‹ Les faux bonshommesChapitre 14 sur 114 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

EDCARD, rosaitlant le pnrtrait.

Tiens! c'est vrai !...

OCTAVE^ à Eiltjaid comme saisi d'une inspiration.

Oh! un moyen de rester peut-être!... (a péfonci.) C'est In moindre des choses... j'y ai déjà retouché... seulement il ne laudrait pas laisser sécher la couleur.

EDGAUD.

Oh ! non, ne laissons pas sécher les couleurs.

OCTAVE

Et, si vous vouliez... tout de suite, après dincr...

PÉPONET.

Oh! mon Dieu! nous aurons une séance demain de honne heure... je me lève avec le soleil...

OCTAVE

C'est qu'une nuit tout entière...

PÉPONET.

Bah! elles sont si courtes... (a EJgai.i ) Et le portrait équestre de ma fille?

EDGARD, à Oclavc.

Attends! je vais essayer à mon tour!... (Haut.) Vous serez content... seulement, il m'est venu une idée... je voudrais une séance dans la soirée...

TPÉPONET.

Pourquoi faire?

EDGARD

Poiu* faire un clair de lune... Une femme à cheval dans un clair de lune, il n'y a rien de joli comme cela.

PÉPOKET.

Mais au fait, non... on ne verrait pas assez bien les arbres du parc...

EDGARD

Cependant...

PÉPONET.

J'aime mieux du soleil.

EDGARD

Eh bien! on pourrait concilier les choses... si je faisais la lune qui se lève et le soleil qui se couche?...

PÉPONET.

La lune qui se lève et le soleil qui se couche?... oui, au

fait... (Se ravisant.) NoU ! UOU !

EDGAKD, à part.

Pas moyen I il est désespérant ce bonhomme-là I

l'ÉPOET.

J'aime mieux le soleil de midi.

EDGAKD, ù pari.

Avec le canon du Palais-Royal.

PÉPONET.

Un heau soleil tapant sur la maison... vous avez mis la maison?

Pail)leu ! je crois bien !

PÉPONET.

Avec toutes les fenêtres?

EDGARD

Oui! ouil oui! même celles qui sont par derrière.

PÉPONET.

Ça en fera beaucoup...

EDGARD

Non! ça donne de l'air... et il n'y a jamais trop d'air dans im paysage.

PÉPONET.

Comment?... (ll \mlo son si.bie s;ir une tablfi.) OCTAVEj bas.

Prends garde!... il finira par s'apercevoir...

EDGARD

Lui?... jamais de sa vie!

PÉPONET.

Maintenant, messieurs, je ne vous renvoie pas ; mais comme il est probable que vous n'y serez plus quand je reviendrai... je vous dis au revoir.

EDGARD

Au revoir, monsieur Pépouet.

PÉPONET.

Je vous engagerais bien à rester avec nous...

Mais, monsieur Péponet... nous...

PÉPONET, vivomcnt.

Oui, vous avez des alTaires... je comprends cela... ne vous gOnL'z pas... D'abord, chez moi, on est libre comme l'air.

EDGAUD.

Merci, merci, mon cher niuiieieur Péponet!... vous nous

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