‹ Les femmesChapitre 68 sur 72 · JE M'APPELLE CORBIN · texte numérisé non relu

JE M'APPELLE CORBIN

— Je m'appelle Corbin !

Ne voyez-vous pas, caché sous cette historiette, un mythe très-profond?

Pour moi, j'y vois mes Illusions parées, fleuries, entrelacées à la façon d'un groupe vaporeux de Gendron, et rasant le lac de ma vie.

Elles m'appellent, elles m'attirent du regard, du sourire et de la voix.

L'une me dit, en effeuillant des bouquets et en me les jetant au visage :

— Je suis Camille !

L'autre, en me montrant les saules :

— Je suis Galathée !

Celle-là, blanche et fière :

— Je suis Hélène !

Eperdu, enivré, je me laisse peu à peu séduire par ces ravissantes fées; je les suis et je les poursuis; et lorsque je parviens à les saisir et à les étreindre dans mes bras passionnés, elles s'écrient, mes Illusions, avec de mauvais éclats de rire :

— Je m appel le Corbin !

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