‹ Les femmes dans la scienceChapitre 105 sur 193 · MA NOVA · texte numérisé non relu

MA NOVA

L observatoire de Manova. — Ce nouvel observatoire, qui appartient à Madame Manova. ... est situé à Lussin Piccolo,

dans Tile de Lussin (Istrie) L'atmosphère, qui est toujours

d'une transparence extraordinaire, permet les observations les plus délicates.

Revue scientifique, 25 mai 1895.

MANZOLINI (Anna), née MORANDI

Naturaliste italienne de la fin du \\\\\^ siècle ; elle enseignait l'anatomie à Bologne et observait très bien, dit-on. Les modèles qu'elle a confectionnés furent une des curiosités du musée bolonais. Sa science, ses découvertes, lui firent offrir une chaire à Milan, et lui valurent en 1769 une visite de l'empereur Joseph II qui la combla de distinctions honorifiques.

V. Cavazza. Le Scuole delC antico studio holognese, Milan, 1896, p. 290.

1U7 — MARCET

MARCET

(< Mariée avec un médecin éminent, chimiste habile, M*"** Marcel, douée clie-méme d'un rare mérite, avait écrit, sous le titre de : Conversations sur la chimie, un petit traité populaire, jusliflant sinon par son éclat extérieur, du moins par son langage simple et naturel, Tinsigne honneur qui lui a été accordé d'ouvrir au jeune Faraday la route de la science et de lui inspirer l'amour profond de la vérité ; genre de succès qu*on souhaite, sans Tespérer, à ces traités modernes plus brillants et qui n*ont parfois de populaire que le nom.

Faraday ne se montra point ingrat ; il attribua toujours son goût pour les connaissances chimiques au soin qu*il avait mis à constater, par de petites expériences, chacune des assertions du livre de celle qu^il nommait avec bonne humeur sa première institutrice, et quand les relations du monde les rapprochèrent, loin de rougir de son humble enfance, ses pensées se reportant en arrière, il aimait, disait-il, à contempler en elle le présent et le passé. »

J.-B. Dumas. Eloge historique de Micliel Faraday.

Voir (iaiitros détails dans leloge de Faraday, par de la Hive.

Il est aussi question plusieurs ibis de Mrs Marcet dans les méiiioii-es de Marie Soinerville. Née Haldimand,à Genève, vers 1785. elle était tille d'un riche négociant suisse étal)li à Ix)ndn»s.

Voici ses principaux ouvrages :

Coin**rsations sur la chimi*\ traduits de l'anglais, Genève, 184HK 3 vol. in-12. Souvent réiniprinié. Deux autres traductions, lune par M. Payeii : la chimie en XXVI l(\-ons, Paris, iSio ; l'autre : Kntretieiis sur la chimie, Paris, 1826, 15 planches.

Conversations on natural philosophy, Londres, 1820 ; traducti<m franvaise sous le nu^ine titre et, en 1825, une contrefavoii : Li physi(|ue des gens du monde.

f'unvrr.s'itinns (m vfyetal physiitlotfij, I»ndre$, 18«'M), 2 vol. in -8 : une tniduction française.

ConK*'ry'itinn% sur l économie polit itfue, (Traduit |>ar Prévost

MARCET

de Genève, 1817.) « C'est la seule femme, disait J.-B. Say, qui ait écrit sur l'économie politique et elle s'y est montrée supérieure à beaucoup d'hommes. »

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