‹ Les femmes dans la scienceChapitre 46 sur 193 · CLÉMENCE · texte numérisé non relu

CLÉMENCE

Questions de mathématiques proposées et résolues dans le Cosmos (Nouv. sér., t. 10 à 18, passim).

Bibioth, mathematica, 1 895, G. Valemin.

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— 73 CLERKE

CLÉOBULINE

Fille d'un des sept sages de la Grèce, Cléobule. Elle s'occupait de philosophie, puisque Thaïes la qualifie de Sage. Aristote, Diogène de Laerte et Clément d'Alexandrie la citent.

CLÉOECHMA

Elle est au nombre des seize pythagoriciennes inscrites sur un manuscrit de la Bibliothèque du Roi.

CLÉOPATRE DITE LA Savante

Auteur d'un Traité des cosmétiques et d'un Traité des poids et mesures^ elle vivait au premier siècle de l'ère chrétienne et elle est classée parmi les écrivains alchimistes (Voir Berthelot. Origine de CA Ichimie, p. 1 1 1 ) . Hœffer en cite des extraits dans le premier volume de son Histoire de la chimie.

Certaines biographies distinguent deux femmes avant à la fois le même nom, Cléopàtre, et le même surnom de Savante.

CLERKE (AqnÉS-Mary)

Notre contemporaine, Taslronome Miss Clerke, est née dans le sud de l'Irlande. Elle s*est instruite seule, dans sa jeunesse, en mathémati(|ues et on physique. C'est de Florence qu'elle habitait avec sa famille ((uVst daté son premier écrit « Copernic en Italie » publié dans Edinburgh Review, Elle est l'auteur de deux ouvrages im|)ortants: i^ Histoire populaire de P Astronomie pendant le 19^ siècle^ dont la l*'^ édition date de 1885; une 2^ édition a été publiée dix-huit mois apns et plusieurs autres depuis. En 1887, le D*" H. Mascr a fait imprimer à Berlin une traduction allemande. 2^ Le système des étoiles^ étude détaillée des étoiles et des nébuleuses. Miss Clerke a en outre donné aux Revues s<*iontiti(|ues diverses notes astronomi<{ues (Distance des Pléiades; Etoiles à compagnons sombres; La nébuleuse d'Andromède, etc.).

Voici la iin d'un compte-rendu de la Revue scientifique du

CLERKE 74

16 mai 1891, où Ton regrette (|u*unc traduction française de V Histoire de l'Astronomie n'ait pas encore été faite :

« Le livre se termine par une table chronologique des principales découvertes et par une table alphabétique excellente. Le lecteur peut ouvrir au hasard: il est de suite intéressé, et les choses lui sont si simplement exposées qu'il n'éprouve aucune difficulté à suivre l'auteur. Et d'autre part le savant se réjouira à la vue des notes qui, au bas de la page, renvoient aux travaux originaux importants : cela a bien l'allure d'une histoire faite d'après les documents, et reposant sur des renseignements précis. »

Donnons, en terminant, les titres anglais des deux livres dont nous venons de parler et des autres du même auteur.

A popular Historxj of astronomy during the ninetenth ceri" tury. Edimbourg, Blacke, 1 vol. gr. in-8 de 500 pages.

The System of the stars. Londres, Green, 1 vol. gr. in-8 de 424 pages, avec de nombreuses gravures hors texte et dans le texte.

l^he sans motion in space. Nature (Londres;, 1891.

The Herschels and modem astronomy. Londres, 1895, in-8.

CLERKE (Ellen-M.)

Sœur de la précédente et astronome comme elle. Jupiter and his System. Londres, 1892, in-8.

llie planet Venus. Londres, 1893, in-8.

Di COCONATO-RUDIENTI (Mxrianna)

Memoria sul Grano Carbone, che i Francesi chiamano Bled noir y e dai contadini Milancse si chiama guado. Délie signopd GMDC (comtesse Marianna di Coconato).

E inscrita negli Opuscoli scelti sulli scienze et suite arti^ etc. t. XII, p. 95 et suiv. Milan, 1789.

COERELIA

Cicéron, dans ses lettres à Atticus (livre 12, lettre 51), dit que Cœrelia fut une des plus fameuses philosophes, parmi

A^iEs-M*iir Cli

77 COLOMBIÉRE

les académiciennes. Martial lui adresse la 63^ épigramme de son V livre.

COIGNET (Clarisse), née GAUTHIER

Voici un extrait de son livre, intitulé: Morale indépendante dans son principe et dans son droit ; Paris, 1869.

«« Le principe de la mathématique est une conception abstraite donnée par la raison.

Le principe de la morale est un fait vivant donné par Texpérience.

Les axiomes mathématiques ne rencontrent pas d^obstacles dans la vie, parce qu*ils ne s*attaquent point à la vie. Leur sphère est Pidée pure dégagée de tout élément positif.

La morale, tout en ayant un principe subjectif qui est la liberté et un idéal qui est la justice, ne se manifeste réellement que dans Tapplication... L*objet de la morale n*est point un enchaînement de théorèmes qui se développent sans résistance et sans obstacle en dehors de la vie, c*est une conquête qui a pour théâtre la vie elle-même ; c'est la conquête de la liberté sur la fatalité, de la Justice sur la force. »

Notre contomj)oraine, M"'« Coi^^iet, a aussi publié : De Véducntion dans la Dômocraiic. — l>r Vaffrandiissement des femmes en Antjh'terre — Ifiotjrapliie de J/""' Leinonnier. — Victor Considérant. — Catherine d** Mêdicis et François de Guise, etc.

COLOMBIÉRE (Anne-Henriette de Briqueville, Marquise de)

Auteur d'un ouvrago intitulé : Kétloxions sur lesCaiisos <ios Tremblements de 7 erre, avec les principes qu'où doit suivre pour dissiper les ora/jes, tant sur terre que sur mer : \7*H\, in-li.

Dans cet écrit <le îW) |Kif;os. l'aiitcMir attribue à réleolricité la plupart des «lésonlres physiques qui ont sur^ri dans le inonde.

Lin» un n'»sii!iié et d(»s (extraits dans V ilixtoire littéraire des femmes françaises, t. IV. pp. itill-tiT^L

COLUMBRANO 78

COLUMBRANO (PRINCESSE OE)

« Cette dispute sur les forces actives {sic)^ qui partage aujourd'hui TEurope, n'a jamais exercé de plus illustres mains qu'aujourd'hui. La dame respectable dont je parle (M™® du Chàtelet), et M'»e la princesse de Columbrano, ont toutes deux suivi l'étendard de Leibnitz, non pas comme les femmes prennent d'ordinaire partie pour des théologiens, par faiblesse, par goût, et avec une opiniâtreté fondée sur leur ignorance, et souvent sur celle de leur maître ; elles ont écrit l'une et l'autre en mathématiciennes, et toutes deux avec des vues nouvelles. »

Voltaire. Exposition du livre des Institutions physiques,

COMNÈNE (Anne)

1083-1148. —Fille de l'empereur Alexis I«^ s'est appliquée à la philosophie et aux sciences, où elle a surpassé son mari Nycéphore Bryenne.

COMTE (Achille)

Cette dame est l'auteur de cours élémentaires d'histoire naturelle.

Histoire naturelle des femmes et des jeunes personnes ^ par Madame Achille Comte ; Paris, Gossclin, 1854, gr. in-18. — Bibliothèque d'élite.

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