‹ Les Faux UrinairesChapitre 26 sur 31 · PS · texte numérisé non relu

PS

sultation de Beaujon, le 16 mars 1899, se plaignant d’avoir des pertes séminales nocturnes et quand il va à la selle. Ces pertes séminales se reproduisent de deux à trois fois par semaine,

On soumet le malade à l’influence des rayons X,le 16 mars 1898 (1re séance).

- Le 22 mars, il a eu encore une perte séminale nocturne après avoir

subi six séances de rayons X.

Le 29 mars, il a subi douze séances de rayons X et n’a plus eu de pertes séminales. Somme toute, dans un intervalle de 15 jours, il n’a eu qu’une perte séminale nocturne alors qu’il en avait le plus souvent trois par

semaine.

On peut donc constater là un exemple sinon de guérison absolue, puisque nous n’avons pas revu le malade, du moins d'amélioration

manifeste de spermatorrhée.

Oss. 72. (Personnelle.) — Lec..…., pâtissier, 17 ans, vient consulter à Beaujon pour de l’incontinence d'urine se produisant presque toutes les nuits. En dehors de l’état névropathique du sujet, on ne retrouve pas de cause locale ou genérale à cette incontinence. [On soumet aussitôt (18 mars 1899) le malade aux rayons X. Dans la nuit qui suit il ne pisse pas au lit, mais parce qu'il s’est levé quatre fois pour uriner. La nuit suivante il pisse au lit sans s'être réveillé. $

Le 25 mars le malade continue à pisser au lit malgré six séances de rayons X. Il part pour la campagne et ne peut donc plus se soumettre au traitement.

Dans ce cas-là il n’y a pas eu amélioration. Peut-être cela

tient-il au trop petit nombre de séances ?

Oss. 73. (Personnelle.) — Barb..., 17 ans, vient consulter à l’hôpital Saint-Louis parce qu’il perd ses urines la nuit. Dans le jour il ne perd pas ses urines, mais il ne peut les conserver longtemps. Dès que le besoin sé fait sentir il ést obligé de le satisfaire aussitôt. C’est depuis l’âge de 4 ans qu’il perd ses urines. Il a été opéré à Metz d’un phimosis en 1891. Il a été soumis sans suceès à l’électrisation locale ; l’incontinence a continué. On ne retrouve pas d’épilepsie, Pas de lésions locales, pas même de spasme. À cette époque nous n'avions pas encore employé les rayons X.

Mais nous citons cette observation comme un exemple du résultat négatif de l’électrisation locale. Comme un exemple d'inconti-

nence d’urine essentielle puisque l'opération d'un phimosis. était restée sans effet curatif sur l'incontinence d'urine. |

FLE Faux urinaires urétéro-rénaux,

Ogs. 74. (Personnelle) — Jol..., 22 ans, domestique, est envoyée à Saint-Louis le 18 novembre 1898, pour une affection du rein gauche.

Depuis deux ans elle souffre, dit la malade, dans le flanc gauche, mais c’est depuis quelque temps que cette douleur est devenue plus intense. La fin de la miction est douloureuse mais pas de pollakiurie. Les urines sont uniformément claires durant toute la miction. Le matin, quand elle se lève, elle serait obligée de marcher courbée à cause de l’endolorissement de la région du flanc, mais petit à petitelle disparaîtrait et pourrait marcher droite. |

La palpation du flanc gauche reste négative, on ne sent pas le rein correspondant. C’est une névropathe.

On soumet la malade aux rayons X appliqués sur la région rénale, mais la malade n’est plus revue.

Ogs. 75. (Personnelle.) — Pasq.…, 38 ans, mécanicien, se présente à la consultation des voies urinaires de Saint-Louis pour des douleurs dans la vessie et les reins. Les douleurs dans les reins auraient débuté il y a sept mois à la suite d'une contusion dans la région lombaire, qui n’aurait été suivie du reste d’aucun symptôme rénal. Pas d’hématurie . Les urines sont absolument claires dans les trois verres, il n’a pas de pollakiurie ni de douleurs mictionnelles. Le n° 20 passe facilement. N’a jamais eu de blennorrhagie.

A l'examen des régions lombaires, on ne constate pas la douleur provoquée et lesreins ne sont pas sentis.

Par contre, le malade est manifestement nerveux (anesthésie pharyngienne, oculaire, cutanée). Exagération des réflexes rotuliens.

On peut donc le considérer comme unfauxrénal. La contusion de sa région rénale a sans doute déterminé, chez ce sujet névropathe, des symptômes pseudo-fonctionnels.

Oss. 76, (Résumée.) — H..., 28 ans, se présente à l'hôpital Saint-Louis parce qu’il souffre depuis trois semaines de vives douleurs du côté des reins. Ces douleurs sont lancinantes et durent environ 2 à 3 heures. Elles

vont d’un rein à l’autre sansirradiations descendantes ni suivies d'émission d'urine,

Comme antécédents, on trouve un écoulement blennorrhagique probable à l’âge de 17 ans, une fièvre typhoïde à 22 ans et des rhumatismes à 24 ans. La palpation bimanuelle des régions rénales est négative Les urines sont claires.

