‹ Les femmesChapitre 2 sur 72 · LES · texte numérisé non relu

LES

Lecteur, — si tu as souffert par les femmes, et je te crois assez intelligent pour cela, tu retrouveras dans ces quelques lignes un écho de tes souffrances.

Lectrice, — si tu as été injuste, cruelle et stupide, ce qui t'est certainement arrivé plus d'une fois, tu rougiras au tableau de tes égarements.

Les femmes qui font des scènes sont nombreuses, et les scènes qu'elles font sont d'une variété infinie.

Je ne me suis attaché qu'aux scènes purement classiques, à celles qui se reproduisent chaque jour, dans les mêmes circonstances et avec les mêmes mots.

11 m'a suffi d'écouter et de noter.

J'ai donné souvent le beau rôle à l'homme, cela va sans dire; je l'ai placé dans son jour le plus avantageux; je l'ai éclairé de toutes les lueurs de l'innocence, — parce qu'il est temps de réagir contre le parti pris de madame George Sand.

s, a scène dans la rue.

la femme. Qui est-ce que tu salues ?

le mari. C'est un camarade de collège, avec sa femme.

la femme. Tu l'appelles?

le mari. Bompart.

la femme. Ce n'est pas vrai !

le mari. Je te jure...

la femme. Si c'était vrai, tu m'aurais déjà parlé de lui.

le mari. J'ai six: cents camarades de collège ; je n'ai pas pu te parler d'eux tous.

la femme. Et tu dis que c'est sa femme, ce petit chiffon qui est avec lui ?

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