V. Biblioth. germanique, t. III
KLUMPKE (Dorothée)
Votre thèse de maUiématiques e^l la première qu'une femme ait soutenue (ievant noire Faculté.
Darbodx.
Cette astronome est noe à San-Francisco, qu'elle a quitté jeune, ainsi que ses sœurs, bien douées aussi, dont Tune est devenue M"»' Déjerine-Klumpke et a fait d'importants travaux de physiologie.
M"« Dorothée a passé une partie de sa jeunesse à Gœttingue, et à Lausanne, puis elle est venue à Paris. Elle a étudié d'abord les langues, ce qui lui a permis de suivre plus tard le mouvement scientifique partout. Après avoir passé les examens de l'Hôtel de Ville, le baccalauréat es sciences et la licence, elle a été admise comme élève libre à l'Observatoire.
Loi-squ'en avril 1887, le premier congrès astro-photographique s'est réuni pour la carte du ciel, M"« Klumpke a traduit les documents étrangers.
Elle s'est livrée ensuite à de nombreuses observations de planètes et de comètes nouvelles, à l'équatorial de la tour de l'est, dont l'usage est peu commode. Les résultats ont été présentés à l'Académie des Sciences par l'amiral Mouchez et consignés dans les comptes rendus (Planètes Millosewich, Cliarlois, Borelli, \\o\\\ etc.; comète Tempel-Swift, etc.;.
Le 23 décembre 1893, M"« Klumpke a soutenu à la Sorbonne
XIOTUCK kLtM
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ses thèses pour le doctorat es sciences inathéinatûiues, devant MM. Darboux, Tisserand et Andoyer. Le sujet portait Contrihution à Cétude des anneaux de Saturne. C'est de la théorie pure. Kn effet, la science admet actuellement (|ue les anneaux sont constitués par des particules solides très espacées et agissjint les unes sur les autres par leurs attractions réciproqu€»s, très faibles par ra p|)ort à celle de la planète. Le cas considéré dans la thèse, purement hypothéti(|ue, n'est pas conforme à cette donnée; il avait déjà été traité par Laplace; puis par >|nie Kowalevski , et sa solution vient d'être complétée. M"*^ klumpke a cherché les positions d'éipiilibre des anneaux, en néj:li{jeant complètement la masse de Saturne, etellea donné les inconimes avec une approximation du troisième ordre.
Li doitoresse a été admise par le jury à l'unanimité des boules blanch(*s. \j^ président a c<mclu ainsi :
«« U»s j;rands noins de (lalilée. de Iluygens, de Cassini. de I^place. sans parler de ceux de mes illustres collèfjrues et amis, sont attachés à l'histoire de chacun des progrès sérieux dans cette théorie aussi attrayante tpie diflicile dc% anneaux de Salurnr. Votre travail vient encore apporter une contribution «pii n'est pas à dédai^'uer et vous place dans un rang honorable à coti» dos femmes qui se sont consacrées à Tétude des mathémaliipH»s. Au siècle dernier. M"** Marie Agnesi nous avait donm» un Traité de calcul différentiel et intégral. Depuis, S4)phi«' (iermain. aussi n'uiarquable |>ar son talent littéraire ot philosophique qur |mr ses facultés mathématiques, s'est attin* l'estime tirs grands g4k>mètres (|ui hononiient notre pays au commencement do ce siècle. Il y a «pielques années ci |HMn«». l'Académie ili»s S4*iences «lécernait un de s«»s plus beaux prix qui plac«M'a le nom do M"* Kowalevski à C4»té d«» ceux d'Kulerelde Ligninge. dans l'histoire des diVouvertes relatives a la théorit* du mouvement d'un corps .solide autour d'un |H»int li\t»... » Ht M. IhirlMuix ajoutait : <t VA vous. MademoiM*ll«\ vulr«» thèse est la premièn» qu'une femme ait présentée ei s4Hitt»nue avtH* sucivs devant notre Faculté |»our
KLUMPKE 158
obtenir le grade de docteur es sciences mathématiques. Vous ouvrez dignement la voie et la Faculté s'empresse de vous déclarer digne d'obtenir le grade de docteur avec toutes boules blanches. »
M"e Klumpke est actuellement à la tête du Bureau des mesures des clichés pour le catalogue photographique des étoiles. Il s'agit de joindre de très nombreuses plaques individuelles. Le travail s'opère dans un pavillon isolé, où, à l'aide de deux machines, les pointés de la carte sont faits par M»°es Schott, Marquette, Coniel, Dauphin et Lampdon.
