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Son médecin habituel diagnostique un rétrécissement mitral, et le médecin de la compagnie une névrose du cœur. Désireux d’acquérir une conviction, ce malade vient consulter M. Huchard à
Paris.
A l’examen on entend un bruit de galop, avec un léger rétré-
cissement diastolique un peu clangoreux. Le pouls est accéléré,
émotif TO.
Ici le bruit de galop présystolique avait été pris un souffle
présystolique. Les autres signes du rétrécissèment faisaient défaut.
OBSERVATION VIII Souffle extra cardiaque syslolique pris pour souffle mural.
Mille B..., 19 ans. Il y a 8 ans, cette jeune fille a eu un rhu-
matisme articulaire subaiga et en mème temps elle p:ésenta des
symp'ômes choréiques péñdant plusieurs semaines. Il y a 4 ans,
elle aurait eu une attaque de rhumatisme assez vague, sous forme
d'hydarthrose du genou. Elle est très bien réglée, Le père à 45 ans, un peu arthritique ; la mère est morte en donnant le jour à l'enfant. 6
Son médecin l’adresse à M. Huchard avec le diagnostic d’aflection mitrale. |
L’auscultation fait percevoir un souffle post-systolique à la pointe. Ce souffle très manifeste debout disparaît presque dans la
position assise. [n’y a pas noa plus de propagation axillaire etil
ne s’entend pas dans le dos. Le pouls, instable augmente beaucoup
par le passage de la station assise à la verticale.
Diagnostic : souffle extra-cardiaque.
nn —36—
OBSERVATION IX Souffle extra-cardiaque.
M. de P..., 27 ans, lieutenant.
Pas d’antécédents héréditaires, mais a eu une premièreattaque, de rhumatisme à 14 ans et depuis a eu 3 Autres crises ; la dernière s’est accompagnée d’une endocardite aiguë le 20 mars
Le médecin militaire du régiment a conseillé de quitter le service, croyant à une affection du cœur. Il a ordonné de ladigitale, de l’iodure sans obtenir aucune amélioration.
Le malade vient consulter M. Huchard ne première fois le
9 novembre 1896.
A l’auscultation, on entend un souffle pré et sus-xiphoïdien, .
bref, mourant sur place, ne se propageant pas ni à la pointe, ni dans l’aisselle, Ce souffle est plutôt diastolique, mais n’occupe pas la diastole entière. ù
En présence de ces caractères M. Huchard porte le diagnostic de souffle cardio-pulmonaire.
Le malade revient le 11 novembre 1896. Le souffle s'entend toujours au-dessus de l’appendice xiphoïde et jusque vers la deuxième moitié du sternum, il va en diminuant vers le mamelon il n'y a pas de propagation axillaire,
Quand on fait coucher le malade, le souffle devient moins long et change de timbre, Il paraît plus superficiel et diminue d’intensité.
I n'y a pas de signes circulatoires. Le pouls est normal ; les
battements du cœur sont un peu accélérés,
US Le
Le diagnostic de souffle extra-cardiaque est confirmé. Le malade est revu le 10 octobre 1897. Il a repris son service et n’est nullement incommodé par les marches et les manœuvres.
Pourtant le souffle existe toujours, il est post-diastolique, bref,
localisé, sus-xiphoïdien, augmentant maintenant par la position
horizontale, tandis qu'avant il diminuait,
OBSERVATION X Souffle syslolique extra-cardiaque.
M. R... malade de la ville, 40 ans, officizr, n’a jamais eu de rhumatismes. Pas de syphilis. Fumait autrefois mais depuis deux ans à complètement cessé. [1 se plaint de malaises dans la région du cœur, d’oppression, d’étouffements. Le médecin militaire de son régiment a pensé à une affection du cœur et le malade se décide à venir consulter à Paris.
A l’examen, M. Huchard constate au-dessus de la poiate un
souffle systolique, plutôt protosystolique, sans propagation aucu-
ne; ce souffle se modifie par la respiration.
Le pouls est fréquent, émotif.
Le diagnostic de souffle extra-cardiaque sans lésion organique est porté par M. Huchard.