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M0 "CHAPITRE PREMIER

SOUFÉLES LEXTRA-CARDIAQUES

Historique. — Notre intention n’est pas de faire

ici l'historique des souffles cardio-pulmonaires. Nous rappelerons seulement que Laënnec en 1825 signala des souffles se produisant dansla région du cœuret

4 vons Maclachlan (bruit rappelant l’aboiement d’un jeunechien), 1843, Latham en 1845 (souffle et autopsie négative). Thornburnet Richardson reconnurent l’origine pulmonaire de ces souffles (pulsatile respiration): et Frieidreich en 1855, étudie des bruits pulmonaires systoliques et diastoliques.

Durozier, Litteu, Sahli, admettent l’origine veineuse de ces bruits.

— Potain crée complètement cette question des

souffles cardio-pulmonaires. C’est à lui qu’il faut

rapporter l’honneur d’avoir,avec ure précision ma- gistrale,étudiéle caractèreet le mécanisme des bruits de souffle extra-cardiaques-pulmonaires,

ayant une origine pulmonaire. Plus tard, nous trou-

inst

SOUFFLES*CARDIO=PULMONATRES"

Pathogénie. — «Il est établi manifestement par « nombre de faits presque tous appuyés de consta- « tations aaatomiques, qu’on peut entendre au- -de- « vant du cœur, sans que cet organe soit affecté « d’ aucune lésion, non seulement le souffle systoli- « que et doux attribué par Bouillaud à la chloro- « anémie, mais aussi les souffles présentant tous les « caractères habituellement assignés aux souffles « d’origine organique. C’est à ces bruits absolu- « ment indépendants de toute altération des orifices « du cœur qu’on a donné le nom de souffles orga- « NIQuES > 114

M. Potain a en effet prouvé que ces bruits qui se produisent dans la région du cœur sans qu’il existe de lésions organiques, ne peuvent se passer dans le cœur. Il a montré qu'aucune modification du sang ni des orifices du cœur ne peut rendre compte des soufflcs inorganiques; ces bruits de souffles produits dans la région du cœur Sans lésion de celüi-ci, ne pouvant se passer à l’intérieur sont né— cess irement extra-cardiaques. Ils ne se passent pas non plus de péricarde ni dans la plèvre, car les frottements péricardiques ont des caractères propres qui les caractérisent.

1, Potain, Cliniques de la Charité!

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L'origine de ces souffles est donc pulmonaire. e 1 Ÿ . . «

| Mécanisme. — Le mécanisme est aujourd’hui parfaitement élucidé grâce aux travaux du professeur Potain. On sait qu’ils résultentée l'influence des mou-

vements de surface du cœur sur la portion du pou-

mon gauche (lame de Luschka) qui est en contact

500 avec cet organe.

LE Le déplacement du cœur est surtout matïqué dans la région préventriculaire gauche, c’est là d’ailleurs que se produiront le plus fréquemment les soufîles extra-cardiaques.

Les-expériences de François Franck ont établi

sans conteste l'origine pulmonaire de ces soufflos. Il __ prend un chien présentant un souffle extra-cardia-

que (chose fréquente chez le chien) : il soulève au

moyen d'un crochet mousse introduit sous la plèvre, la partie du poumon reposant sur le cœur. Le souf- : fle disparaît. Dès que le crochet est retiré et les organes remis en place, lé bruit se p:oduit de nouveau. |

Dernièremeut Renaut, de Lyon,a donné,une preuve presque concluante de leur origine pulmonaire.en publiant l’observation d'un souffle extra-cardiaque transformé en tâle crépitant chez un malade atteint de pneumonie.

Quel est doncle mécanisme de ces soufflis. Laënnec y voyait le résultat de la compression de la lame pulmonaire par le cœur. D'après M. Potain ce serait un phénomène d'aspiration dû au retrait brus-

que du cœur au moment de la systole.

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