SCENE VII
Les Mêmes, RAOUL.
RAOUL, eotrant à gauclie.
On m'a dit que vous me demandiez, maman ?
MADAME DUFOURÉ, se relevant tout à coup.
Approchez, mon fils.
DUFOURÉ.
Monsieur...
MADAME DUFOURÉ.*'
Laissez-moi lui parler, (a Raoul.) D'où venez-vous ?
RAOUL, s' asseyant à droite.
Je viens de me promener dans la campagne.
MADAME DUFOURÉ.
Vous ne pouviez donc pas vous promener au jardin avec ces demoiselles?...
RAOUL
Merci, on ne peut pas fumer avec ces demoiselles.
DUFOURE.
Oh ! c'est trop fort !
* Diifouré, Raoul, M^e Diifourc.
" Dufouré, M"'e Dufouré, Raoul.
RAOUL, se levant.
Ah ! si c'est pour me faire une scène que vous m'avez fait venir, j'aiine mieux m'en aller.
DUFOURÉ.
Restez, monsieur, je vous l'ordonne!...
MADAME DUFOURÉ.
Voyons, écoute-moi, il s'agit de quelque chose de sérieux... Comment trouves-tu mademoiselle Eugénie V
RAOUL, assis.
Oh ! je ne veux pas me marier.,
SIADAME DUFOURÉ.
Et pourquoi ?
Tiens, parce que je veux m'amuser.
DUFOURÉ.
Oui, et faire des dettes, n'est-ce pas, pour qu'on nous envoie du papier timbié comme aujourd'hui... Tenez, monsieui!
(il lui donne le papier.) RAOUL, le regardant sans le prendre.
Oh ! je n'en ai pas besoin, vous pouvez le garder.
DUFOURÉ.
Quel aplomb I
RAOUL
■ Après tout, si je fais des dettes, c'est votre faute.
DUFOURÉ.
Osez-vous bien dire?..."
RAOUL
Dame! comment voulez-vous qu'on fasse figure avec soixante francs par mois? ,
DUFOURÉ.
Figure?...
RAOUL
Ça se mange en une soirée !
DUFOURÉ.
Monsieur !...
Écoutez donc ! vous me parlez de mes dettes, je m'explique... D'ailleurs, j'ai fait mon droit.
DUFOURÉ.
Ah I si peu I