L'hiver dernier, M"« Klumpke a fait, à la rue de Toqueville, quelques conférences intitulées : Notions sur les mondes célestes et les systèmes (f étoiles. (1. Les généralités et le ciel des anciens. 2. Le soleil. 3. Les étoiles. 4. Le ciel moderne.)
M"e Klumpke, qui est protestante libre, donne, aux missions protestantes, quelques indications pour l'usage des instruments astronomiques.
Lorsque nous avons eu l'honneur de voir la jeune astronome de l'Observatoire de Paris, elle allait partir pour observer en Norvège l'éclipsé de soleil du 9 août 1896.
BiDUOGRAPIlIE
Œuvres de 3f' i« D, Klumpke.
Les Catalogues stellaircs, 1893. (BulIeUn de la Société astronomique de France) [gravures.]
Recherches sur les spectres des météorites, d'après N. Lockyer.
Dans le Bulletin astronomiq\ie de F. Tisserand :
Sur letude de Kreutz, Untersuchungen ueber das Cometesystem.
Spectres stellaires. 1890.
Sur l'Observatoire de Pékin, d'après Russel. 1891.
Tycho-Brahé. 1891.
Eléments définitifs de la Comète 1883, III.
Dans le Bulletin de la Société astronomique de France ; janvier 1896 :
Arcs crépusculaires de la planète Mars.
Contribution à l'étude des anneaux de Saturne. Paris, 1894, in-4», le pp.
The Observatory. Londres; décembre 1890. Notice nécrologique sur Félix Tisserand.
— ir>9 KOWALEVSKI
Sources pour 1/"* A*.
New York Herald tst»comi»' (|uinzaiiii> di' di'cemhn' 1893;. A>ti-oiioiny and Astro-Pliysics. Londres, novembre 18113. Comptes rendus annuels de l'Observatoire de Paris. Ein Weiblicher Astron. Berlin, 1893-94. iP(»rtrait.) Journal : Le MX*" Siècle du 17 déoenil)re 1803.
Id. Le Figan» du 16 déernibn» 1891.
La .Nature du 2*) juillet 1893.
KODIS
Otto dame a soutenu une th<»se de philosophie en Suisse : L^ Sens de Vaperceptian,
Revue iniern. de l Enseignement. 15 oct. 1 S95.
Sophie KOWALEVSKI
L'histoire clos matlu^maliques parlera ccrtMinemeot d'elle comme d'uoe des plus rares iovesligalnces.
Kao.NKCKBR.
Atavl^^mk. — Sophi€»-Corvin-Kruko\vski est née à Moscou, en !850 (el non en 1853, comme on l'a imprimé par erreur;, (l'est un heureux exemple d'atavisme. Son grand ancêtre, .Mathias Corvin, le roi de Hongrie, fut un guerrier proK^cleur di»s bMtres el des Sciences. Son père était général d'artillerie, commandant TAi^senal. Sa mère, d'origine allemande, était tille du général Schul)ert, mathématicien et tO|)Ographe. el |»etite-lille de l'astronome connu (|ui |>ortc le même nom.
Sophie a véi*u jus<prà «piinze ans dans la propriété patrimoniale de Palibino (Russie mridentale où le général (lorvin- Krukowski avait pris s«h retraite, encore jeune. Il parait que l'enfant aimait peu la soupe el (juVlle était taxée à ilouze cuill(Tées par jour. Klle a appris à lire seule : elle demandait les diverses lettres. marqué(*s sur le journal de .son pèn», tantôt à l'un, tantôt à l'autre: elle en ess;nait les combinais<ms et, un beau jour, l'imprimé n'eut plus de secrets pour elle, (hi l'amena entendre l'opéra de Don Juan dont elle ne comprit pas toute la [lorlée amoureuse, puis4|ue quehpie temps aprt»s.
