‹ Les FéeriesChapitre 24 sur 45 · CETTE ROSE · texte numérisé non relu

CETTE ROSE

Cette rose à ton corsage,

Cette fleur rouge à ton col entrouvert !

Ah ! que j'ai ri des nouveaux mondes découverts

Et du sot qui n'a rien trouvé dans ses voyages

Qu'un peu de terre entre deux océans

Béants.

Qu'il regarde la rose à ton col dégrafé.

Ah ! le plus beau pays c'est le pays des fées.

Ah ! la vie et la mort

De cette rose à ton corsage !

Et tu crois à la vie et tu crois à la mort,

Pourtant l'éternité rêve, sur ton visage

Et nous serons, vois-tu, époux de telle sorte

Que nul soir, ô comprends-moi bien, nul son de cor

Ne viendra désunir

Nos mains et nous pourrons Tun et l'autre mourir

Sans qu'à travers les nuits le mort cherche sa morte.

O rinfmi des sphères éclos à ton corsage !

Cette rose naquit

Comme les autres, je présume,

Malgré la mauvaise herbe et près des fruits utiles

Et le bon jardinier

Qui cultivait la rose et soignait les légumes

Etait cousin des fées.

Et j'ai très bien compris qu'il me faudra mourir

Quand la rose mourra au bord de ma pensée.

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