COSMOS
Le prêtre sur Tautel qu'amorphose l'encens, Grandi sous le surplis que brodèrent les folles, Ivre, perdant la clef ardente des symboles, Mange sa propre chair et boit son propre sang. Tandis que l'orgue érupte en tonnantes spirales, Il trône sous le dais astral des dieux absents Et les pieux énervés râlent concupiscents, Vautrés dans la nuit des luxures sépulcrales.
Mais, hélas I je ne puis être dupe à mon tour, J'ai gravi l'escalier lumineux et ses marches N'aboutissaient pour moi qu'au sommet de la tour Où Sœur Anne guettait les beaux sauveurs en marche,
Je ne suis même pas l'immonde bienheureux Bavant d'affreux baisers sur la fraîcheur des dalles Et mon cœur affamé de joies sacerdotales S'afflige de n'avoir pas su Tamour des dieux.
Oh I dans la paix d'un cœur simple et mélodieux
Arroser de blancs lys voués aux cathédrales !...
Et mon cœur s'ensanglante aux buissons amoureux.
Mais si quelque rayon d'avril pur Tédulcore En ramenant une aube aux confins assombris. Je songe alors au vrai Bouddha, que nul n'adore, Qyi, joyeux sans sourire, un doigt sur son nombril, Défiant la candeur des prêtres déifiques," Fait tourner au vent les célestes mécaniqi\es.