L.\ Fontaine
^ Si j'épouse, Hermas, une femme avare, elle ne me ruinera point; si une joueuse, elle pourra s'ertrichir; si une savante, elle saura m'instruire; si une j)rude, elle ne sera point emportée ; si une coquette, elle voudra me plaire ; si une galante, elle le sera peut-être jusqu'à m'aimer; si une dévote, répondez, Hermas, que dois-je attendre de celle qui veut trom])er Dieu, et qui se tronqje elle-même?
^ Il y a un temps oîi les filles les plus riches doivent prendre parti ; elles n'en laissent guère échapper les premières occasions, sans se prépaier un long repentir. Il semble que la réputation des biens diminue en elles avec celle de leur beauté. Tout favorise, au contraire, une jeune personne, jusqu'à l'opinion des hommes, qui aiment à lui accorder tous les avantages (jui peuvent la rendre plus souhaitable,
^ Quelques femmes ont, dans le cours de leur vie, lui double engagement à soutenir, également difficile à rompre et à dissimuler : il ne manque à l'un que le contrat, à l'autre que le cœur.
8£B Qu'on évite d'être vu seul avec une fenniio (|ui n'est point la sieniu% voilà une |)U(leur (jui est bien j)lacée; (ju'on sente queicjue \mne à se trouver dans le monde avec des personnes dont la ré|)utation est attacjuée, cela n'(!st ])as inconiprébcusiblc!. Mais (pielh; mauvaise honte fait rotigir un houuue de sa j)ropre leuune et l'cnq^êche de paraître dans le jtublic avec celle (ju'il s'est choisie poui' sa compagne inséparable, (pii doit faire sa joie, ses délices et loule sa société; aver celle qu'il aime (;t qu'il estime, (pii est son urnenicnt, dont Tespril, le nié-
I/AMOUR. — I.K MAUIA(;E. — (.A MATERNITÉ. TmO
rite, la vertu, l'allianco lui foiit homuMir? Oii(> lu* conimoiico-t-il par rougir de <oii mariage? La Bkuyèke.
Eg3 Le mariage étant de toutes les actions luunaiues celle (|ui intéresse le plus la société, il a bien tallu (ju'il lût réglé par les lois civiles.
^ Le mariage n'a que des peines pour ceux qui n'ont plus de goût pour les plaisirs île T innocence.
^ Il y a des hommes très-mal heureux que personne ne console : ce sont les maris jaloux; il y en a que tout le monde hait : ce sont les maris jaloux; il y en a que tous les hommes méprisent : ce sont encore les maris jaloux.
Montesquieu.
?S Sachez que d'une tille on risque la vertu
Loi'sque dans son hymen son goût est combattu ;
Que le dessein d'y vivre en honnête personne
Dé|iend des quaUtés du mari qu'on lui donne,
Et que ceux dont partout on montre au doigt le front
Font leurs femmes souvent ce qu'on voit qu'elles sont;
Il est bien difficile enfin d'être fidèle
A de certains maris faits d'un certain modèle :
Et qui donne à sa fille un homme qu'elle hait,
Est responsable au ciel des fautes qu'elle fait.
MoLlÈltE.
^ On fait des reproches à un amant, mais en fait-on à un mari quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour.
S3 Tous ceux qui épousent des maîtresses dont ils sont aimés tremblent en les épousant et regardent avec crainte, par rapport aux autres, la conduite qu'elles ont eue avec eUx. M"'' de la Fayette.
® Il faut se défier des auteurs qui rapportent que dans quelques pays les lois permettent aux femmes d'avoir plusieurs maris. Les hommes, qui partout ont fait les lois, sont nés avec trop d'amour-propre, sont trop jaloux de leur autorité, ont communément un tempérament trop ardent en comparaison de celui des femmes, pour avoir imaginé une telle jurisprudence. Ce qui n'est pas conforme au train ordinaire de la nature est rarement vrai. Mais ce qui est fort ordinaire, >nrtout dans les anciens voyageurs, c'est d'avoir pris un abus pour une loi. « Voltaire.
