‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 75 sur 194 · I.AMOIR. - I.K M.VlU\(ii:. - I..V MATERNITK · texte numérisé non relu

I.AMOIR. - I.K M.VlU\(ii:. - I..V MATERNITK

Cest trahison do so inarior sans s'ospousor.

^ Coluy-là s'y ontontloit, ce nie semble, qui ilict qu'un bon mariage se drcssoit d'une femme aveugle et d'un mari sourd.

^ C'est une religieuse liaison et dévote que le mariage.

® Ceulx qui nous déconseillent les icmmes riches, de peur qu'elles soient moins traictables et recognoissantes, se trompent de faire perdre quelque réelle commodité pour une si frivole conjecture. A une femme desraisonnable, il ne couste non plus de passer par dessus une raison que par dessus une aultre : elles s'aiment le mieulx on elles ont le plus de tort : l'injustice les alleichc, comme les bonnes l'honneur de leurs actions vertueuses ; et en sont débonnaires d'autant plus qu'elles sont plus riches ; comme plus volontiers et glorieusement chastes de ce qu'elles sont plus belles. Montaigne.

^ Jamais votre femme ne sera ribaulde (libertine) si la prenez issue de gens de bien, instruite en vertu et honnesteté, non ayant fréquenté compagnies que de bonnes mœurs, aimant et craignant Dieu, aimant à complaire à Dieu par foi et par observation de ses saincts commandements, craignant l'offenser et perdre sa grâce par défault de foi et transgression de sa divine loi, en laquelle est riii;oreusement défendu adultère, et commandé adhérer uniquement à son mari, le chérir, le servir, totalement l'aimer après Dieu. Pour renfort de cette discipline, vous, de votre costé, l'entretiendrez en amitié conjugale, continuerez en preudhommie, lui montrerez bon exemple, vivrez pudiquement, chastement, vertueusement en votre mesnage comme voulez que de son costé vive ; car, comme le miroir est dict bon et parfaict, non celui qui plus est orné de dorures et pierreries, mais celui qui véritablement représente les formes objectes; aussi celle femme n'est la plus à estimer laquelle seroit riche, belle, élégante, extraicte de noble race, mais celle qui plus s'efforce avec Dieu se former en bonne grâce, et conformer aux mœurs de son mari.

Voyez comment la lune ne prend lumière ne de Mercure, ne de Jupiter, ne de Mars, ne d'aultre planète ou estoile qui soit au ciel : elle n'en reçoipt que du soleil son mari... Ainsi serez-vous à votre femme un patron et exemple de vertus et honnesteté, et continuellement la grâce de Dieu à vostre protection.

^ En l'entreprise de mariage chascun doibt être arbitre de ses pensées et de soi-mesme conseil prendre. Rabelais.

^ Une pauvre fille, pleine du tendre et du merveilleux qui l'ont charmée dans ses lectures, est étonnée de ne pas trouver dans le monde de vrais personnages qui ressemblent à ces héros; elle voudrait vivre sans cesse comme ces princesses imaginaires qui sont dans les romans, toujours charmantes, toujours adorées, toujours au-dessus de tous les besoins. Quel dégoût pour elle de descendre de l'héroïsme jusqu'au plus bas détail du ménage I

."38 LES FEMMES 1) Al'KÈS LES ALTELKS EHAiNÇAlS.

^ La femiiie forte se renferme dans son ménage, croit et obéit : elle ne dispute point contre l'Église. Fénelon.

® Il n'en est pas des réconciliations des maris et des femmes comme de celles des amants et des maîtresses : celles-ci ont mille douceurs, et celles des autres ne sont, à proprement parler, qu'une trêve de querelles et de persécutions. M"" DE ScuDÉni.

® C'est une terrible aflaire que de s'engager d'aimer par contrat.

Bussy-Rabutik.

^ Votre femme est modeste : laissez-lui cette pudeur qui va si bien, et que tant d'insensés maris ôtent à leur femme. M'"" de MAiNTENOis.

E^ Homme qui femme prend, se met en un état

Que de tous, à bon droit, on peut nommer le pire.

^ Afin qu'en son ménage un homme soit heureux. Bannissant de chez lui toute la défiance. Loin de vouloir savoir ce que sa femme pense. Il doit fuir avec soin, comme on ftut un forfait. L'occasion d'apprendre ou voir ce qu'elle fait.

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