DUHAMEL
Cette demoiselle, qui vécut au xmi® siècle, fut, d'après Ménage, une cartésienne distinguée.
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— 93 — DUMÉE
DUJARDIN (Suzanne), dame Habert
S'occupa de mathématiques, de philosophie et de théologie, d'après La Croix du Maine. Morte en 1633.
Lucas Tremblay lui a dédié ses Appendices ou Commentaires sur l'arithmétique de Gemme Phrison, 1585 (avec d(^icace en vers et anagramme).
DUMÉE (Jeanne)
Bourgeoise parisienne. Veuve à 17 ans, elle s'adonna à Tétude des Sciences. On a conservé le manuscrit de ses Entretiens sur le système de Copernic. Elle est morte en 1706.
L'important manuscrit dont nous parlons, porte au Fonds français de la Bibliothèque nationale le n^' 111911. C'est un in-i en maro<|uin rouge, [)ortant sur le plat un écusson doré où une poule couronnée lève la patte. Ex-libris de B.-H. de Fourcy. Titre complet : Entretiens snr ropinion de CoperniCy touchant la mobilité de la terre. Dédicace au Ciiaiicelier de France de Boucherai, avec son portrait.
Voici quelques citations :
« On dira peut-être que c*ef^t un ouvrage trop délicat aux personnes de mon sexe, je demeure d'accord que je me suis laissée toucher à Tambition de travailler sur des matières auxquelles les dames de mon temps n'ont encore point pensé et même afin de leur faire connolstre qu'elles ne sont pas incapables de Testude, si elles s*en vouloient donner la peine, puisqa*entre le cerveau d*une femme et celui d'un homme il n'y a aucune différence. Je souhaiterais que mon livre leur peust donner quelque émulation.
Ce que je prétens dire icy de Topinion de Copernic n'est pas à dessein de l'établir, encore moins de la vouloir soutenir, mais seulement pour faire voir les raisons avec lesquelles les Coperniciens se dépendent et encore pour satisfaire à quelques personnes scauantes qui, m*ayant fait Thonneur de me visiter, virent une sphère que j'auais dressée saivant cette opinion, ils {sic)
DUMÉE 9i
m^obligèrent de les entretenir des raisons de cette opinion et m'engagèrent de les mettra par escrit.
La première hypothèse, etc. »
A la fin : Joanna Dumée Parisis fecit.
Le Journal des savants, 1680, p. 269, parle du livre comme s'il avait été imprimé, mais personne n'en a vu d'exemplaire. V. aussi Lalandr. Bibliographie astronomique.
DUPIERRY
Lalande, qui a dédié à cette savante son Astronomie des dames, dit qu'elle est la première qui ait professé l'astronomie à Paris. On lui doit beaucoup de calculs d'éclipsés pour préciser le mouvement de la lune, ainsi que différents mémoires imprimés dans les ouvrages de Lalande. Elle a composé les Tables des dix tomes des connaissances chimiques de Fourcroy, Paris, Beaudoin, an X, in-8. — Tables de la durée du jour et de la nuity calculée par M"»« du Pierry, Paris, 1742, in-4. — Tables de Veffet des réfractions en ascension droite et en déclinaison, pour la latitude de Paris,
Cette astronome s'appelait d'abord Louise-Élisabeth-Félicité Pourra de la Madeleine et elle était née à La Ferté-Bemard, dans le Maine, le 1" août 1746.
DUPLESSY (Jeanne-Marie-Françoise), née de CHAZOT
Ce fut une de ces studieuses qui ne trouvent jamais de journée trop longue. A l'avidité de tout connaître, elle joignait la faculté de tout embrasser. Mais la pente de son esprit l'entraînait vers les sciences exactes. L'histoire naturelle surtout la captivait : son cabinet, le premier qu'on vil à Bordeaux, passait pour l'un des plus beaux de l'Europe... Poussons la porte du « sanctuaire », et, à la suite d'un contemporain (jui veut bien nous servir de guide, visitons-en les curiosités...
Deux vastes pièces ordonnées avec méthode, sont affectées
95 DUTILLEU
aux oolleclions. Li premirro, garnie d'amioires, de tahloltes, «le vilrinos.coiitionl toutes les rirliesses de la 'conchylioloj^ie, la seconde rappelle les l)Ouli<|ues d'antiquaires, telles (pie certains romans se plaisent à les dépeindre, avec un appareil de réchauds, de cornues, d'instruments mystérieux, et toute une série d'animaux suspendus aux solives : chiens de mer, ()oissons volants, crocodiles, chauves-souris aux ailes déployées... Spectacle troublant pour les âmes délicates î Heureus(MU(»nt le re^^'ard ne tarcU» pas à se |)orter vers les parois de la muraille où apparaiss<»nl, ran^'és avec symétrie, les pluma;:cs multicolores des oiseaux des lies : un chatoiement de couleurs ^^aies allant du jaune de chrome au hleu d*azur, en pass;uit par tout(»s les nuances de Tarc-en-ciel...
Du temple de |rornitholof;ie, on accède à la biblioth(><|ue, dont les mathémati<pies. la physi<pie, l'astronomie se disputent les hauts rayons.
A. (iHKLi.KT-DiMAZKAi . La sochUé bordelaise sous Louis XV et le sainn de J/"'« Ihqdessy, Bordeaux, 18D7, in-8 (Portr.), pp. tiW,
V. aussi Di-izALLlKR h'AR<;KNvn.LK. Conchyliologie, iriTi?. t. I. p. i:w.
DUPRÉ (Marie)
Morte en ir»75; elle avait r\^\\ les lc^'(ms de philosophie de I)<»smarels et mérité le surnoiu de «la «'artésienne ».
DUPUY (Laurence)
I. H. I>. B. hi i»i V. Lt* frauc-arithme ou le calcul airninchi di» l'embarnis d«»s retenues, des emprunts et des n»stes, etc. Kevu et au^Mueuté» d'un suppl«'*ment par M"- Liurence I)iipu>.— Blnis. |H«;i.
DUTILLEU
M" - Dutilleu a pris, eu I8i:i, le premier brevet d'invention jMHir le marbre arliliciel, linpiel lut, plus tanl. |H»rr<»ctionné \tkïv une autre lemme. M"**" Marchai.