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Espérons, mon enfant ! Dieu nous sera propice. L'honneur et le bon droit dominent l'injustice. Tes nobles sentiments, par le malheur grandis, Auront bientôt raison de ces affreux bandits.
CECILE Espérons, puisqu’enfin vous voulez que j'espère ; Et prions pour que Dieu désabuse mon père.
Mais Oscar!”
OCTAVE
Oscar ?
CECILE Oui, je l'ai bien maltraité.
OCTAVE Mais il ne se plaint pas, lui, de l'avoir été. CECILE (avec émotion) Il ne m'en veui pas ?
OCTAVE Non. Ils'accuse, au contraire ; Etdit s'être montré brutalement sévère.
Il m'a même chargé d'imiplorer ton pardon, Ei de jurer pour lui que jamais.
CECILE. (avec chaleur) Qu'il est bon !
Qu'il est grand, mon Oscar ! Ah! dites-lui….
OCTAVE
Sans doute, Sans doute... c'est connu... mais ce que je redoute, Ce n'est pas, mon enfant, ton courroux ni le sien. L'orage entre amoureux ne brisa jamais rien.
Il ne fait qu'’enlever au froment son ivraie, Et séparer l'or pur de la faussezmonnaie ; C'est pourquoi votre amour, ma chère, a résisté A votre querelle.
; CECILE (Joyeuse) Ah!
OCTAVE Son cœur est attristé,
Mais.
CECILE (vivement)
Il m'aime toujours!
OCTAVE Hé, mon Dieu, il t'adore
CECILE («vec volubilité) Cher oncle, dites-lui que je. je l'aime encore ; Que je regrette. enfin. que j'ai beaucoup pleuré... Qu'il est généreux !.… OCTAVE Oui! oui!
CECILE Qu'il est adoré !
Que toujours ….
OCTAVE Oui, fort bien, je connais la formule Et j'aurai, j'en suis sûr, un auditeur crédule, Saisissant tous les mots et leurs sous-entendus Avant que de ma bouche ils se soient répandus. CECILE Que vous êtes gentil!
OCTAVE Bon... mais cherchons, Cécile, Comment désabuser ton père.
CECILE Oh! c'est facile.
UCTAVE Hum! facile.
Oui. D'abord, ce prétendu baron N'est qu’un imposteur.
OCTAVE Soil.
CECILE Qu'un vulgaire larron
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