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Tu n'as pas encore quatre ans, mon enfant, et tu commences à peine à lire. Je désire que tu ne saches jamais autant de mathématiques que ton papa Hdouard
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nobles ligures. Nous avons tracé, de ces femmes hors pair et de quelques autres, des notices à grands traits, sans détails teclini<]ues. Le groupe d'élite a été encac^fé dans un tal)leau assez complet des autres savantes : Tarniée en marche avec son état-major.
Nous avons surtout étudié les savantes professionnelles, (jui ont consacré aux études scientifiques la plus grande parlie de leur vie, mathématiciennes, physiciennes, naturalistes et philosophes. Puis sont venues les simples curieuses qui, à l'occasion, ont dit leur mot sur les sciences; les collaboratrices qui ont aidé les savants, activement et discrètement; les professeurs, les vulgarisatrices, modestes et utiles; entin les prolectrices, princesses ou riches bourgeoises, qui ont fondé des prix dans les académies ou répandu leurs bienfaits sous d'autres formes. Les unes et les autres, par des moyens divers, ont exercé une heureuse influence sur le progrès des sciences.
Ces femmes savantes, (|ui ne craignent pas Molière, auraient pu être classées chronologiquement, par genre d'étude, par nationalité, ou d'après leur rôle. Nous nous sommes l)orné à un rangement alphal)étique, mais il sera facile de grouper les noms autrement. Notre longue liste est peu homogène, elle présente de la sécheresse et elle dégénère ça et là en statisli(jue. Nous avons surtout voulu réunir des faits nombreux, exacts et probants.
Pour égayer un peu notre dictionnaire, nous l'avons orné de queUjues autographes et de deux douzaines de portraits, curieux et peu connus. Fontenelle a dit (ju'il faut avoir raison avec quehjue agrément.
Deux notes, provenant d'une collaboration variée et qu'il sera intéressant de parcourir, terminent le livre. Dans la première, nous avons réuni des opinions variées sur cette question : Si la femme est capable dr science, La seconde note est formée de Menus py^opos sur les femmes et les sciences, aperçus divers, citations, anecdotes, pensées, etc.
Nous avons fait, le 2't février [H{)\. au Cercle Saint-Simon,
AVANT- PHOPOS
i]\*s{ (Ml l7iS «juo (îoïif^ot a (Vrit los lifçnos qiio nous avons |>ris4>s |>oiir r|H^Tapho. Dopiiis la mort do IVnidit rhaiioiiio. los M*ioiiros (H'opromcMit dilos, iiiathôiiiati<|iios. physiqiio, hisloin* iiatiiivUo ot pliilosophio, ont tioanooiip |>rof;ross4'*. l/a|)|H)r( <los loiniiios n'a pas otr iino quaiilitô nrf^lif^oahlo: lonrs « nionirnls <l«» solidito ». coninio dit M'"" <lo (lm|ny. ont rtô ass<»/ nonitiriMix (»t |KMirtant |M»i*sonn«» n'a (miooiv n^alisô h» vn»n doiiouf^ot.
l)o|Miis pins do «piin/o sio(*los. nons honorons llypatio, oolto ^^Tooipio d'Aloxandrio, si Indlo ot si s;ivanto, la|>idôo |mr nno p(»pnlan» stnpido. \j*s travanx d'astrononii<' ot tU^ ni(^*aniipio d<' la nianpiiso dn C'Iiâtolot dôl'ondont sa nn'Mnoiro. Mario .\;;nosi. apros avoir onsoi^'no lo (*alrnl inlinitôsinial à ritalio. ost niorto 4*oninio un(> sainto. A Tocrasion d'nn prohlônio fxiso par \a|H»l('M»n. Sophio (lorniain a ohm*, nno dos pHMnioros. la physiipio niatliôniatiipio. Mary Soniorvillo a <*oin|N>sô, apn s l^iplaoo. nn<» nnn'aniqno rôlosl<». Tm» rnss<\ M""'ko\valovski. o<Mironn(''o par notro Aoadôniio tU^"^ Si'ionoos, a r*lô onl<'V('*4>. il y a <pi(*lipios annoos. on ploini» floraison iW son ;4onio.
Nons avons rônni, |H)nr la pnMiiioro lois, r<»s hollos ot
nol)lcs ligures. Nous avons tracé, do ces f'emnios hors pair et (le <juelques autres, dos notices à grands traits, sans détails leclnii(jues. Le groupe d'élite a été oncac^fé dans un tableau assez complet des autres savantes : l'armée en marche avec son état-major.
Nous avons surtout étudié les savantes professionnelles, (pii ont consacré aux études scicntificiuos la plus grande partie do leur vie, mathématiciennes, physiciennes, naturalistes et philosophes. Puis sont venues les simples curieuses cpii, à l'occasion, ont dit leur mot sur les sciences; les collaboratrices i\\\'\ ont aidé les savants, activement et discrètement; les professeurs, les vulgarisatrices, modestes et utiles; enlin les protectrices, princesses ou riches bourgeoises, qui ont fondé des prix dans les académies ou répandu leurs bienfaits sous d'autres formes. Les unes et les autres, par des moyens divers, ont exercé une heureuse iniluence sur le progrès dos sciences.
Ces femmes savantes, (|ui ne craignent pas Molière, auraient pu être classées chronologi(piement, par genre d'étude, par nationalité, ou d'après leur rôle. Nous nous sommes bonié à un rangement alphabéticpio, mais il sera facile de gi'ouper les noms autrement. Notre longue liste est pou homogène, elle présente de la sécheresse et elle dégénère çà et là en statisti<pio. Nous avons surtout voulu réunir des faits nombreux, exacts et probants.
Pour égayer un peu notre dictionnaire, nous l'avons orné de (pielques autographes et de deux douzaines de portraits, curieux et peu connus. Fontenellc a dit (pi'il faut avoir raison avec ipielquo agrément.
Deux notes, provenant d'une collal)oration variée et cpi'il sera intéressant de parcourir, terminent le livre. Dans la première, nous avons réuni des 0()inions variées sur cette question : Si la femme est capable de science. L» secon<lc note est formée de Memis propos sur les femmes et les sciences, aperçus divers, citations, anecdotes, pensées, etc.
Nous avons fait, le "i^ février ISU't. au Cercle Saint-Simon.
une conltVencc sur Les femmes dans la science, Coltc conft^rt»nce, imprimée en une hroi'hure de 87 pp., a oté palieminenl développiHî depuis et s;i seconde édition est devenue le livre actuel qui seml>lera peut-être trop lon^'. Nous con- M'illons aux gens pressés de se borner aux notices principales, aux images et aux notes amusantes <le la fin.
il nous est doux de remercier ici les Revues et les |>ersonnes qui nous ont aidé dans notre travail^ en particulier V Intermédiaire des mathématiciens, la liibliotheca mathematica Notes bibliograplii(|ues de MM. Valentin etEnestrom) et fie/ et Terre (Note de M. Lagrange sur les femmes astronomes).
Kn terminant, nous prions lectrices et lecteur de signaler à notre é<liteur les inexactitu<les et les omissions, pour nous |K*rineltre d améliorer une étu<le sincère, mais bien imparla île.
Paris, le 13 déi^embre 1891).