ELISABETH DE BOHÊME
de sa vie ail aussi elle-même incliné à un certain mysticisme. Elle eut pour nièce et pour élève la fameuse princesse Sophie- Charlotte, reine de Prusse, dont le nom s'associe glorieusement à celui de Leibniz comme le sien à celui de Descartes. »
BouiLLiER. Histoire de la philosophie cartésienne.
On a remarqué deux des lettres de Descartes à la princesse; elles ne sont pas datées, mais elles se rapportent sans doute à 1643.
t( A M"" la Princesse Elisabeth, etc., sur le problème : trois cercles étant donnés, trouver le quatrième touchant les trois.
Madame, ayant su de M. de Pollot que votre Altesse a pris la peine de chercher la question des trois cercles et qu*elle a trouvé le moyen de la résoudre, en ne supposant qu'une quantité inconnue, j'ai pensé que mon devoir m'obligeait de mettre ici la raison pourquoi j'en avais proposé plusieurs, et de quelle façon je les démêle
u Madame, la question qu'il a plu à votre Altesse de me faire l'honneur de m'envoyer est si juste, qu'il ne s'y peut rien désirer davantage ; et je n'ai pas seulement été surpris d'étonnément en la voyant, mais je ne peux m'abstenir d'ajouter que j'ai été aussi ravi de joie
A propos des lettres de la princesse, on doit consulter l'inventaire des papiers de Descartes, du 14 février 1650.
L'article V mentionne les minutes des lettres à la princesse Elisabeth . Ainsi Descartes les avait soigneusement mises à part, ce qui facilita singulièrement la tâche de Clerselier lorsqu'il voulut les publier. Aussi les a-t-il imprimées, avec les deux épilres à Christine de Suède, au commencement du premier volume des Lettres, en 1657 : il regardait sans doute, et le public avec lui, comme un honneur pour le philosophe d'avoir été en correspondance avec une princesse et une reine. Parmi ces lettre^ à Elisabeth, il en est deux, la vingt-neuvième et la trentième de Clerselier, dont on retrouve des copies manuscrites à Leyde, bibliothèque de l'Université, d'abord parmi quelques papiers de Descartes laissés en Hol-
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lande (ils contiennent une copie de la preinit^re, et jusqu'à deux copies de la seconde), puis dans un cahier de lettres provenant de la collection Perizonius. Mais déjà en 1653 Pierre Borel, dans son Compcndium viUe CarUsii^ avait publié une traduction latine de ces deux mêmes lettres, sur r union de rame et du corps ^ nouvelle preuve de rimporlance qu'elles avaient pour Iesconlem|>orains comme pour Desoartes lui-même. — Enfin une copie de toutes les lettres d'Elisabeth à Des(*arlcs est conservée au château do Rosondael, près d'Arnhem : le baron de Pallandt, qui on est possesseur, en a gracieusement donné de nouveau communication, et on a pu vérifier le texte publié en 1879 par Foucher de Careil. Ces lollres d'Klisabeth sont datées, ce qui permet de retrouver aussi la date pour les réponses de Descartes ; plusieurs ibis, d'ailleurs, elle se trouve rappelée dans les lettres d'Klisiibelh elle-même.
V. BiHCii. histoire des ouvrages des savants; juin 1739. — Blaze de Bi'RY. Memoirs of the princess palatine. Londres, 1853, in-8. — GuHHAUER. £'/«a6e//i Pfalzgrâfin.. .^ b'ipzig, 185() — J. Bkrtham). Une amie de Descartes. (Revue des Deux-Mondes du l**^ novembre 1890.) — Baillkt. Li vie de Desi*arte8. 1091, 2 vol. in-i.
ERMANSKA (Olqa)
On trouve d'elle dans les yinivelles annales de matht^matiques, t. VIII, p. 'i3i, cet énoncé :
« Etant données une parabole et une cirt^onférence passant par son foyer et coupant la parabole en quatre points, trouver le lieu des points de rencontre des tangentes communes. » Il Tant une doimée <le plus pour déterminer le probirme, par exemple la longueur du rayon.
M*'*" Ermanska, de Strasbourg, avait déjà publié dans le mémo recueil (18fi9, pp. \Mi\ i^iWti) un travail sur l'envelopjKî des ellipses concentriques d'aire constante, dont les axes ont même direction.
ERXLEBEN
ERXLEBEN (Aristina)
Au xvme siècle ; à TUniversité de Halle.
Anfangsgrunde Naturlehre, Gôtting, 1784.