‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 153 sur 194 · ÉLOCUTION — CONVERSATION · texte numérisé non relu

ÉLOCUTION — CONVERSATION

® On voit de tous côtés des lemmes dont la conversation est pleine de maximes solides, et (pii, faute d'avoir été appliquées de bonne heure, n'ont rien que de frivole dans la conduite. Fénelon.

® Toutes les femmes parlent bien, sans précepteurs d'élocution ou d'élo- (|ucnce : c'est l'amour, c'est la coquetterie, c'est la nature, qui leur donnent tour à tour des lerons de bien dire. Toujours sûres d'être applaudies, et maîtresses de leur sujet plus qu'un orateur consommé, elles narrent avec une abondance, avec un charme inexprimables. Libres d'enchaîner l'attention ou de commander le silence, un simple coup d'œil est leur cxorde, leur péroraison nu sourire.

C'est, au reste, une remarque générale que les femmes sont d'autant plus instruites qu'elles ont des amis plus savants. La Rochefoucauld donnait leçon à madame de la Fayette ; Voiture, puis Boileau, à Ninon ; Scarron, à sa femme ; Russy et de Retz, à madame de Sévigné; Fénelon, à madame Guyon ; Benjamin Constant, à madame de Staël; Rose, à madame Roland, et Voltaire, à madame du Châtelet. Is. Bourdon.

^ Les iemmes, qui toujours et partout doivent donner le ton à la conversation, sont reines surtout dans les salons; leur parole y a force de loi.

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