^ Je connais quelques bonnes âmes
Qui, conservant les mœurs de l'âge d'or,
Dans Paris affichent encor
Jja sottise d'aimer leurs femmes, Et qui d'un chaste hymen respectant le saint nœud,
Près d'une épouse tendre et sage,
Trouvent l'amour dans leur ménage,
Et le Inmlieur au c^in du feu.
^ ... H est des hommes généreux ,
Tendres, reconnaissants et dignes d'être heureux : Oui, mais il est encor phis de femmes peut-être Oui rendraient l'homme heureux si l'iioinme savait l'être.
^ ... Le dieu d'Hymen est un maître Dont on se plaint depuis longtemps; C'est un perfide; c'est un traître; C'est un monstre qu'à dix-huit ans On n'est pas fâché de connaître.
DEMOUSTIliRS.
^ Les charmes d'une jeune femme s'embellissent de la décrépitude de son mari. M"**" de Ghafiigny.
^ La grande beauté me paraît plutôt à fuir qu'à rechercher dans le mariage. La beauté s'use promptement par la possession ; au bout de six semaines elle n'est plus rien pour le possesseur ; mais ses dangers durent autant (ju'elle. A moins qu'une belle femme ne soit un ange, son mari est le plus malheureux des hommes ; et quand elle serait un ange, comment empèchera-t-elle qu'il ne soit sans cesse entouré d'ennemis?
^ La première et la plus importante qualité d'une femme est la douceur; faite pour obéir à un être aussi imparfait que l'homme, souvent si plein de vices et toujours si plein de défauts, elle doit apprendre de bonne heure à souffrir même l'injustice, et à supporter les torts d un mari sans se plaindre; ce n'est pas pour lui, c'est pour elle qu'elle doit être douce; l'aigreur et l'opiniâtreté des femmes ne font jamais qu'augmenter leurs maux et les mauvais procédés de leurs maris; ils sentent (|ue ce n'est pas avec ces armcs-là (|u'elles doivent les vaincre. Le ciel ne les lit [)oint insinuantes et persuasives pour devenir acariâtres, il ne les fit point faibles pour être impérieuses ; il ne leur donna point une voi\ si douce pour dire des injures; il ne leur fit point des traits si délicats pour les défigurer par la colère. Quand elles se fâchent, elles s'oublient: elles ont souvent raison de se plaindre, mais elles ont toujours tort du gronder. Cbacun doit garder ie ton de son sexe; un mari trop doux peut rendre une femme impertinente, mais, à moins qu'un homme ne soit un monstre, la douceur d'une femme le ramène et triomphe de lui tôt ou tard. .1. .1. Rousseau.
ES3 11 n'est pas possible que des |)ersonnes qui se marient sans se connaître vivent longtemps fort unies. Vous ferez cependant un de ces mariages, mademoiselle, et vous ferez comme les autres. Vous épDuscrcz dans la ferme résolution d'être sage; vous ne penserez jamais (ju'une remme puisse cesser de l'être, mênie avec un mari (|u'elle n'aime point. Puissicz-voiis conserver toujours ce préjugé, l't ii'rpn)uv(;r jamais de quel courage et de (piclle vertu il faut être armée [)our ne |)as céder à l'occasion, et combien il est dillicile de ne pas se* laisser entraîner j)ar l'exemple! Une jeune feinine est en bulle aux scdlicilatiiuis, aux
L'AMOril. - LK MARIAGK. — LA MATERNITÉ. 541
empressements de presque tous les hommes qui la voient. Dans le nombre il peut s'en rencontrer un qui lui plaise, et alors, adieu les résolutions. On s'étourilil, et l'on apprend bientôt aux dépens de sa vertu qu'il ne faut pas trop compter sur ses forces.
® Si je pouvais me faire entendre des femmes, je leur crierais du fond de ma retraite : Femmes, aimez vos maris, si vous pouvez ; mais si vous faites des folies, qu'elles vous auuisent sans vous donner de chagrin.
