SCÈNE X
EDGARD, EMMELINE, EUGENIE.
EUGÉNIE, avec adaiiration. **
Quel changement! (a Edgard.) Oh! il est charmant, lui !
EDGARD
Eh bien! épousez-le, lui!
'Eugénie, Edgard, Octave, Emnielinc* " Edgard, Eugénie, Eminelinc
108 LliS FAUX «ONSHOMMES
EIU.ÉNIE, à Emmelinc.
I)uis-Ui être heureuse ! Tu le vois, il revient.
EMMELIISE.
Ne me parle plus d'Octave, je le déteste.
EUGÉNIE
Par exemple !
EDGARD
Eh bien ! la place est libre !
EUGÉISIF.
Voulez-vous me laisser tranquille, vous? (a Emmciine.) Mais lu as tort, mille fois tort!...
Elle a raison, mille fois raison.
EUGÉNIE, avec colère.*
Oh! ce monsieur Edgard!...
EDGARD, à Emmelinc.
Oubliez-le, il n'est plus digne de vous.
EUGÉNIE
Mais, au contraire, il te rendra lieureuse.
EDGARD
Parce qu'il est riche, n'est-ce pas?
EUGÉNIE, à Emmelinc.
Ne l'écoute pas, il te monte la tête.
EMMELIINE.
Monsieur Octave n'existe plus pour moi, te dis-je.
EDGARD
Très-bien !
EUGÉNIE, exaspérée.
Monsieur I...
EDGARD
Je vous répète que votre sœur a raison, cent mille fois raison de ne plus aimer ce monsieur qui sort d'ici... Pour épouser pareille machine à affaires, elle a trop dame, trop do sentiment, elle !
EUGÉNIE, l'inteirompanl.
Croyez-vous m'intimider avec votre grosse voix et vos grands bras... vous!
EMMELINE, à Eugénie.
Tais-toi ! tais-toi !
* Edgard, Emmelinc, Eugénie.
ACTI-: IH lO'J
EuniiNiiî." Non, Jo ne me laiiai pas; car, enfin, si iDonsieur Octave le doniande on mariage, il faudra bien que tu choisisses entre lui et Anatole.
EMMIXINE.
Je ne me marierai pas ! ^
EUGÉNIE, à E.l'^ard.
Et vous, monsieur, l'iiomme aux bons conseils, qui préfcrcz-vous ?
EDGAR D
^ D'Oclavc et d'Anatole?... ma foi, quand je suis avec l'i.n j'aime mieux l'autre. Voilà mon opinion.
EUGÉNIE
Mais il n'y a pas moyen de raisonner!