‹ Les femmes dans la scienceChapitre 191 sur 193 · ANECDOTES · texte numérisé non relu

ANECDOTES

Il y avait, une fois, un pauvre professeur appelé Meades chargé, à récole des jeunes ÛUes d'OakIand, de faire entrer dans la cervelle de ses jeunes et belles compatriotes les lois électriques d'Ampère, de Faraday, d*Ohm et de leur apprendre le mystère des volts, des potentiels, etc., avec expériences à l'appui. Là, sur la table, trônait un grand galvanomètre, instrument qui révèle le plus petit courant électrique et sa moindre variation. Chaque élève après explication de M. Meades devait faire fonctionner Tinstrument délicat. Mais, mystère, aussitôt que la première appelée s'approche, l'instrument est pris de vertige et l'aiguille s'affole. La secondé, à un mètre de distance, dévie l'aiguille qui danse une tarentelle effrénée. La troisième amène l'aiguille à une division inconnue. Le pauvre M. Meades n'y comprenait rien.

Quelqu'un comprit pour lui. Malgré l'interdiction la plus sévère, le corset avait trouvé le moyen de se faufiler à l'école et son armature de fer avait troublé l'instrument de physique. Ce fut une grosse affaire ; la direction décida qu'après appel nomin«il et essai au galvanomètre toute jeune fille, qui « exercerait de l'influence », serait immédiatement expulsée. L'instrument se montra galant et ne dénonça personne; depuis ce temps on a abandonné le corset k Oakland. C'est de bon augure pour la CaJifornie. Mais ce que les galvanomètres doivent être affolés en Frîince î

Henri db Parville (Les Débats du 15 octobre 1896).

Les Poésies de Clotilde de Surville (1 40.1-1494) ont été pubUées en 1803. Un des motifs faisant croire à une supercherie littéi-aire, c'est qu'il est parlé, dans ces poésies, des satellites de Saturne, dont le premier ne fut découvert par Huygens qu'en 1655.

Louise d'Alq. Anthologie fémininey p. 22.

L'impératrice-reine Marie-Thérèse ayant demandé à Maupertuis s'il connaissait la reine de Suède, sœur du roi de Prusse : « On dit, ajoutât-elle, ([ue c'est la plus belle princtîsse du monde. » — « Madame, répondit Maupertuis, je l'avais cru jusqu'à ce jour. »

A Berlin, M. de Treitschke, professeur à IVniversité, apercevant une auditrice à sa leçon, descendit de sa chaire pour lui offrir son bras. .. et la conduire dehors.

FEMMES ET SCIENCES 3i3

Mon iHTe, r^poïKilt-elle on se rasmirant a»sei Tile, comme toutes relies à qui l'on n'enneiKne paâ rembarras, je riens te deman<ler combien de distance nous devons mettre entre Sutume et Uranus. — Tu trouTeras le calcul écrit dans mon cabinet, près de la sphère céleste. Va, mon enfant. » La jeune fUle s éloigna.

« Mon ami, dit le comte avec étonnement, pourquoi Totre fille estelle venue tous demander la distance de Saturne k l'ranus ?

L*HoTE iriant).

Pour le savoir, mon ami.

Le Comtk.

Sans doute ; mais à c|uol l>on ?

L'HoTi.

Pour établir sur notn; terrasse avec des proportions exactes son petit système du monde.

Ll COVTB.

Comment, son système du monde ?

L'HoTK.

Ne vous al-je pas conté cette mienne invention? J>n suis cependant trî'S fier. Quand j'eus montré à ma fille les premiers principes de l'astronomie...

Lk Comte.

Votre fille sait l'astronomie !

L'HOTK.

Non pas, non pas, elle l'apprend ; nous n'en sommes encore qu'au premier cours, mais demain nous ronunen(:ons le second. Lors donc t|ue les principes furent à peu pn'S sus, j'imaginai, pour qu'elle ne les oubliât pas.de planter sur notre terrass**...

Lk CoifTi.

Vovons, TOUS raillei, n'est-ce pas? Que voudriei-vous que votre fille fit de l'astronomie ?

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