^ La plupart des maris qui n'aiment pas leurs femmes les regardent comme un meuble qui leur appartient, et dont ils ne veulent pas qu'on les prive, malgré le peu de cas qu'ils semblent en faire.
^ A peine une fille a-t-elle le temps de l'être. On nous marie presque enfants. Les premières années sont employées à nous donner des talents qu'une fille de condition ne peut se dispenser d'avoir. A peine a-t-on atteint l'âge de dix-huit ans qu'on se trouve à la tète d'une maison qu'on ne gouverne point. Le temps des réflexions arrive avant l'âge d'en faire, et le temps où l'on en fait ne vient ipielquefois jamais. On s'abandonne au torrent des passions et des plaisirs; on passe quarante ans sans avoir pensé ni réfléchi ; on a des enfants mal élevés, et l'on meurt n'ayant vécu que pour soi, après avoir fait beaucoup de mal et fort peu de bien.
^ Il y a un temps limité aux filles pour se marier. Quand elles ont passé une fois trente ans, il faut qu'elles soient folles pour s'exposer aux inconvénients qui se rencontrent pour elles en épousant des hommes plus jeunes qu'elles; le dégoût d'un mari et ses infidélités sont les moindres malheurs qui les attendent. Une fille qui passe le temps de son établissement et à qui la fureur prend de se marier se jette aveuglément sur tout ce qui se rencontre; elle s'attache avec une ardeur incroyable au premier qui lui parle sacrement ; à peine se veut-elle donner le temps nécessaire pour faire les choses dans les formes, et elle craint encore qu'il ne lui échappe.
® Un inari se lasse bientôt d'une femme qui est sur le retour, et qui ne l'a accepté pour époux que parce qu'elle n'en a pas trouvé d'autres. On ne pardonne point d'être un pis-aller, et un homme l'est toujours d'une vieille iille.
Je n'approuve pas non plus les mariages faits par le seul entêtement et malgré l'avis des parents. Les parents sont sans passion et peuvent mieux que nous juger de ce qui nous convient. D'ailleurs nous tenons d'eux la vie et la fortune ; il est bien juste de les consulter sur l'emploi que nous en voulons faire; car c'est ce dont il s'agit dans un établissement.
® Il n'y a rien de si incommode qu'un mari jaloux, mais je ne connais rien de si humiliant qu'un mari qui ne l'est pas.
® L'aflaire la plus importante de la vie, c'est de prendre un établissement. Cependant il semble que l'on se marie comme s'il dépendait de la volonté de
7,V> l,KS KKMMRS I» Al'UKS I.KS AITKIl'.S riiANCMS.
rompre sos engagements quand une fois on les a lormés et cjn'on n'en est pas satisfait.
® Il faut, autant que Ton peut, ne point se mésallier; l'assortiment des conditions est presque aussi essentiel que la confornn'té dos inclinations. Les fdles (jui épousent des hommes fort au-dessous d'elles s'avilissent et se mettent dans l'occasion de leur faire sentir plus d'une fois leur supériorité. Celles qui se marient à des hommes fort au-dessus courent les mêmes risques et sont souvent méprisées. Il n'y a que le plus ou moins de fortune à quoi l'on ne doit pas prendre garde.
^ Il ne peut y avoir trop de conformité entre les personnes qui se marient : c'est une démarche trop importante pour y rien négliger ; mais surtout on doit s'attacher au caractère et à l'éducation. L'éducation est Tindice de la naissance: pour le caractère, il faudrait (junn homme fut bien insensé pour fermer les yeux là-dessus : le bonheur en dépend. Au reste, je ne parle que du petit nombre de ceux qui se marient pour vivre ensemble. Les autres peuvent s'unir sans tant de façons.