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elle disait à son père : a Tu sais, le petit Paul, quel Don Juan d'enfant! On lui a donné une tartine beurrée, il a mangé le beurre et laissé le pain. »
C'est à quatorze ans que Sophie Krukowski a commencé les mathématiques, avec un certain Malewitch. Un jour, elle lui a proposé une méthode à elle pour calculer le rapport de la circonférence au diamètre et le professeur lui ayant dit que c'était un peu indirect, l'enfant a fondu en larmes. En étudiant seule un livre contenant quelques formules trigonométriques, elle a deviné la trigonométrie, sans être aidée.
Le château de Palibino fut une fois tapissé à neuf presque en entier, mais il manqua du papier de tenture pour la chambre des enfants. On y suppléa à l'aide des cahiers autographiés d'analyse du général, alors qu'il était étudiant. Sophie aimait à regarder ces hiéroglyphes, malgré sa gouvernante anglaise. « Il est assez étrange, dit-elle dans ses mémoires, que, lorsqu'à seize ans je commençai l'élude du Calcul différentiel, mon professeur fut étonné de la rapidité avec laquelle je le compris, comme si j'avais une réminiscence de ce qu'il me disait. La continuelle lecture des papiers collés sur les murs avait certainement laissé des traces inconscientes dans mon esprit d'enfant. »
Les thèses. — En 1868, Sophie Krukowski épousa Kowalevski, parce qu'il n'était permis qu'aux dames de suivre les Cours des Universités. Ces jeunes mariés étaient bien sérieux : ils convinrent de vivre comme frère et sœur jusqu'à la lin de leurs études; il serait temps plus tard de devenir vraiment mari et femme. Ils commencèrent par aller étudier ensemble à Heidelberg. Ils continuèrent à Berlin où l'éminent géomètre Weierstrass consentit à donner, pendant trois ou quatre ans, des leçons particulières à Sophie Kowalevski, qu'il ne savait pas mariée.
Dans le temps, l'Université de Gœttingue avait déclaré Dorothea Schlœzer, docteur en philosophie et maîtresse es arts libéraux. Elle s'empressa de recevoir à son tour Sophie Ko-
ItE luWlLKV
163 ^KOWALEVSKI
walcvski, sans oral, et sur la production de trois thèses originales tn'^s remarquables, dont nous parlerons plus loin .
A St<x:kholm . — Monsieur Kowalevskl était devenu de son côté un paléontologue distingué. Malheureusement il avait engagé toute sa fortune dans ra flaire des naphtes du Caucase. (k>mplètcment ruiné, il fut acculé au suicide, en 1883. Il laissait dans le dénùment sa femme et une enfant qui s'appelait aussi Sophie.
Le professeur Mittag-Lefller parvint alors à obtenir pour Sophie Kowalevski une chaire de mathématiques supérieures, à rrnivorsilé de Stockholm.
Travaux mathi-^matiques. — Nous allons énumérer les mémoires de Madame Kowalevski. Les trois premiers sont ses thèses inaugurales.
Sur les systAmes (Téquations aux différentielles partielles est un travail important, inséré dans un livre de M. Mansion.
Vient ensuite la Réduction dune classe de fonctions elliptiqw's rn fonctions ahé Hennés.
La troisième thèse est relative aux Anneaux de Saturne, Klle est reproduite dans la Mécanique céleste de M. Tisserand, ce iH'au livre qui, remplaçant celui de Laplace, fait honneur à la fin de notre siècle.
Tn quatrième mémoire de M">« Kowalevski traite De la propagation de la lumière dans un milieu cristallin .
I^ cinquième mémoire est le plus remarquable de tous; M. I>arl)Oux en a fait Téloge. Kn 1888, le sujet du prixRorflin à l'Académie des Sciences était : Perfectionner sur un point important la théorie du mouvement d'un corps solide. Un des mémoires présentés au concours |)ortait cette devise : <« Dis ce que siiis, fais ce «pie dois, advienne que |Mmrra ». Il était de Sophie Kowalevski qui mérita le prix, à Tunanimité, en découvrant « un cas nouveau dans le<piel im (>eut intégrer les équations différentielles d'un corps |K'Siint, mobile autour d'un |>oint fixe. » C'est là une découverte théorique de pHMuière inqiortance.
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Essais littéraires. — Sophie Kowalevski est aussi une littéraire. Elle a écrit en plusieurs langues et tourné même quelques vers français.
Elle nous a donné des Souvenirs sur George Eliot ^ la romancière anglaise.
