A M. VI. SANDER&0N
Mon cher traducteur^
les conteurs sont bien inspirési, qui, comme Jean- Jacques ^ déclarent que, n*ayant écrit que pour leur amusement, ils ne cherchent à plaire qu*à eux-mêmes. J'ai toujours dédaigné ces bea«ix 'diseurs qui prennent la plume dans le but de former Tesprit et le <^Qr des autres, ce qui prouve que, chez eux, il n'y a ni cœur ni esprit. Montaigne disait : « le ne me suis proposé aulcune fin.* * ^Hontaigne était un phflosophc. 11 savait qu'on n'a de prise sur les iHMnmes qu'alors qu'on ne semble pas les vouloir conseiller.
Montesquieu a dit : « Je travaille à un livre de douze pages qui ■contiendra tout ce que nous savons sur la métaphysique, la mo- ^e et la politique. » Montesquieu n'a pas publié ce livre, je ne ^is pourquoi, peut-être parce qu'il ne Ta jamais £iit. Je né doute i^ que ce livre ne soit tràs-Oadle ii faire en douze pag«s. Il fiHi-