® Une femme doit avoir de la complaisance, de la douceur, de l'indulgence pour son mari. Mais elle s'avilit au-dessous d'une domestique si elle lui est trop soumise. La soumission marque de la subordination, et entre des gens mariés tout est égal. Un mari n'a pas moins de devoirs à remplir qu'une femme. Les hommes ne sont que ce que nous les avons faits, et s'ils ont pris de la supériorité, c'est que nous avons bien voulu la leur laisser prendre. Je ne sais si mon cœur me trompe, mais il me dit qu'ils n'étaient pas destinés à nous imposer la loi, et l'expérience m'apj)rend qu'ils l'auraient peut-être reçue, si les femmes d'autrefois avaient eu autant de fermeté et de résolution qu'il y en a dans la pluj)art de celles d'à présent; mais le joug est donné, il faut s'y soumettre.
® On ne fait guère de mauvaises propositions à mie fcnmie mariée qu'on n'y soit encouragé par le mépris qu'elle fait elle-même de son mari.
Si une femme pouvait être unie à un époux qu'elle aimât et dont elle fût aimée, il est certain qu'avec de la vertu et de la constance, elle serait trop heureuse : la vie se passerait dans l'innocence, et l'on mourrait sans avoir (pie peu de chose à se reprocher.
Mais ces avantages touchent peu les parents aujourd'hui. On vous présentera lin jour l'é|)oux ipi'on vous aura destiné; en moins d'un mois votre mariage sera proposé, aiiaiigé et conclu ; l'obéissance et le respect (pie vous devez à M. votre pèi'c vous empêchera de trouver à redire à son choix. Vous prendre/, aveugléiiiciil iiii mari (pii peut-être ne vous coiivMMidia ni d'Iiiimcin', ni d inclination, ni d'âge; et alors vous verre/, combien il lanl d(! force cl de vertu pour feiiiicr son ((eiir aux passions étrangères. Trop heinciise si votr(! mari se donne la peine d"a|»proloiidir et de connaître votre caractère ! Vous êtes aimable et laite pour le lioiiliciir d'iiii époux (pie vous (•boisiri(!/ et (pii vous aiinerail. cependani
L A.Mdl K. - LK MAKl.VGK. - LA MATKKNITK. ôiT^
loulos vos belles qualités ne vous garantiraient pas encore de ses infidélités. Les personnes qui s'aiment le plus sen l'ont qnoUpiefois. 11 faut qu'une femme s'attende à partai^er les alTections d'un mari, et qu'elle se félicite si on ne lui associe pas une créature. Les choses en sont au point ipion doit presque savoir gré à son époux d'un atlacliement sortable. Il faut du moins fermer les yeux : les reproches, les ipuMclles ne l'ont (piaigrir les esprits et éloigner un homme qui ne demande qu'un prétexte pour être mal avec sa fennne. 11 se venge ordinairement des criailleries par des dépenses. D'ailleurs vous concevez combien il y a d'indécence à une fennne de condition de donner des scènes au public. Il faut donc ensevelir dans le silence des mystères qui ne sont laits que pour être comms de deux personnes. Si vous avez des différends, tâchez que vos domestiques les ignorent. Une femme aime-t-elle son mari, elle n'a d'autre voie pour le faire revenir, s'il se dérange, que la douceur, une complaisance marquée dans sa conduite, et beaucoup de retenue. Il n'est guère d'homme assez féroce pour refuser de l'estime et des égards à celle qui en userait ainsi ; et l'on doit conqiter pour beaucoup l'estime et la conliance de son mari. Il y a toujours des circonstances où un homme fait des réflexions, et où il rend justice à une femme qui ne lui a jamais donné aucune peine, et à qui il n'a aucun reproche à faire. Le temps s'écoule, les passions s'amortissent, et il vient un âge où l'on se renferme dans sa famille; alors une femme est sûre de recouvrer la tendresse de son époux, et de devenir sa meilleure amie. Il faut laisser au temps le som de calmer les passions : vouloir y mettre un frein c'est folie, surtout dans les hommes qui, n'étant pas gênés comme nous par des préjugés, s'y livrent avec emportement. Une jeune personne qui se résoudrait à prendre pour époux un homuie déjà avancé en âge, pourrait se promettre de le fixer ; mais elle risquerait de passer ses plus beaux jours d'une façon fort ennuyeuse. Les maris vieux qui ont déjeunes femmes en sont ordinairement jaloux, et les tiennent dans une contrainte d'autant plus gênante qu'ils n'ont rien qui dédommage de leur bizarrerie et de leur mauvaise humeur. Cependant c'est un bonheur pour une femme d'avoir un mari qui ait quelque défaut. La femme la plus parfaite serait un personnage humiliant aux yeux d'un homme à qui elle n'aurait rien à pardonner.
