‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 60 sur 194 · I.UCILE · texte numérisé non relu

I.UCILE

Éi*asle, Éraste, un cœur lait comme est fait le votre Se peut facilement réparer par nn aulic.

KRASTE.

Non, non, cherchoz partout, vous n'en aurez jamais De si passionné pour vous, je vous promets, .le ne dis pas cela pour vous rendre attendrie; .j'aurais tort d'en former encore quelque envie. Mes plus ardents respects n'ont pu vous oI)liger : Vous avez voulu rompre; il n'y faut plus songer. Mais personne après moi, quoi qu'on vous fasse entendre, N'aura jamais ponr vous de passion si tendre.

LUCILE

Quand on aime les gens on les traite autrement; On fait de leur personne un meilleur jugement.

ÉRASTE

Quand on aime les gens, on peul, de jalousie. Sur beaucoup d'apparence avoir l'âme saisie; Mais, alors qu'on les aime, on ne peut, en effet, Se résoudre à les perdre; et vous, vous l'avez Hiil,

LUCILE

La pure jidoiisie est plus respectueuse.

ÉRASTE

On voit d'un œil plus doux >me ofiense amoureuse.

r. CCI LE.

Non, votre cœur, Éraste, était mal enflammé.

ÉRAsTE.

Non, Lucile, jamais vous ne m'avez aimé.

LUCILE

Kh ! je crois cela (pie i'aiblement vous soucie. Peut-être en serait-il beaucoup mieux pour ma vie. Si je. .. Mais laissons là ces discours superflus : Je ne dis poiiil quels sont mes peusers là-dessus.

ÉRASTE

l'ourquoi?

LUCILE

Par la laison (pie nous rompons ensemble. Va (pic cela n'est plus d(! saison, ce inc semble.

ÉRASTE

iXons rompons?

LUCILE

Oui, vraiment; (pioi ! n'en es|-ce pas fait y

ÉR\srE.

Ij \(iii< voyez cela d'un espiil >ali»rail.

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