O8s. 77. (Personnelle.) — Calcul du rein chez un neurasthénique. Néphro-lithototomie. Guérison. — M. Cof..., 32 ans, courtier d'assurances, se présente à la consultation de l'hôpital Beaujon, le 11 mars 1899, parce qu’il éprouve depuis six ans des douleurs dans le rein gauche, Il a été pris à cette époque de douleurs brusques au niveau du rein gauche, avec irradiations dans la région ombilicale et la partie interne de la cuisse. Cette crise douloureuse n'aurait pas été accompagnée de rétraction du testicule, ni suivie du besoin d'uriner, ni d’hématurie. Depuis lors, les urines seraient boueuses; mais il n’a pas de pollakiurie, ne se lève pas la nuit pour uriner, et n’urine que toutes les cinq à six heures le jour.

De temps à autre, il est pris de douleurs dans la région du rein, toujours localisées à gauche. Mais ces douleurs ne sont pas provoquées par les cahots de la voiture ou les mouvements, et ne cessent pas spontanément par le repos. Elles sont intermittentes, Il se trouve bien un jour, mal un autre jour, de sorte qu’en somme, tout travail continu lui est rendu impossible. Il raconte que, pendant la durée des crises douloureuses, il a eu des éructations gazeuzes, et que les douleurs seraient soulagées par les vomissements, si bien qu'il essaie de les provoquer. Il est affecté d’une constipation opiniâtre et présente des signes névropathiques. Absence du réflexe pharyngien, du réflexe cornéen, zones d’anesthésie cutanée (face antéroexterne de la cuisse); les réflexes rotuliens sont conservés.

A l'examen de la région rénale, on détermine une légère douleur au niveau de l’angle costo-musculaire, mais la palpation profonde reste négative. On considère le. malade comme un névropathe atteint de néphralgie. On le soumet aux rayons X. 12 mars : première séance.

Le 13 mars, deuxième séance, la douleur du rein a persisté.

Le 14, troisième séance, les douleurs du rein ont disparu, mais le malade fait remarquer qu'il a des périodes de cinq à six jours pendant lesquelles il ne ressent aucune douleur et d’autres périodes de souffrances. A l'heure actuelle, il est dans ses bons jours, comme il dit.

Le 17. La période de bien-être continue, on fait une cinquième séance de rayons X.

Le 20. Il a été repris dans la nuit de douleurs très fortes, localisées au

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rein gauche, qui ont duré jusqu'à la première. moitié de Ja nuit suivante. “4 attribue la tin de cette crise A ts qu il a provoqués volon-

“tairemént. HE ‘ein GE Le Le 23. Jusqu'à à ce jour, il se “trouvail LS Pond mais la une a réapparu. On fait une séance. à et RE rene OS su: "6 28. UE continue à avoir des périodes de bien- être et, de, douleurs ; : . somme toute, les rayons X n'ont pas amené d'amélioration, il n'y a rien de changé dans l'état antérieur.

On envoie le malade à la Salnétriste € où M. le D: Gasne, chef. de ire . que, le renvoie avec ces mots : « M. C... ne présente aucun symptôme. de maladie nerveuse, et il faut chercher ailleurs que dans la névropathie la cause des douleurs dont il se plaint ».

. Dans l'intervalle, M. le D: Boursier, de Contrexéville, qui avait assisté à l'interrogatoire du malade, avait pris son nom et recherché dans ses notes. -L retrouva qu’il l’avait soigné en 1892 à Contrexéville pour des coliques néphrétiques, avec des irradiations crurales et il avait constaté au icone des. Roues ue qe son urine. ‘Il -avait donc eu une no décide Je is es à CURE à | l'hôpital. Les urines examinées renferment un peu d'albumine, de l'acide urique et oxalique. On examine à nouveau la région rénale; on ne constate pas d’augmentation du volume du rein. M. Bazy s’arrête au diagnostic d’un calcul rénal, datant; peut-être de l’enfance, et se propose de faire la néphrotomie.

: L'opération est en effet pratiquée le 29 avril. Après incision de la paroi lombaire, on:aperçoit, venant; faire issue, un organe qui est reconnu, après incision: de, ce. qui était le péritoine, être la rate, mais qui est adhérente de toutes parts, adhérences qu’on détruit. î

Après avoir fermé le péritoine par quelques points de catgut, on rt le rein et l’on sent effectivement un calcul au niveau du bassinet. La néphrolithotomie est pratiquée et on, extrait un calcul du volume d’une noisette müriforme avec des reflets brillants, qui est formé: d’oxalate:

-:Ees suites opératoires sont excellentes.et le :malade guéritii :! +5; Sara tj Érounar h Sir Li matasienquir orne is. RENE AS 6 GRO qe

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