Comment s'acquitterait- elle avec lui de ses petitesses, de son ignorance, de ses caprices, etc. M'"* de Puisieux.
&e Une idée se présente, c'est" celle de priver les femmes de dot. Cette loi porterait un coup mortel au luxe, et ne mettrait d'autre différence entre elles que celle qui naît de la beauté et de la vertu. Cette idée, non encore approfondie, ainsi qu'elle le mériterait, pourrait être la matière d'un ouvrage réfléchi. Quelque éloignée qu'elle soit de nos mœurs et de nos lois, comme tout doit être subordonné peu à peu à la vérité et à la raison, il viendra un siècle où l'on sentira la nécessité de cette loi pour le bon ordre domestique, l'avantage des mœurs et le repos public, (iette situation tUi tant de femmes qui couvrent la France, à qui il est défendu tout à la fois d'être concubines et d'être mariées, exige un clumge-
54i LES FEMMES D'APRES LES AUTEURS FRANÇAIS.
meut prompt dans les lois que le temps, les mœurs et le luxe ont si prodigieusement altérées. Mlucier.
® Des agréments de l'Iiyménée Les filles se font une idée Qui les prévient d'un grand espoir :
Combien diront, après l'expérience, C'est la différence Du blanc au noir.
Saint-Foix.
® Quant il s'agit de se marier, on est bien embarrassé de choisir; le meilleur est, je crois, de ne choisir point. Fontenelle.
® Quand une fois l'amour s'est envolé,
Le pauvre liynien ne bat plus que d'une aile.
.1. B, Rousseau,
® Il en est du mariage comme d'une charrue à laquelle sont attelés le mari et la femme : tant qu'ils tirent tous deux de concert, la charrue va bien ; mais si la femme se met quelque fantaisie dans la cervelle, le mari se chagrine ; la femme alors tire d'un côté, le mari de l'autre, et tout va mal. Dancourt.
® Dans le mariage, pour bien vivre ensemble, il faut que la volonté d'un mari s'accorde avec celle de sa femme, et cela est difficile; car de ces deux volontés, il V en a toujours une qui va de travers, et c est assez la manière d'aller des volontés d'une femme. Marivaux.
^ Le but du mariage est le mariage.
® La femme est, à un certain degré, responsable de la moralité d'un époux. Qu'elle en ait ou non la conscience, qu'elle le veuille ou qu'elle s'y refuse, elle exerce une inilucnce quelconque sur cette came. De telles relations confèrent à chacun des êtres qu'elles rapprochent un pouvoir qu'il ne peut pas ne pas étendre sur l'autre.
Cette action sera négative, les résultats en paraîtront contradictoires; mais elle sera, mais elle aura des résultats ; et cette loi poursuivra son acconqilissement-, toujours le même, au travers des accidents les plus variés et les plus inattendus.
M"" Gasparin.
^ Une famille ne i)eiit être divisée sur le droit de la régir, et tous les naturalistes accordent à l'hoiume le trône domesticjue; mais si commander est le droit de l'hoinnu), trop souvent c'est le goût de la feuuue. Le conflit des volontés pourrait introduire l'anarchie ; le christianisme, essentiellement ami de l'ordre^ Irace la ligne séparative et assigne à chacun son lot. En prescrivant à l'éimusc (Tobéir vXh l'épnux irhonorer, d'uimer sa cohéritière du ciel, il l('nq)ère par l'affection (•(! (|U(' l'obéissance peut avoir de répiignaiil, et protège la faiblesse contre l'abus de la force; mais, cw «pialité de chef, Tépoux, dit saint Isidore de Séville,
A PI(INC'I-:SS1': i.K Ly\MHAI.I.I'