‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 183 sur 194 · VIE DE FAMILLE · texte numérisé non relu

VIE DE FAMILLE

£S3 Les jeunes fdles qui ont été élevées dans certains pensionnais ont de l'inslniction et de, la tenue; elles savcMit, laisonnent et discutent. On les a façonnées |)()iir les succès; elles peuvent s'avancer dans le monde, elles en connaissent les roules. Mais triomphantes dans le salon, elles sont inhahiles à la vie de famille,

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(>l iiicapahlos ilo s^o résigner à la soliluilo. Aussi, à part quelques mariages iVéclat, elles se sentent mal à Taise. Retournent-elles chez leurs parents, elles n'y arrivent en général que dépaysées : le sang les rapproche, Téducation les sépare. Sont elles unies à qui ne les vaut que par la naissance, leur supplice est encore plus cruel : il faut (prolles vivent ilo moitié avec un honuue incapable do sciilir et de comprendre connue elles.. Les jeunes lilles nourries dans l'intérieur de la lamille ont en généial moins d'instruction. Au lieu d'être brillantes, elles ne sont (|ue dressées au\ oi'lices de la vie; mais les chances de bonheur sont en jdiis grand nombre pour elles. Riches ou pauvres, elles sont de leur classe ; aptes à telle on telle position, on les choisit en conséquence. Di> part et d'autre nul méconqile; et, en délinilive, le bonheur tient dans la vie à ce qu'on calcule juste. Saunt-I^rosper.

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