‹ Les femmes comme elles sontChapitre 35 sur 45 · LA CANDEUR ET LA NAIVETÉ DES FLEURISTES · texte numérisé non relu

LA CANDEUR ET LA NAIVETÉ DES FLEURISTES

Un soir, en rentrant dans sa chambre, Adolphe surprit mademoiselle Anaïs écrivant une lettre. Elle essaya de la cacher dans sa gorge, mais il savait le chemin de la petite poste, et il arracha ce lambeau d'épitre :

ermons nos Fenêtres, adieu les télégraphes

Et puis c'était bien amusant, en dépit de

e* car votre lettre m*a offensée, Dieu merci

un châle ; ne croyez pas que

emain à huit heures du

marronniers, ainsi

jamais vous

ïs Dur LOT.

aris, le 15 juillet.

« P. S. Je voulais vous renvoyer votre chàle, mais « r Auvergnat qui vous porte cette réponse était déjà c< trop loin quand je me suis aperçue que j'avais oublié <i de lui donner le châle avec la lettre ; ce sera pour « une autre fois. »

Adolphe, qui ne put s'empêcher de rire de la naïveté du post-scriptum, répondit lui-même au séducteur :

<c Vous n'avez pu allumer les passions de mademoi- « selle Anaïs ; mais, du moins, votre châle de trente- « neuf francS' a jeté feu et flammes dans sa cheminée. i>

Page 1