Voir à ce sujet la thèse de Magdelaine, Paris
0 re Le souffle systolique cardio-pulmoaaire de la base siégeant au niveau de la région préinfundibulaire est doux, de tonalité moyenne, mésosystolique, 1l se propage peu.
Le souffle systolique du rétrécissement pulmo-
. 4 1 ! . \ naire est holosystolique, rude. Son maximum est à
l'extrémité interne du deuxième espace intercostal :
gauche. Il se propage vers la clavicule et s’accompagne d’un frémissement cataire.
À droite du sternum le souffle cardio-pulmonaire systolique est doux, superficiel, sans frémissement, il se modifie par le changement de position.
Le souffle du rétrécissement aortique a son maximum à la partie interne du deuxième espace intercostal droit, il se propage vers la clavicule droite, il est rude et holosystolique.
À l’appendice xiphoïde le diagnostic se fera facile= ment. Dans l'insuffisance tricuspide le souffle est holosystolique, à timbre grave, s'entendant surtout au côté gauche de la région xiphoïdienne. Ce souffle est accompagné de phénomènes veineux, pulsations veineuses du cou (pouls veineux), de battements hépatiques.
Le souffle du rétrécissement tricuspideest plutôt un roulement diastolique grave, il s'accompagne d’un frémissement cataire. AE
Il ne faut pas non plus confondre un souffle car” dio-pulmonaire avec un bruit de frottement péricar= dique qui en somme est un bruit extra-Cardiaque,
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Les différences sont en général assez considérables pouf permettre d'éviter cette erreur.
Le frottement péricardique est dû au frôlement des deux feuillets de la séreuse dépouillée de son -endothélium, il disparaît après la production de l’épanchement et reparaît après sa résorption. Il a son maximum entre les troisième et quatrième espaces intercostaux gauches, près du sternum. Il a pour
caractère essentiel de ne pas se propager aux parties : . voisines; ce signe le distingue des souffles organi-
2 ques, mais il lui est communavec les souffles extracardiaques.
Son timbre est extrêmement variable, on l’a com- - paré suivant le cas à un frôlement, à un froissement, à un « frou-frou » à un bruit de parchemin mouillé, de cuir neuf, au bruit de doigt mouillé, glissant sur le verre. |
Il augmente par la pression de l'oreille ou du stéthoscope sur la région du cœur, à condition que «cette pression n’amène pas l’accolement des deux 4 feuillets de la séreuse auquel cas le frottement dis- | paraît.
= Le frottement péricardique est surtout remarquable par son asynchronisme avec les bruits du cœur.
Ilest non pas « à cheval >» sur les bruits du cœur
comme le disait Gubler, mais exactement « à côté », selon l'expression de Sibson. Il est périsystolique ou péridiastolique. ;
Il offre une rudesse, une sécheresse qu’on ne
ÉS oerRs j rencontre jamais ou presque jamais dans les souffles cardio-pulmonaires |
Le diagnostic des souffles extra-cardiaques, repose, d’une part, sur les caractères cliniques que. nous avons exposés, d’autre part, sur les signes généraux et les commémoratifs (rhumatisme antérieur dans les lésions cardiaques ; hypertrophie cardiaque» souvent incompatible avec la production des souf-
fles cardio-pulmonaires, accidents divers liés aux
affections valvulaires, dypsnée, qu’il ne faut pas
confondre avec l’oppression purement nerveus? pouvant être constatée chez des sujets présentant des souffles extra-cardiaques, accidents asystoliques.