EMMELINE, EUGÉNIE
(eIIps brodent toutes deux. — Emmelinc, rèveusi', a laisse glisser son ouvrage.) EUGÉNIE.
A quoi penses-tu donc, Emmeline?
EMMELINE, se réveillant en sursaut de sa rêverie.
A rien...
EUGÉNIE
Pourquoi mentir ?
EMMELINE
Mais je t'assure...
EUGÉNIE
Je t'assure, moi, que tu es triste... Je croyais que tu t'ennuyais à la campagne et je trouvais cela fort naturel; mais dépuis deux jours que nous sommes de retour à Paris, je crois que tu es plus soucieuse encore que jamais... Voyons, ma jolie petite sœur, qu'as-tu?... des chagrins?... confie-les-moi! Je le veux d'abord! Qu'est-ce que vous avez, mademoiselle?
EMMELINE
Est-ce que tu ne le devines pas?
EUGÉNIE
Eh quoi! tu penserais encore à monsieur Octave?
EMMELINE
Sans doute I
EUGÉNIE
Mais tu l'aimes donc véritablement?
EMMELINE
Tu me le demandes?
Emmeline, Eugénie.