‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 10 sur 194 · IIki.aviuke · texte numérisé non relu

IIki.aviuke

\. IIm.o

FVCn.TKS MOHAIKS. ^ CMrVCTKRK. — Ol.VLlTKS. 85

-- La iloiutMir des rcuuncs, la ooiiipassioii (ju'i'llt's ((Miioiiiiienl |)imr tout ( c i|iii soulTiv, tlovraiont, à ce (iii'il scniMo, los rciuliv («frantiôros à la vongoaiKi'c ; mais i-t'lto ilcMH'cur ol oclh» coinpassinii irapparticniicnl {\u'A la sensibilité dans son t'ial nalurcl. Si, au ooiilrairc, celle niêine sensihililé est pioloiuléiiieiil l»les<ée, elle lêaiiil sur toutes les lacultés, et s'euipaïc à son protilde toni ee (|uil V a de puissance dans les leinnies. Le temps fait peu sur la ven^canco des lennnes, |)arce i\\n\ chez elles, la mémoire n'étant attachée (pi'an service du cœur, ne perd aucun sonv(>nir. Saunt-Phospeh.

as Les femmes les plus généreuses ont un instinct de vengeance cpii les inspire malgré elles (*). M'"*" E. de GiRARniiX.

^ Dans leur C(dère contre une rivale, toutes les femmes, même les duchesses, emploient l'invective et s'avancent jusque dans les tropes de la halle ; elles font alors arme de tout.

^ Le mépris chez la femme est la première forme que prend la liaine.

Balzac.

?S L'homme (jui se venge veut frap))er an visage; les femmes veulent blesser au cœur.

PS La liaine des femmes est aveugle, en ce sens qu'elle tient rarement à des motifs fournis par la raison; souvent il leur est impossible de dire pourquoi elles haïssent quelqu'ini on (pielqne chose. Le sentiment qu'elles éprouvent consiste dans une anti|)athie inexplicable, une répulsion en quchpie soilc magnét irpic, que la raison n apprécie point.

D'autrefois, les motifs qu'elles pourraient donner de leur haine sont d'une frivolité inimaginable. Elle nait d'une première impression, se fonde sur des a|)parences, sans se donner la peine d'examiner davantage. Aussi bien souveni elle disparaît avec une facilité étrange. H n'est pas rare de voir des femmes passeï- presque subitement de la haine à la plus vive atfection.

Quehjunn leur déplaît sans quelles sachent même pourquoi, elles ne peuvent le voir sans éprouver quelque chose de pénible, mais leur attention est sollicitée, et si la persomie qu'elles haïssent ainsi sans motifs détruit celte première impression, en faisant voir des (jualités qui n'avaient pas |)aru d'abord, il est trèsprobable que l'affection prendra la place de la haine.

La haine des femmes est donc bien souvent très-peu fondée. Mais quand de simple haine, de répidsion instinctive, elle devient inimitié, elle est alors vivace, inextinguible. L(! cœur est blessé de part en paît, et sans cesse le sentiment (pi'il éprouve est ravivé par le souvenir.

Si la reconnaissance est la mémoire du en nr. In haine l'est aussi, surtout chez les femmes. Elles ne pardonnent jamais les blessures faites à leurs affections, à leurs prétentions, à leur amour-propre. Toute liaine fondée sur des antij)athies

est facile à (UHniirc chez elles ; mais il n'en est |ihis ainsi (|uaiHi elle se toiirne 011 iiiiniitié.

L'honneur offensé, la réputation atteinte, l'amour dédaigné ne pardonnent jamais riiez les femmes, et la haine produite ainsi en elles a hesoin de veni^canee ; il faut qu'elle se satisfasse, qu'elle s'assouvisse, le temps ne l'éteint pas, la raison ne la modère jamais.

L'histoire est remplie d'événements lra<:fiques suscités parla haine des femmes. Comme nous l'avons dit, il est pou do vouf^eancos derrière los(|uelles une main féminine ne soit cachée. Rki.ouino.

S t-'>- E^iTKTRMENT. — ESIM'.IT DE CONTRADICTION.

f^ J'aicogneu cent et cent femmes, que vous eussiez phistot faict mordre dans le fer chauld que leur faire desmordre une opinion qu'elles eussent conçue en cholère : elles s'exaspèrent à l'encoutre des coups et de la contrainctc : et celuy (pii forgea le conte de la femme qui, pour aulcune correction de menace et de bastonnade ne cessoit d'appeler son mari pouilleux, et qui, précipitée dans l'eau, liaulsoit encore, en s'estouffaiit, les mains, et faisoit au-dessus de sa teste signe» do tuer des pouils, forgea un conte duquel en vérité tous les jours on veoid l'image expresse en l'opiniâtreté des femmes.

£g Ceulx (pii ont négocié avecques des femmes testues, peuvent avoir essayé à (pielle rage on le jecle, quand on oppose à leur agitation le silence et la froideur, et qu'on desdaigne de nourrir leur courroux... Elles ne se courroiifont (pTalin qu'on se cntrecourroucc, à l'imitation des lois de l'amour.

MONTAIOXK

SSr3 Je ne suis pas de ceux qui disent : « Ce n'est rien. C'est une feinnio qui so noie. »

Je (lis (|ue c'est beaucoup, cl ce sexe vaut liicii Que nous le rcgrel lions, iinis(|u'il l'ait noire joie.

Ce (|iie j'avance ici n'est point liois de propos,

l'nis(|n'il s'ajiit on coll(! faille

ITune ièninio (|iii dans les Ilots .\vait Uni ses jours par un sort déploralile.

Son éponx en cherchait le corps

Poiu' Ini rendre en celte aventure

Les honncuis de la sé[)nllni'e.

Il arriva «pie, siu' les liords

hn fleuve, aiilenr «l(! sa disgrâce,

FAcn.TKS MdirvLKs. — cA n.vr.TKRK. — ov \i.rri':s. s?

Ilos jioiis M> |)ronunaicnt, iijiiorant racoidciil.

Ce iiiaii tl(HU" leur deniandanl I

S'ils n'avaient île ^;a remine apereii nulle Iraee : i Nulle, reprit l'un d'eux; mais elicicliez-la plus lias,

Suivez le lil de la rivirre. »

Tu antre l'eparlit : u Non ne le suivtv pis;

lielnoussez plutôl en arrière ; (Jiielle que soit la peule et i'ineliualiou

Dont Tean pai- sa course l'emporle.

L'esprit de eoutradieliou

1,'aura l'ait flatter d'antre sorte. »

(lot lionune se raillait liors de saison. Quant à rinuneur eonlredisanle, .le ne s:ns s'il avait raison ; Mais, {[ne eelte humeur soit on non \jO driant du .sexe et, sa pente, (Jnioouqne avec elle naitia Sans li.ule avec elle mourra, Et jusqu'au liont contredira, Ft, s'il ])eut, encor par delà.

La Fontaim:

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