Vœ victis symbolise le combat de la vie, c'est Thiver ou le printemps. L'auteur préfère l'hiver, c'est-à-dire le repos, le sommeil et Toubli.
Les Souvenirs (Tenfance ont paru dans la revue russe Le Messager d'Europe, C'est une belle analyse psychologique, digne de Bourget et de Tolstoï.
La famille des Voronisoff^ dont le premier chapitre a seul paru, est complète en manuscrit. On espère un grand succès pour cette œuvre.
La lutte pour le bonheur est un drame qui a échoué au théâtre.
Il y a enfin des Voyages^ par exemple à l'Université de Zurich et à l'hôpital de la Salpêtrière.
Une romancière russe, M™® Choubleski, s'étonnant qu'on puisse se livrer à la fois aux mathématiques et aux lettres, a reçu de M™^ Kowalevski la réponse suivante :
« Je comprends que vous soyez très surprise de me voir cultiver à la fois les lettres et les mathématiques. Souvent, les personnes qui n*ont pas eu roccasion de faire ample connaissance avec le» mathématiques les confondent avec Tarithmétique et les considèrent comme une science sèche et aride. En réalité les mathématiques exigent beaucoup d'imagination, et Tun des plus grands mathématiciens de notre siècle a pu dire avec raison qu'il est impossible d*ètre bon mathématicien, si en même temps Ton n'est pas un peu poète.
V 11 est vrai que pour comprendre la justesse de celte affirmation, il faut renoncer au vieux préjugé qui voit dans Timagination et la fiction une seule et mèn^e chose, et qui veut que le poète ne chante que ce qui n'existe pas. 11 me semble que le poète doit seulement voir ce que les autres ne discernent pas, son regard doit pénétrer plus profondément, et il en est de même pour le mathématicien. . .
IGo KOWALEVSKI
« En ce qui me concerne personnellement, je ne saurais dire ce que j*aime le plus des mathématiques ou des lettres. Dès que ma tête est fatiguée des spéculations abstraites, je me sens attirée vers Tohservation de la vie et disposée à prendre la plume. A d autres moments, tout dans la vie me semble mesquin, insignifiant, et je me réfugie dans la contemplation des lois immuables et éternelles de la science. Peut-être aurais-je pu faire mieux dans chacune de ces deux sphères, si je m'étais adonnée exclusivement à Tune ou à rautre?Mais que voulez-vous, je n*ai jamais eu le courage de choisir entre les mathématiques et les lettres. >»
Les DKitMKits joins. — .M"' Kowalovski ayant {Misst» riiivor IHiNMM dans le midi do la France, rendit visite, en traversant Paris, à .M. Joseph Bertrand. Klle lui dit qu'elle comptait enseigner la th(H)rie des nombres dans son prochain cours et elle lui demanda quelques conseils.
b»lî Icvrier !H1M, après avoir lait à Stwkholm sa première le\-o:i de TanniV classique. Sophie Ko\valev8ki,l'rîipptV d'une attaque de pleurésie foudniyante. se couche |K)ur ne plus S(* relever. <« (Quelques heures après, on courait en toute hâte éveill«»r Fou fi iVd |)etite Sophie prorondément endormie aprt»s une soirée d'enfants oii sa mèn'avait absolument tenu h l'envoyer. . . Li's n«g:irds de la mourante se fixèrent un instant sur l'enfant puis s'étei^iirent. »
l'ne niess4» des morts fut dite suivant le rite orthodoxe eton enttM'ni la mathématicienne au nouveau cimetière.
M"*- Kowalevski avait « une belle tète intelligente au front richement Inissué, à la lM)uche expn»ssive, aux yeux changeants, allant du noir au vert, d'une grande douceur et singulièrement |K'nétnints malgré une visible myopie. » Klle s<* faisiiit appeler Sonja, diminutif de Sophie, qu'elle inscrivait sur ses cart<*s de visite, dans les derniers temps.
Sophie Kowalevski inspirait l'amitié et la confiance. Klle était resiée tn'S femme, par son besoin d'ètn» choyiV, ailinim», aimé'e.
JtiiKMKNTs. — L'.Xcadémie des Siûeiices de Paris a loué non
KOWALEVSKI 166
seulement le savoir varié et profond, mais surtout le grand esprit d'invention de Madame Kowalevski. D'autre part, Kronecker déclare que « l'histoire des mathématiques parlera d'elle comme d'une des plus rares investigatrices. » Un de nos livres classiques de hautes mathématiques débute par une démonstration d'elle. Certaines thèses récentes de doctorat français commentent et poursuivent ses recherches.
