‹ Les faux-monnayeurs, romanChapitre 12 sur 95 · CRE RENE · texte numérisé non relu

CRE RENE

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© — Oh! non, il faut que je sois de retour ici pour ‘anidi J'aurai juste le temps de lui serrer la main ; 3 mais ça me suflit.. Ah |! dis encore, avant que | je ne om ’endorme : quand est-ce que je te revois P F — Pas avant quelques jours. Pas avant € que : je ne | me sois tiré d'affaire. | de — Mais tout de même... si je pouvais t'aider.

— $itu m'aidais ? — Non. Ça ne serait pas de jeu. Ï me semblerait que je triche. Dors bien.

V4 Mon père était une bête, mais ma

mère avait de l'esprit ; elle était quié-

tiste ; c'était une petite femme douce qui me disait souvent : Mon fils, vous serez damné, Mais cela ne lui faisait point de peine.

l'ONTENELLE.

Non, ce n’était pas chez sa maîtresse que Vincent Molinier s’en allait ainsi chaque soir. Encore qu'il marche vite, suivons-lée. Du haut de la rue Notre- Dame-des-Champs où il habite, Vincent descend jusqu’à la rue Saint-Placide qui la prolonge ; puis rue du Bac où quelques bourgeois attardés circulent “encore. Il s’arrête rue de Babylone devant une porte ‘cochère, qui s'ouvre. Le voici chez le comte de Passavant. S'il ne venait pas ici souvent 1l n’entrerait pas si crânement dans ce fastueux hôtel. Le laquais qui lui ouvre sait très bien ce qui se cache de timidité sous cette feinte assurance. Vincent affecte de ne ‘pas lui tendre son phapean que, de loin, 1l jette sur un fauteuil. Pourtant, il n'y à pas longtemps que \ incent vient 1C1, Robert de Passavant, qui se dit

FAUX-MONNAYEURS. à

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