KERR-JOHNSTON
Nomiiii^ par l'Université royale d'Irlande examinatrice de [)hysit|ue.
KIRCH (Marie-Marquerite)
Née Winkelmann. à Panitz (Haute-Saxe). 1660-17!W. L'astmno»ne (tcxlerroid Kirch la é|>ousée et, comme les trois sœurs de Kirch, elle est devenue son élève.
Amie de Leibniz qui l'a présentée à la Gourde Prusse, elle a publié des ouvrages d'astmnomie, mais aussi des almanachs |)Our vivre. Elle a déi*ouvert une Comète en 170^.
H ApK*s la mort de son mari, Marguerite Kirch ne cessa point cependant de se livrer tout entière à la science astronomique et nous possédons un ouvrage assez considérable qu'elle écrivit en 1712, comme préparation à la conjonction de Jupiter et de Saturne qui devait avoir lieu en 1713. Les conjonctions des planètes n'excitent plus aujourd'hui qu'une pure curiosité, et ne sont plus d'aucun intérêt particulier pour nos astronomes. Mais à l'époque où l'astronomie était fortement mélangée d'astrologie, il n'en était pas de même, et l'on attribuait à ces positions spéciales de» astres dans le ciel, une influence occulte très capririeu!(e sur les destinées de la Terre.
Le livre de Marguerite Kirch ne contient que des calculs astronomiques et rien de plus, à l'honneur, dit Zach, de cette dame et de son siècle.
Les fllles de .Marguerite Kirch, longtemps encore apW's la mort de leur mère, s'occup«»rent d'astronomie, et calculèrent pour l'Académie des Sciences de Berlin les éphémérides et Talmanach qui étaient une des sources du revenu de cette compagnie savante.
A cette même époque, plusieurs astronomes français on italiens trouvaient dans leur propre famille des collaborateurs féminins. Celsius, le célobre professeur d'Lpul, et élève de Kirch le fils, avait été fort bien accueilli, en passant par Paris pour se rendre à Bologne, par de Tlsle, qui avait une sœur adonnée à l'astronomie. £n arrivant en Italie, il se tn)uva également que son nouveau maître, Manfredi, avait deux s«i>urs fort savantes et qui sVtaient comme leur frère adonnées à la science du ciel; ceci flt dire à Celsius, dans une lettre à Kirch : « Je commence à
KIRCH loi
croire qu'il est un destin que tous les astronomes que j'ai l'honneur de connaître dans mon voyage, ont leurs sœurs savantes ; j'ai aussi une sœur, moi, mais peu savante ; il faut donc la faire astronome, pour conserver l'harmonie. »
E. Lagrange. Les femmes-astronomes, [Ciel et Terre ^ du 15 janvier 1885.)
Vorbereitung zur grossen Opposition ; 1712 (Acta eruditorum Leipzig, 1712, pp. 77-78;.