Trop tôt enlevée, Sophie Kowalevski laisse des travaux peu nombreux, mais excellents et de première importance. Sa puissance de calcul était étonnante ! Elle est certainement supérieure à toutes les mathématiciennes qui l'ont précédée.
Sa première notice biographique est due à E. de Kerbetz, que nous croyons être une femme. M. Mittag-Letîler nous a donné dans les Acta matliematica une note sobre et d'une émotion contenue. Une amie. Madame Leffler-Cajanello, qui vient de mourir, a écrit une biographie assez étendue, dont on voudrait effacer quelques détails réalistes. Enfin M«"e Pereyaslawzewa, connue par ses travaux en zoologie, se propose à son tour de nous parler de la morte regrettée. On ne saurait trop connaître Sophie Kowalevski.
BlBLIOGHAPHlK.
Œuvres de S, Koicalevski.
Zur Théorie der partiallen DifTerentialgleichungen. C'est la thèse de doctorat. Gotting, 1874 (Journ. fur Mathem. pp. de 1 à 32. — Aussi Berlin4l892, dans un livre de Mansion de même titre.)
Uber die Réduction einer bestimmtem Klasse Abel'scher intégrale 3. ranges auf elliptische Intégrale, 1884 (Acta Mathem., pp. 313 à 414 )
Sur la propagation de la lumière dans un milieu cristallisé. Paris, 1884. (Compte rendus de l'Ac. des Se., pp 356-337; même année, publié par TAc. suéd.).
Uber die Brechung des Lichtes in cristalllnischen mitteln. 1885. (Acta math., pp. 249 à 304).
Zusatze und Bemerkungen zu Laplace's Untersuchung uber die Gestait der Satumringe, 1885. {Astron. Nachr. pp. 37 à 48.)
Sur le problème de la rotation d'un coi'ps solide autour d'un point llxe, 18«y. (.\cta math. pp. 177 à 232.)
Mémoire sur un cîis particulier du problème de la rotation d'un corps pesant, autour d'un point fixe, où l'intégration s'effectue à l*aide de fonctions ultrtielliptiques du temps, 1890. (Paris, Mémoires présentés à
— 167 KOWALCVSKI
V\c. des Se . par les savants étrangers. 11 7 a un tirage à part de ce mémoire qui a remporté le prii Bordin.)
Sur une propriété du système d'équations difTérentielles qui définit la rotation d'un corps solide autour d'un point fixe, 1890-1. (Acta math, pp. 81 à 93.)
Sur un théorème de M. Burns, 1891. (Acta math., pp. 45 à 52.) Aussi un tirage à part.
Sources pour S. Koicalevski.
Kronecker. S. Kowalevski; 1891, Journ. fur Nathem.
De Kerbeti. id. 1891, Rendiconti circolo matem. 11 y a un tirage à part.
A Ch. Keffler. Sonja K. ; 1891-2 (An. di matem.)
Souvenirs dVnfanre de S. K. écrits |>ar elle-même et suivis de sa hiogr. par A -Ch Leffler, 1895 (Traduction française.)
Mittag-LefOer, S. K., 1893. (Acta math., pp. 385 à 39S.)
Société mathem. de Mosc*ou ; ju'ance du 19 avril 1891. Trois discours prononc/'S (rus.se\
Svensk Tid!(kria Janvier 1893. Article de M-* Ellen Key.
L'interméiliaire des mathématiciens, 1894, n»* 1 et 3 ; Appell et Polncaré .
Méra} . Leçons nouvelles de Cale, infln. ; préface.
E. Picard. Cours d'analyse, t. Il, p. 318.
E. Coursât. E<|uations aux dér. part, du I*'' ordre ; au commencement.
Kœtter. Sur le cas traité par S. K., etc., 1893. (Acta mathem.)
F. Tisserand. Traité de mécanique céleste. (Le mém. de S. K. est analys<'* dans le i. 11.)
Revue de famille du !•'' août 1893. Les femmes du Nord.
Arvède Barine Revue des Deux-Mondes.
