CROYANCES
IS^. Les femmes commencent l'éducation des enfants par des croyances : les hommes leur enseignent plus tard les talents et les sciences : ils sont ensuite lancés dans le monde. Mais à peine en ont-ils l'expérience qu'ils reviennent aux naïves instructions de leur jeune âge. C'est que les hommes ne nous montrent que le savoir-faire de la vie : les femmes nous initient à sa véritable direction.
Les croyances résistent parce qu'elles ne dépendent pas exclusivement uu raisonnement; elles se mêlent encore plus aux affections qu'aux idées : on y tient surtout par le cœur. Aussi tout les maux quo les hommes causent par la frénésie de leurs opinions, les femmes les réparent par la séduction de leurs crovances.
.ViO LES FKMMES D'APRÈS LES ALTEURS FRANÇAIS.
Les i'emmes, sous ce rapport, exercent en Europe un véritable pouvoir: par les croyances qu'elles infusent à la famille, elles s'emparent des mœurs de l'État. Si elles ne promulguent pas sa constitution, elles la détrônent à leur gré; et c'est sur le plan qu'elles tracent que les hommes recommencent.
SAlJiT-l'ROSri:K.