‹ Les FéeriesChapitre 8 sur 45 · PETITE EPOUSE · texte numérisé non relu

PETITE EPOUSE

O petite épouse Jamais épousée !

Sais-tu que la mousse Et que la rosée Avaient pour mes pas Fait douce la route D'où Ton voit le toit Abritant sans doute Ton sommeil peuplé De rêves fragiles Et vite en allés ?

Hélas 1 dans les villes

J'ai voulu glaner

Des fleurs plus nouvelles

Que les fleurs des prés

Et les fleurs des haies.

Quand je fus aux portes

Et quand vint la nuit

Alors je perdis

Mon bouquet qu'emporte

Le vent à jamais.

Plus tard, à l'auberge, De beaux artisans M'ont dit : Pour la vierge Qui te fit errant Avec nous cisèle D'éclatants joyaux ! -- Et je les ai crus...

Mais rien n'est plus beau Qu'un bouquet perdu Et j'ai bu I j'ai bul

Jamais à ta porte Je n'irai frapper Uéglantine est morte, Le bijou brisé.

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