Birkeland. Comptes rendus, Ac. des Se., t C\\, p. 1046.
The century illustr. monthly v^méricain) d'aoïlt 1S95. Isabel F. Hapgood, sur S. k.
Bulletin Darhoux ; avril 1896.
Journal Les Débats du 20 avril 1895 ; feuilleton par Heurteau.
Revue La Société nouvelle d'avril-mai 1896; traduction d'une étude de Laura Marholm.
M"* von Adelung. Souvenirs inédits. (Revue des Remues du 15 décembre 1896.)
Darboux. Leçons sur la théorie générale des surfaces. (Art. S45.)
Journal L'anquité ru4se, décembre 1890. (Souvenirs du professeur Maiievitch.)
J.Bois. L'E\e nouvelle, pp. SOI à 205.
Autographes. Fac-similés suédois. (Nous en donnons un à la page suivante.)
Portrait. Belle héliogravure insérée dans les Acta mathem.
KOWALEVSKI — 168
^^ vjv. ^-X;
*^ >^;ec^ «.e:^^^ y^y^^^^^^C^ ..^ Itx^K* ^.^
IU9 LADD-FRANKLIN
KREMPE
Abel, le grand et infortuné géomètre, voulut avant do mourir revoir M''** Krempe, sa lianc<k», (|ui habitait aux fonderies de Froland (Norvège).
DE KRUDNER (Julie DE Wietenqhoff, Baronne)
176i-18ii. — Mystique russe, auteur du roman inélancoliijue Valériey prêche en 1807 aux foules allemandes la rt'génération du christianisme et meurt en Crimée où elle essayait de fonder une maison de refuge pour les criminels.
P. Lacr(»ix (bibliophile Jacob). — Sai.nte-Beive. Portraits de femmes.
LADD-FRANKLIN (Chri8Tine)
L'américaine Christine Ladd est née le 1^' décembre 18i7, à Windsor, Connecticut. Elle a étudié à l'Université John Hopkins, Baltimore, y est devenue agrégée, 8*y est mariée au professeur Fabian Franklin et y est maintenant titulaire aussi d'une chaire de mathémati(|ue8 supérieures.
Mrs Ladd-Franklin est une savante tn*8 distinguée, qui 8*est occu[)ée non seulement de mathématiques, mais aussi de logique et de psycho-physiologie.
Malheureusement ses nombreuses études sont dis{>ersée8 dans les journaux spéciaux. Quelques tirés à part ne suffisent |ms, il faudrait coonionner les divers travaux dans des livres.
RlBUCHiRAMIlE.
(Eurrts de !!■• Ladd-Franklin.
Uans riCtiucatlonal times, divet-s problèmes qui avaient attiré l'attentioii fit* S>lTester ((l(-|>iiis 1811 .
han» TAnalyst, artiiie:» et pmblèiiieiî (Otiaternionsi, 1878: Polyonomial theoreiii. 187K; Four Cirrh^;» insicrilMNi in on and rircumscribêd about another, lK78i.
Dans le American joum. of niaUi. : Hexagone de Pa«C4iL 1K71); de MiirKnn'ft e\t(>n*»ion of the alfcebrair prcN't^HM»^, 1880; S<'(^ient» mnde on linet by curven, 1881.
Dan» le Mfftt. of math. : d'Alemb«.'rtpllamot geometriral paradoi 1885-ti.
Dan» American journal of p^jchology : Une méthode pour la déter-
LAOO-FRANICUN 170
mination expérimentale du Horopter, 1887; Quelques caractéristiques de la logique symbolique, 1889; Sur les livres d'optique physiologique depuis 1887.
Dans Mind : Some reforms in Common logic, 1890; comptes rendus des livres de Ë.E.C. Jones et de E. Schrœder. 1893 et 1892; Ebbinghaii's theory of color vision, 1^94.
Dans les mémoires de Johns Hopkins Uuiversity : Sur l'algèbre de la logique, 1883.
Dans Zeitsehrift fur Psychologie : la théorie de la vision de Hering au Congrès de Londres, 1892; nouvelle théorie de la question précédente,
Dans i)sychological review : Définition normale de la vision dans le foveGy 1895; Jonction des bâtonnets de la rétine, 1896.
Divers articles dans Nation, Science, etc. . .
En collaboration avecFab. Franklin : On natural kinds (Mind 1888).