II
des dieux , et qu'ils indiquassent un jour favorable pour la célébration. Lorsqu'on avait signé le contrat, les parens y meltaient leur cachet. On déposait la dot de la fille entre les mains d'un des augures , et son futur lui envoyai! un anneau de fer. Le jour delà célébration, il était d'usage , lorsqu'on coiffait la mariée , de lui partager , avec la pointe d'une lance , les cheveux en six tresses, à la manière des vestales, pour l'avertir qu'elle devait toujours être vestale pour tout autre que son mari. On lui posait sur la tête une couronne de verveine , mêlée de quelques autres herbes qu'elle avait cueillies elle - même. Par dessus la couronne, elle portait quelquefois un voile, et chaussait des souliers de même couleur, raonlés sur de très-hauts talons.
Dans l'ancienne Rome, les deux époux plaçaient sur leur cou , au moment du mariage , un jonc nommé conjugiuni , d'où nous avons tiré le mol conjugal. Depuis on n'a point encore inventé un emblème aussi parfait de IVtat du mariage. Il était aussi d'usage que les jeunes filles feignissent , dans cette occasion , de la répugnance à sacrifier leur virginité , el fissent difficulté de quitter les bras de leur mère.