‹ Les femmesChapitre 39 sur 72 · POURQUOI !. ON AIME LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

POURQUOI !. ON AIME LA CAMPAGNE

l'amoureuse. Ces branches ont failli me déchirer la joue. C'est égal; c'est bien beau la campagne, n'est-ce pas, mon Paul ?

l'amoureux. J'aime la campagne !

ensemble. Nous aimons la campagne, parce qu'on y sent mieux son cœur battre ; parce que les aveux y fleurissent naturellement sur les lèvres; parce que les serments sont faits pour être prononcés sous le ciel et dans les parfums !

Nous aimons la campagne, parce que la campagne

C'est le désert. (Un bruit semblable à un baiser.)

un lézard. C'est étonnant ; ceux-là ne me font pas fuir.

DES BOURGEOIS, tout en sueur, leurs habits sous le bras, ployant sous dos paniers de victuailles.

Vive la campagne ! Vive l'herbe ! Vive les moutons ! Vive la joie et les pommes de terre en fleur!

Arrêtons-nous dans cet endroit, qui nous semble

très-favorable pour manger un morceau.

N'est-ce pas, madame Menesson?

N'est-ce pas, monsieur Douillard ?

Avec les châles de ces dames, que nous accrocherons aux branches des arbres (pas les dames, les châles; ni! ni! hi!) nous nous préserverons du soleil.

Allons, Chariot, mets la nappe, pendant que nous allons déballer les provisions...

une rose sauvage. Fi ! quelle société ! D'où cela sort-il?

un coucou. J'ai longtemps habité une cage, rue Saint-Denis; je crois que je reconnais une de ces figures-là.

les bourgeois. Dépêchons-nous! dépêchons-nous ! Ohé! les autres, arrivez donc!

Fichtre! le pâté s'est cassé en route, et la charcuterie a crevé le papier.

C'est égal, les morceaux en sont bons.

Il n'y a pas de plaisir sans peine, la brigue-dondaine !

Nous n'avons que trois assiettes, elles seront pour les dames; honneur au beau sexe!

Quant aux verres, puisque nous les avons oubliés, ma timbale d'argent servira pour tout le monde ; nous ne sommes pas dégoûtés les uns des autres.

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