‹ Les Faux Cardiaques et le Service MilitaireChapitre 5 sur 44 · RE MÈRES · texte numérisé non relu

RE MÈRES

Les affections du cœut constituent une des grandes causes d’exemption. En parcourant le compte-rendu du recrutement de l’armée, nous voyons qu’en 1888, sur 33282 conscrits ajournés,| 1097 l’ont été pour des affections du cœur. Malgré cètte première élimination 2839 soldats sont entrés

cette même année dans les hôpitaux militairés pour ua

des maladies du cœur. HS

Si nous jetons un coup d'œil sur les statistiques. médicales de l’armée, nous voyons que les entrées aux hôpitaux occasionnées par le cœur (palpitations, hypertrophie, dilatation, endocardites, péricardites, etc.), ont été de: À

En TO7 GAMME 2799 My EOBT EU eos Le 280$ TOO eee 2730 TOBA Nr AL. 2400 107748 Le durs 2946 LOS Ne EN 2528 ROBIN RE PDA AUNS 2786 [OO re Part 2706 Reis PARENT 272$ LC PS OR PA 2657 TOO EL US 2084 LUS PPS 2839 1881 : 3069 AU PRE APCE 2852 RP NT RENTE 3231 180080 E UE 3077

Ces chiffres montrent quel soin, le médecin militaire attaché à un conseil de révision, doit apporter à l'examen des conscrits. D'une part, ildoit impitoyabléement éliminer de l’armée les jeunes gens atteints d’une affection du cœur: de l’autre, il ne doit pas se laisser abuser par des symptômes pouvant faire conclure à une affection du cœur, alors que ce dernier n’est pas lésé.

Nous avons la conviction, que chaque année, un certain nombre de conscrits sont à tort éliminés de l’armée et nous avons pu en rapporter un certain nombre de cas. \

Ii y a donc de « faux cardiaques ». Ce sont eux qui feront l’objet de notre travail. Bien qu'il n’y ait pas de « fausses maladies » comme l'a dit judicieuse ment le ‘professeur Potain, nous étudierons ces pseudo-affections du cœur et nous recherchcrons par quels symptômes elles se manifestent.

Nous avons divisé notre sujet en 4 parties :

Dans la première partie nousnous occuperons des soufiles Lines cardiaques. Sans nous appesantir sut l'historique ‘de ces nthoe sur leur mécanisme bien connu grâce aux travaux de M. Potain, nous insisterons sur leurs caractères propres, sur la façon dont ils peuvent survenir, par là même le diagnostic avec les souffles organiques se trouvera grandement facilite.

Dans la deuxième partie, Rous traiterons « des catdiopathies réflexes ». Nous montrerons que les troubles digestifs sont capables de donner lieu aux symptômes d’uneaffection du cœur et de faire croire à tort à l'existence d’üne cardiopathie. Nous ferons voit également que ces symptômes peuvent résulter d’une intoxication, provenir d’une excitation nerveuse viscérale où périphérique.

Nous dirons un mot desintermittences et du pouls

“instable. +

Nous consacretons notre chapitre III à la pseudos

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hypertrophie cardiaque de croissance, cause fré-

quente de réforme. Nous montrerons que les symptômes de cette affection sont souvent dûs à une dé-

formation particulière du thorax et nous étudierons

la pseudo-hypertrophie cardiaque de croissance par déformation thoracique.

Dans notre dernière partie, sans chercher à faire

la critique des conseils de révision nous montre-

rons combien leur organisation es: défectueuse et par là-même combien le rôle du médecin attaché à ces conseils est difficile à remplir.

C’est grâce aux conseils de M. Huchard que nous

avons pu entreprendre ce travail. Toutes nos obser-

vations à l’exception de 3 ou 4 sont inédites et dues à not.e maître M. Huchard. Qu'il veuille bien accepter l'expression de notre vive reconnaissance pour la bienveillance et les savants enseignements dont il nous a toujours comblé. Nous garderons le souvenir des excellentes leçons de l'hôpital Necker Elies nous guideront dans notre cartière médicale.

Nous sommes heureux de rémercier M. le profes L seut Cornil dont nous avons suivi le service à l’H6Gtel-Dieu, M. le Dr Barth qui nous a fait profiter de son enseignement à l’hôpital Brousssais. nt

Nous remercions également M. le professeur Tillaux, MM. les professeir agrégés Reclus Pozzi et Faure qui nous ont initié à la pratique chirurgicale.

Nous exprimons notre vive gratitude à M. le professeur Potain qui a bien voulu nous faire l'honneur d'accepter, la présidence de cette thèse.

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