‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 59 sur 194 · MARINETTE · texte numérisé non relu

MARINETTE

Fort bien .

ÉRASTE

Il est à vous encor, ce braceliit.

LUCILE

Et c^tte agate à vous, ipiOu (it mettre en ciichet.

ÉltASTE lit.

(I Vous m'aimez d'un amour extrême, a Erasle, et de mon cœur voulez être éclaini ;

« Si j(! n'.iime Erastc de menu;, « Au moins aimé-je fort (ju'ErasIe m'aime ainsi.

« LUCILE

I, AMOUR. — I.F, M.MUVr.R. — LA MVTKRNITÉ. -i^^"'

Vous m'assuriez par là tragivcr mou si^]\iiv ; (''('•^1 uni" hussot»' iliiiuo tic ce >;ii|»|»li(V.

(Il iliVInrc l;i Ic'lliv.)

f.rr.ii.r in.

« J'iiinoro lo dosliu de mon amour ardoiili», « Et jusqu'à quand je soullVirai, <( Mais, je siiis, ô beaulé charmante ! « Que toujours je vous aimerai.

W ElUSTE. »

Voilà qui m'assurait à jamais de vos feux ; Kt la main et la lettre ont menti toutes deux.

(Klle ilérliire la leUre.) r.ROS-RENÉ, » KiaslP.

Poussez.

KRASTË.

Elle est de vous. Suffit, même fortune.

MAKIMETTE, à laicllp.

Ferme!

LUCILE

J'aurais regret d'en épargner aucune.

GROS-RENÉ, à Krastn.

• N'ayez pas le dernier.

JIARINETTE, ;i Kraste.

Tenez bon jusqu'au bout.

ruciiE.

Enfin voilà le reste.

ÉRASTE

Et, grâce au ciel, c'est tout, Que sois-je exterminé si je ne tiens parole !

LUCILE

Me confonde le ciel si la mienne est frivole!

ÉRASTE

■ Adieu donc.

LUCILE

Adieu donc.

MARINETTE, à Lucile.

Voilà qui va des mieux.

r.ROS-RENÉ, 5 Kraste.

Vous triomphez.

MARINETTE, à I.ucile.

Allons, ôtez-vous de ses yeux.

GROS-RENÉ, à Kraslc.

Retirez- vous après cet effort de courage.

MARINETTE, à I.iuile.

(Jn 'attendez- vous encor?

GROS-RENÉ, à i'raslr.

Que faut-il davantage?

29i I.F.S FRMMKS DAPKKS LKS AITEIRS FRANÇAIS.

KKASTE.

Ah! Lucile, Lucile, un cœur comme le mien Se fera regretter, et je le sais fort bien.

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