMMELI^E, à Eilgard.

Vous pouvez espérer.

EDGARD

Vrai?

EUGÉNIE

Je n'ai pas dit...

EDGARD

Eh bien! dites-le, chère Eugénie! Consentez à devenir ma femme, et aimez-moi un petit peu seulement; moi je vous aimerai tant, que ça établira la balance !

EMMELINE, bas. *

Allons, mon Eugénie, donne-lui une bonne parole.

EUGÉNIE

Tu le veux?

EMMELINE

Dame ! si ça ne te coûte pas trop, cependant...

EUGÉNIE

Eh bien donc! je... (Eugénie n'a pas le temps d'achever sa pliiase, que Péponet, tout bouleversé, \ient tomber sur une chaise près de la porte.)

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