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Mais la preuve ? Hé ! j'en ai l'assurance formelle D'un témoin de ses vols.
OCTAVE De qui?
© CECILE De Jean Brunelle.
OCTAVE Hein? Brunelle! Ce nom ne m'est pas inconnu.
CECILE C'est un nouveau cousin qui nous est survenu, Et qui, depuis huit jours, suit notre homme à la piste OCTAVE (réfléchissant) Un cousin!
CECILE Oui...
OCTAVE Grand Diev !
CECILE Quoi donc ?
OCTAVE Rien !
CECILE (vfrayée) Ah ! j'insiste!
OCTAVE Jean Brunelle ! mais c'est... c’est l'enfant de ma sœur. CECILE Oui, sans doute ; un brave homme ‘uù surplus... OCTAVE Ah ! malheur!
Quel effrayant soupçon s'empare de mon âme !
CECILE Un soupçon ?
OCTAVE (sans l'entendre) Plus de doute!
Expliquez-vous !
OCTAVE L'infâme !
CECILE Parlez !
OCTAVE Le brigand !
CECILE Lui ! Serait-il soupçonné ?
OCTAVE
Non, pas lui!
CECILE Mais alors ?...
OCTAVE (avec émotion) Ils l'ont assassiné !
CECILE Assassiné ? Mais, non ! non ! je ne puis le croire !
OCTAVE ' Oui, les faits sont encore tout frais à ma mémoire. Mon journal les donnait en détail ce matin.
(tirant un journal de sa poche) Justement, le voici.
(il tit)
« Hier soir, des promeneurs attardés ont découvert, étendu sur le pavé dus une ruelle déserte, un inconnu frappé d'une balle à la tête. Son mouchoir est marqué des initiales : J, B.
«Le malheureux quoique insensible, respirait encore, On le transporta à l'hôpital, où il est mort, dit-on, dans le cours de la nuit, Tout porte à croire que cet étranger s’est suicidé, »
CECILE (émue) Ce n’est que trop certain !
Mon Dieu !...
(elle se cache le visage dans les mains et s'appuie contre un meuble.
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