CHRISTINE DE SUÈDE
Femme étrange ! Dans son zèle pour la philosophie, elle taa Descartes.
« Cette princesse cartésienne est Christine de Suède. Heine bizarre plutôt que grande reine, la fille de Gustave-Adolphe, douée d'une infatigable activité, partageait son temps entre les études et les affaires; elle avait attiré un grand nombre de savants à sa cour, elle étudiait à la ibis plusieurs sciences et plusieurs langues. Ce qu'elle avait appris de la philosophie de Descartes par M. Chanut, ambassadeur de France en Suède, lui donna le vif désir de l'approfondir davantage et d'attirer Descartes à sa cour. Descartes, après avoir longtemps hésité, cédant à ses vives sollicitations, alla à SlcK*kholm lui enseigner sa philosophie. L'objection qu'elle avait faite à Descartes, par rintermédiaire de H. Chanut, sur la difficulté de concilier avec le christianisme l'idée de Tintinité du monde, semble prouver qu'elle n'était pas incapable des études métaphysiipies. Mais au bout de trois mois, la mort lui enleva Descartes (|ui ne put résister au climat de la Sut»de, et au bnis<|ue changement de toutes ses habitudes. Vivant, elle lui avait prodigué les marques d'estime et d'admiration, mort, elle le pleura. Peu de temps après elle
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étonna TEurope par son abdication et par sa conversion au catholicisme. » Bouillier.
Il y a dans les œuvres de Pascal une lettre de dédicace de sa machine arithmétique à la reine de Suéde.
V. Descartes, la princesse Elisabeth et la reine Christine^ par FoucHER de Careil, Paris, 1879, in-8. — Pensées de Christine de Suède, Paris, 1825, in-12. — Diderot. XIII, 328. — Valson. Vie des Savants illustres; t. II, p. 99 et suiv.
Les ouvrages de Christine de Suède ont été recueillis, dans les mémoires publiés sur elle par Archenholtz. 1751, 4 vol. in-4.
CIBO (Catherine)
xvi^ siècle. Duchesse de Camerino. A cultivé les langues, la philosophie, les mathématiques et la théologie. D'une grande piété. Morte le 27 octobre 1557.
CICCOLINI (A.)
Cette marquise est l'auteur de « L'Inspiration profonde inconnue en physiologie; 1890 » et de mémoires en allemand sur des questions médicales.
CICERI (Thérèse)
Cette docte amie de Volta est morte vers 1820. Dora d'Istria. Des Femmes, t. I, p. 264.
CLÉA
Plutarque lui a dédié son livre des Vertus des femmes ; il lui a adressé aussi des consolations philosophiques à l'occasion de la mort de sa mère Léontide.