‹ Les Féeries: poésiesChapitre 19 sur 43 · DICTES-MOY OU... Ç · texte numérisé non relu

DICTES-MOY OU... Ç

Qy'on remplisse les verres, oyez la merveille, C'est la plus belle histoire et bien sûr la plus vieille, l^s plus navrés y prendront le plus grand plaisir En maudissant le dieu qui nous crée ces loisirs.

Elle n'est pas venue, mais il en vint tant d*autres

Et d'autres les suivront I J'en tiens une ce sdr,

Chair promise à ma chair, et tu ris de l'histoire.

J'en ris, toi ris moins haut, tiens ta coupe moins haute.

Elle n'a pas voulu et ça nous a fait mal De croire à la chanson qui dit : Demain, Jamais I... Car j'ai rêvé (quel rêve) un amour tel... j'aimais I... Et puis faire Tamour comme un sot animal !

Comme un sot animal ne nous méprenons pas.

Car je prise très haut et vénère en silence Les jeux des houris mordorées et ceux des chats, Mais ne me parlez plus de notre absurde danse.

Et puis des raisons de finance I

Et nous avons pleuré pour ça tout un hiver, Mais comme il faut toujours obéir au destin,

Selon notre hasard nous avons fait des vers Et notre cœur n'est plus qu'un sonnet libertin.

Car il ne bat plus selon le mode classique I

— Pourquoi l'avril venu avons-nous fait des vers ? — ^

Il bat tout de travers ce cœur mélancolique '

Et j'attends le sonnet à la pointe à l'envers. j

Belle personne Tas-tu lu

Au long

Des longs

Sommaires oblongs,

Les longs sommaires des revues,

Mon nom (moi-même) qui s'exaspère

Dans la boutique des libraires?

Bonne vierge, vierge mère

Des âmes en quête

De paradis I

Si je m'embête

Est-ce vraiment parce que je suis poète f

Ce serait trop original, Bien qu'on l'ait dit.

Page 1